Iron Man Le Diable en Bouteille
Lundi 15 août 2011
Si Iron Man est une véritable poule aux oeux d’or pour Marvel en ce moment, on ne peut pas dire que ça a toujours été le cas. En effet, dans les années 70, les stars Marvel sont Spider-Man et les Quatre Fantastiques. Les autres personnages ne bénéficient pas de la même visibilité. En 1979, les co-scénaristes David Michelinie et Bob Layton vont frapper un très grand coup en confrontant Stark à un ennemi complètement inédit pour le héros dans une histoire qui aura des répercussions jusqu’aux épisodes contemporains de notre Tête d’Acier.
Iron Man Le Diable en Bouteille, publié chez Panini, rassemble les épisodes 120 à 128 des épisodes de la première série Iron Man. David Michelinie et Bob Layton sont au scénario, John Romita Jr au dessin et on retrouve Bob Layton à l’encrage. Tony Stark, aidé de son pilote et ami James Rhodes et de la détective Betthany Cabe, va se retrouver pris dans une tourmente sur fond d’espionnage industriel. En effet, Justin Hammer, le rival de Tony a trouvé le moyen de contrôler l’armure d’Iron Man à distance et il prépare une attaque sournoise contre l’empire industriel de Stark. Les agissements de Hammer vont pousser Stark dans ses ultimes retranchements et l’amener à affronter un ennemi bien plus redoutable pour reprendre le contrôle de sa vie : son propre alcoolisme.
David Michelinie et Bob Layton font un vrai tour de passe-passe avec cette histoire. Tout en semant des indices sur le problème de Tony avec l’alcool, ils parviennent à détourner l’attention du lecteur avec un récit construit tout en crescendo jusqu’à arriver au moment où Tony doit se désintoxiquer de l’alcool. On assiste à la chute de Tony avec impuissance alors qu’on le voit se démener pour garder le contrôle de sa vie et on est témoin d’une véritable résurrection lorsque le personnage reprend enfin sa vie en main. L’une des grandes forces du récit est de ne jamais être moralisateur alors que le sujet de l’alcoolisme peut être considéré comme un sujet grave. Au contraire, on assiste à un grand moment super-héroïque pour un récit qui est peut être plus mature et ambitieux que grands nombres de récits actuels.
En conclusion, c’est un récit à conseiller à tous et qui, malgré un sujet grave, est très grand public.







