Archive pour la catégorie 'culte'

Spider-Gwen par Jason Latour et Robbi Rodriguez

Mercredi 17 février 2016

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« Spider-Gwen » est un nom que je trouve vraiment pas terrible en fait. Imaginez si on devez appliquer ce nom aux autres héros arachnéens, nous aurions « Spider-Peter », « Spider-Miles », « Spider-Otto » ou encore « Spider-Miguel ». Mais, plutôt que de divaguer dès le début de cet article, commençons par essayer de comprendre ce qu’est Spider-Gwen. Tout d’abord, il faut remonter aux années 70 à l’époque où Peter Parker, Spider-Man, sortait avec la douce Gwen Stacy. Gwen Stacy est la fille du capitaine George Stacy qui perd la vie lors d’un combat contre le Docteur Octopus. Gwen, malgré des hauts et des bas, mène une relation sans trop d’histoires avec Peter Parker, mais les auteurs de l’époque décident de provoquer un choc chez les lecteurs en provoquant la mort de Gwen. Le héros sera longtemps inconsolable puis vivra un autre grand amour avec Mary-Jane Watson (ils iront même jusqu’au maria… Oups laissez tomber j’ai un grand type en rouge à côté de moi avec une forte odeur de souffre qui m’ordonne d’oublier ce que je viens de marquer). Cependant les auteurs ne sont pas près de mettre Gwen de côté que ce soit à travers la Saga du Clone ou encore la saga Sins Past (pas trop aimé cette dernière, je vais voir si je peux m’arranger avec le type en rouge pour qu’elle sorte de ma mémoire). N’oublions pas non plus la performance d’Emma Stone dans les deux films Amazing Spider-Man qui a permis au grand public de découvrir Gwen Stacy.

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La création de Spider-Gwen n’aurait pu être qu’une anecdote, un personnage éphémère créé pour les besoins du crossover Spider-Verse. Mais c’était sans compter sur le soutien très fort du public qui a réagi très positivement après l’introduction du personnage dans Edge of Spider-Verse 2. Le numéro s’est très bien vendu et beaucoup de personnes ont commencé à créer des cosplays et des fan-arts sur le personnage. Cet engouement n’est pas passé inaperçu aux yeux de Marvel qui, à l’issue de Spider-Verse, confie aux créateurs du personnages, Jason Latour et Robbi Rodriguez, le soin de lancer une série régulière.

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L’histoire se passe sur une Terre alternative. Sur ce monde, Gwen Stacy, lycéenne à l’époque et batteuse du groupe les Mary-Janes, est mordue par une araignée radioactive lors d’un atelier sur la radioactivité (au lieu de Peter Parker dans la plupart des univers). Gwen devient vite une star sous le nom de Spider-Woman et son exemple inspirera le jeune Peter Parker qui essaiera d’obtenir des pouvoirs grâce à de l’ADN de lézard. L’expérience tournera mal et Peter devient le Lézard, affronte Spider-Woman et perd la vie lors du combat. La police et la presse se déchainent alors sur notre héroïne. Malgré cela, Gwen continue d’aider les gens dans le costume de Spider-Woman tout ayant sur la conscience la mort de Peter.

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 Mon avis : cette série est l’une de mes séries préférées de fin 2015-début 2016. Déjà, dans Edge of Spider-Verse, j’avais beaucoup aimé l’épisode consacré à Spider-Woman qui semblait vraiment se démarquer par son originalité. Costume tout de suite iconique, graphismes fluides et modernes et scénario dans lequel on sent que tout est possible, on ne pouvait qu’avoir envie de voir plus de cette héroïne. Ce que j’aime bien, tout d’abord, c’est que Gwen n’est pas une des nombreuses « Spider-quelque chose » de l’univers Marvel 616 mais qu’elle est l’héroïne principale de son propre univers. Elle ne vit pas dans l’ombre de Spider-Man et c’est un point important pour moi. Ensuite, Jason Latour prend beaucoup de plaisir à créer un univers dans lequel un certain nombre de persos connus peuvent apparaitre mais dans des rôles complétement différents de ceux qu’on leur connait. Le graphisme est moderne, dynamique, la mise en couleur étonnante avec des teintes de violet sur la ville de New York de nuit par exemple. Le succès de ce titre n’est pas du au hasard et me rappelle aussi le succès surprise qu’avait pu rencontrer Amazing Fantasy 15 il y a bien longtemps de ça (1ère apparition de Spider-Man, un personnage dans lequel Marvel ne croyait pas à l’époque). Espérons que Spider-Gwen connaitra la même longévité.

