Supergod par Warren Ellis et Gary Gastonny

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Conclusion du cycle Warren Ellis. Après Black Summer et No Hero, Warren Ellis introduit des surhommes conçus comme des armes et devenant de nouvelles divinités pour les hommes. Dans Supergod, la notion d’humanité pour les surhommes disparait alors qu’elle était très présente dans Black Summer et No Hero. Cette fois-ci Warren Ellis est au coté de Gary Gastonny, Juan Jose Ryp, collaborateur habituel d’Ellis étant pris sur d’autres projets. Comme les deux autres séries, Supergod est publiée par Avatar aux États-Unis et par Milady en France. Cette série peut être lue indépendamment des deux autres même si elle contribue à la réflexion d’ensemble d’Ellis sur les surhommes.

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Simon Reddin, scientifique, assiste à la fin du monde à Londres. Il enregistre alors son dernier témoignage sur un magnétophone et raconte comment la situation est arrivée et quel rôle il joué dans la fin du monde. Tout commence par l’intention des différents pays du monde de se doter de divinités surpuissantes qu’ils auraient conçus eux-même dans une logique proche de la course à l’armement. Mais les pays vont vite perdre le contrôle de leurs « dieux ».

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Dans ce récit, Ellis pousse sa logique jusqu’au bout en nous montrant ce que les hommes sont prêts à faire pour posséder leur propre divinité protectrice surhumaine. Mais bien sur la situation va dégénérer, ces divinités étant en fait des armes ayant un mépris certain de l’humanité. Les évènements sont chroniqués de façon chronologique par Simon Reddin, un scientifique qui a travaillé sur Morrigan Lugus, divinité britannique née de la fusion de trois astronautes avec un champignon de l’espace (déjà ça donne le ton du bouquin). Le recul qu’il a sur les évènements donnent un certain cynisme à son récit alors qu’il a lui-même été l’un des architectes involontaires de la fin du monde. C’est un Warren Ellis en grande forme qu’on retrouve sur ce bouquin et les réserves que j’ai pu avoir sur No Hero disparaissent ici. Politique internationale, course à l’armement façon surhomme, conflit entre la science et la morale et des surhommes en dehors de tout contrôle, Ellis est vraiment dans son élément. Par contre, ceux qui sont habitués à des récit où un gentil héros tape sur le méchant et gagne à la fin seront déconcertés. Ce n’est pas un récit où le Bien et le Mal s’affrontent et il n’y a pas de happy end. Garry Gastonny remplace Juan Jose Ryp sur ce livre. Son dessin est moins gore, plus réaliste et colle parfaitement au récit. En conclusion, ce livre est peut-être l’un des meilleurs de la trilogie Ellis, mais il n’est pas forcement le plus optimiste.

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Attention : Pour adultes seulement.

 

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