JLA par Grant Morrison

Pour venir à bout de menaces qu’un seul d’entre eux ne seraient venir à bout, les superhéros sont souvent obligés de s’unir. Chez Marvel, on a les Avengers (ou les Vengeurs en français), groupe dans lequel des persos possédant tous leur propre série comme Captain America, Iron Man et Thor s’unissent pour venir à bout de telles menaces. Chez DC, le pendant aux Avengers est la Justice League of America.

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Pendant les années 90, les ventes de la Justice League sont plutôt moyennes. Le titre est porté par plusieurs équipes (Justice League of America, Justice League Europe, Justice League International …) , le ton est plutôt comique et les stars du bouquin ne sont pas les plus grandes icones de DC (Guy Gardner, Maxwell Lord, Blue Beetle, Booster Gold, Ice …). En 1997, DC décide d’organiser un relaunch global de ce qui était devenu une franchise sous le simple titre JLA. Cette fois pas seconds couteaux puisqu’on retrouve que des personnages iconiques (Superman, Batman, Flash, Green Lantern, Wonder Woman, Aquaman et Martian Manhunter, bonjour la photo de famille !!). DC espère avec cette équipe renouer avec les origines du titre et confie le destin du groupe à Grant Morrison avec Howard Porter au dessin.

L’Hyperclan, un groupe d’extraterrestres, décide de devenir les nouveaux protecteurs de la Terre. Mais leurs méthodes ne plaisent aux protecteurs de notre monde et notamment à Superman qui est très sceptique sur leurs motivations. Alors que l’Hyperclan parvient à porter un coup fatal aux membres restant de la League, les superhéros vont décider de s’unir et de créer une nouvelle League pour les contrer.

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La JLA de Grant Morrison est l’exemple-type de ce que j’attends d’un titre de superhéros. En effet, Morrison parvient à faire cohabiter toutes les plus grandes stars de DC quelles que soient les contraintes éditoriales. En effet, il s’approprie à merveille les personnages de Kyle Rayner et de Wally West (respectivement Flash et Green Lantern) et parvient à les rendre iconiques alors que d’autres scénaristes auraient certainement cherché à s’en débarrasser pour leur préférer Hal Jordan et Barry Allen, leurs prédécesseurs. Idem, lorsque le costume et les pouvoirs de Superman changent, Morrison se les approprie en quelques panels et parvient à en faire quelque chose de plus cool que ce que les scénaristes de Superman faisaient dans les séries régulières. Quand aux menaces affrontées par nos héros, Morrison ne leur laisse aucun répit : Martiens blancs, créatures divines, l’Injustice Gang, Darkseid ou encore la 5ème Dimension. L’approche de Morrison est toujours originale et spectaculaire et cet auteur n’hésite pas à enrichir sa série des concepts les plus alambiqués et barrés. Un bémol néanmoins sur Howard Porter dont le style est trop flashy à mon gout. J’aurais certainement préféré un dessinateur plus classique.

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Tout d’abord publié en France chez Semic dans Strange puis dans la revue JLA, cette série connait à l’heure actuelle une seconde jeunesse chez Panini qui a entrepris une réédition de tous les épisodes de Morrison en album Anthologie (3 albums publiés pour le moment). Je considère cette série comme un classique du comic book au même titre que les Avengers de Busiek et Perez. Je recommande vivement.

Pour tout public.

 

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