Starman par James Robinson

Puisqu’on parle de Starman (voir article précédent), le moment est venu de présenter cette série écrite par James Robinson et dessinée par Tony Harris chez DC Comics. En France, la série a fait l’objet de 3 Omnibus (livres très épais à 45-50 euros le tome) ainsi que d’un cross en HS avec Batman et Hellboy dessiné par Mike Mignola publié chez Semic.

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Ted Knight, inventeur de génie, est aussi un héros des années 40 connu sous le nom de Starman. Il avait inventé un bâton capable de drainer l’énergie des étoiles lui permettant de projeter des décharges d’énergie et de voler. Il a combattu pendant la guerre aux côtés de la JSA (ancêtre de la Justice League) et il a eu deux fils, David et Jack. David est un scientifique comme son père avec lequel il est en très bon terme alors que Jack est plus un rebelle passionné par les arts, les vieux films et la musique. C’est en toute logique que, lorsque Ted prend sa retraite dans les années 90, David lui succède dans le costume de Starman. Mais la carrière de David va être brève. Il va en effet être assassiné lors d’une nuit de patrouille par Kyle, le fils de la Brume (un vieil ennemi de Ted). Alors que la ville d’Opal City pleure son héros, Jack va également être victime d’une tentative d’assassinat dans son magasin d’antiquité et n’aura la vie sauve uniquement grâce à l’un des bâtons de gravité confié par son père. Jack comprend que Ted va être visé à son tour et part à la recherche de Kyle pour l’empêcher de nuire.

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Starman est l’une des séries culte de DC des années 90. Starman est plutôt ce qu’on appeler un second couteau par rapport aux autres personnages DC et c’est avec une grande liberté créative que Robinson et Harris s’attaque à ce personnage en 1994. James Robinson va être très malin dans son scénario et va nous présenter Jack Knight, le héros de la série, comme un héros rebelle qui ne court pas après le job de superhéros. On est à la limite du cliché de l’anti-héros des années 90. Lors de son premier combat, Jack est d’ailleurs motivé par la vengeance et tue son adversaire. De même, lorsqu’il doit choisir un costume, Jack rompt la tradition en refusant de porter les collants de son père et en adoptant une tenue plus urbaine. Mais Robinson force le trait de l’anti-héros (genre très populaire à l’époque) intentionnellement. En effet, Starman nous montre le chemin que va suivre Jack qui va le mener de l’anti-héros au véritable protecteur d’Opal City, héritier d’une longue lignée de héros à avoir porté le nom de Starman. Robinson fera d’ailleurs des hommages très appuyés aux personnages du Golden Age (années 40) que Jack sera amené à rencontrer. Starman, c’est aussi l’histoire d’un rapprochement entre un père et son fils ou entre deux frères. La famille joue un rôle très important dans cette série. Starman, c’est aussi l’histoire d’une ville, Opal City, au look rétro et au passé riche comme en témoigne les journaux de l’Ombre, personnage régulier de la série et ancien vilain repenti qui vole souvent la vedette à Jack.

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Starman est une oeuvre majeure dans la carrière de Robinson et on comprend mal comment il peut se planter par la suite sur une série comme Cry For Justice quand on voit l’étendue de son talent. Au côté de Robinson, Tony Harris donne une vrai personnalité visuelle à Starman et à sa ville. Je recommande vivement cette série.

Attention : Déconseillé aux plus jeunes lecteurs.

 

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