La Stratégie Ender : Le comic-book

La Stratégie Ender : Le comic-book dans culte

La Stratégie Ender est un comic-book divisé en deux séries intitulées Ecole de Guerre et Ecole de Commandement. Ces deux albums, écrits par Christopher Yost et dessinés par Pasqual Ferry, adapte le roman de Orson Scott Card intitulé Ender’s Game, lauréat de nombreux prix tels que les prix Nébula et Hugo. Je n’ai pas lu le roman de Orson Scott Card, je ne le connais que pour ses Ultimate Iron Man, deux mini-séries par lesquelles l’auteur nous raconte les origines du Tony Stark qui évolue dans l’univers Ultimate et je ne garde pas un très bon souvenir des ces deux séries. Je sais aussi que l’auteur a suscité la controverse lorsqu’il a été annoncé sur Adventures of Superman chez DC en raison de ses opinions anti-gay et que beaucoup d’associations ont appelé au boycott du film tiré de son oeuvre (La Stratégie Ender sorti cet automne). Moi, personnellement, je ne souhaite pas évoquer cette polémique car je pense qu’on n’a pas besoin d’épouser les opinions politiques d’un auteur pour apprécier son oeuvre (sauf lorsque l’auteur met en avant ses idées politiques dans son oeuvre, comme c’est le cas dans le Terreur Sainte de Frank Miller, livre dans lequel le lecteur ne peut plus faire abstraction des idées politiques de l’auteur et où il se retrouve un peu pris en otage de ses opinions). Les deux volumes de La Stratégie Ender ont été publiés en cette fin d’année chez Panini alors que les deux séries ont été publiées par Marvel entre 2008 et 2010, la sortie du film de Gavin Hood cet automne avec Harrison Ford au casting n’est bien sur pas étrangère à cette publication soudaine.

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Andrew « Ender » Wiggin est un jeune enfant de six ans maltraité par ses camarades de classes parce qu’il est le troisième enfant de sa famille alors que le nombre d’enfants par famille est limité à deux. Dès cet âge, Ender sait déjà faire preuve d’un génie stratégique incroyable et se montre particulièrement féroce au combat comme le prouve le sort qu’il réserve aux enfants qui le tourmentent. Ces qualités n’échappent pas aux autorités militaires et notamment au colonel Graff qui l’observe depuis longtemps et qui lui propose d’intégrer l’Ecole de Guerre dans le but de le former à combattre les Doryphores, un race extraterrestre que l’humanité combat depuis des dizaines d’année. Dès son arrivée à l’Ecole de Guerre, les formateurs font leur maximum pour isoler Ender des autres enfants et maintiennent une pression constante sur lui.

Les deux tomes de l’histoire ne sont pas numérotés, il faut donc les lire dans l’ordre suivant : tout d’abord L’Ecole de Guerre puis L’Ecole de Commandement. En toute franchise, je n’avais pas un avis très favorable sur Orson Scott Card à cause des deux mini-séries Ultimate Iron Man. En effet, les origines d’Iron Man étaient beaucoup trop éloignées des origines classiques du personnage et je trouvais en plus que Orson Scott Card, comme beaucoup des personnes venues d’un autre milieu que celui des comics pendant la période 2000-2010, ne comprenait pas combien la structure narrative d’un comic-book était différente de celle d’un roman classique. Ce n’est pas le même langage, un comic-book est beaucoup plus visuel qu’un roman et nécessite donc moins de texte, et surtout l’auteur dispose d’un nombre de pages limitées pour accrocher le lecteur et lui donner envie de lire le numéro suivant. C’est là que le travail d’adaptation de Christopher Yost sur Ender’s Game prend toute son importance : il doit traduire une oeuvre en langage roman en langage comic-book. Très franchement, j’ai beaucoup aimé Ender’s Game. Beaucoup de questions morales sont posées au travers de l’histoire de ces enfants qu’on entraîne à faire la guerre. Ils sont manipulés, placés dans un esprit de compétition qui les déshumanise, entraîné au travers de jeux vidéos qui rendent cette guerre à laquelle on les prépare tout à fait virtuelle. D’ailleurs, les enfants deviennent vite obsédés par le système de classement et en viennent à ne plus se comporter comme des enfants. Au final, en s’attachant aux relations d’Ender envers ses camarades, on perd de vue l’ennemi qu’ils sont supposés se préparer à affronter tellement la rivalité entre eux est importante et qu’ils en viennent à détester leurs instructeurs. Pasqual Ferry a pour tâche d’imaginer le monde futuriste d’Ender’s Game et y parvient parfaitement grâce à des visuels époustouflants. Le monde d’Ender parait très réaliste et la technologie qu’on nous montre ne manque pas de me faire penser à Tron (notamment au niveau du design des armures). Bref, j’ai bien accroché à la Statégie Ender, un récit plus avant-gardiste qu’il n’y parait (le roman d’origine a été écrit en 1985 et révisé en 1991). Cela me rappelle qu’un jeu vidéo est aussi utilisé par l’armée américaine dans sa stratégie de recrutement depuis 2002 (America’s Army sur PC). Ça me rappelle aussi que j’ai un Zelda à finir, donc je vous laisse. :-)

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