Superman L’homme de demain tome 1

Dimanche 6 décembre 2015

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Bon allez, c’est parti pour une petite review sur du DC Comics. C’est vrai que c’est pas facile de faire des reviews DC Comics en ce moment car l’univers DC me passionne de moins en moins depuis le reboot New52. D’ailleurs, j’ai arrêté tous les kiosques DC/Urban pour me cantonner aux albums cartonnés qui m’intéressent vraiment (ex : Batman par Snyder et Capullo, Wonder Woman par Azzarello et Chiang etc …). Le magazine Superman, je l’avais arrêté par manque d’équipes créatives marquantes (seul Superman Unchained m’intéressait à un moment donné mais sa parution était trop chaotique pour que je me sente vraiment investi dans l’histoire). Au final, je préfère plus me consacrer sur des runs importants plutôt que sur une trop grande quantité de séries de qualité inégale. S’il y a bien un run que j’attendais, c’était celui de Geoff Johns et John Romita Jr sur Superman. C’est que ce run est plutôt historique puisque John Romita Jr est un dessinateur légendaire qui, jusqu’à présent, a fait toute sa carrière chez Marvel. Lorsqu’il est parti de chez Marvel pour aller travailler chez DC, la nouvelle a, pour moi, été un bouleversement. Et voilà que nous avons enfin la toute première oeuvre de Mister Romita chez DC (si on fait exception des crossovers Batman/Punisher et Thorion of the New Asgods), et ce sur un titre qui depuis sa relance dans le cadre du New52 a été aussi excitant qu’un passage chez le dentiste.

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Dans cet album, on nous présente un nouveau-venu à Métropolis alors que Clark/Superman ressent une certaine solitude liée au fait qu’il soit le dernier survivant de Krypton. Ce nouveau-venu, prénommé Ulysse, vient prêter main-forte à Superman alors qu’il affronte le mystérieux Klerik. Superman voyant en Ulysse un reflet de lui-même va alors tenter de l’aider à s’adapter à sa nouvelle vie sur Terre. Mais Ulysse est-il aussi noble qu’il prétend l’être ?

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Voici un album que j’attendais et qui me réconcilie pas mal avec tout ce qui a été publié sur Superman ces dernières années. En effet, en dehors des Action Comics de Grant Morrison, le reste n’a pas été très folichon. Commençons tout d’abord par le scénario de Geoff Johns. Johns n’a pas toujours été ma tasse de thé (notamment sur Justice League) mais là, il fait le job. Pourtant son histoire n’est pas spécialement originale mais il arrive à bien nous la vendre et à poser des bases solides pour les prochaines aventures de Superman, ce qui n’est pas un mince exploit. Bref, du bon Superman classique avec quand même quelques surprises et un équilibre parfaitement trouvé entre le héros et l’homme qui se cache derrière ces pouvoirs. Quant à John Romita Jr, je le trouve très à l’aise sur ce personnage dont il arrive à la fois à retranscrire la force et l’humanité. Je trouve que ses planches ont beaucoup de puissances. Une dernière chose peut-être : Romita scénarise le dernier épisode et visiblement, il n’est pas un scénariste. Il serait bien que DC le cantonne donc à un rôle de dessinateur.

 

Miracleman : du très bon Alan Moore

Dimanche 21 juin 2015

Miracleman : du très bon Alan Moore dans culte

Parmi toutes les oeuvres-cultes de Moore, s’il y en a bien une que je ne pensais jamais pouvoir lire un jour, c’est bien Miracleman. Pour ceux qui ne connaissent toujours pas Alan Moore, il est le scénariste génial derrière V pour Vendetta, Watchmen ou plus récemment la Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Miracleman est l’oeuvre qui a fait découvrir Alan Moore au public britannique dans les années 80 et qui lui a fait gagner son billet d’avion pour les États-Unis. A la base, Miracleman est la création de Mick Anglo et les personnages principaux sont des copies-carbones des personnages de la série Captain Marvel. D’ailleurs cette ressemblance avec le Captain Marvel originel ne doit rien au hasard. Le personnage de Captain Marvel était très populaire en Grande Bretagne, aussi lorsque l’éditeur américain Fawcett Comics met la clé sous la porte et arrête d’éditer Captain Marvel et ses séries dérivées, l’éditeur britannique de Captain Marvel charge Mick Anglo de créer un personnage pour pallier à cette absence : ainsi nait Marvelman, renommé plus tard Miracleman pour des raisons de droits.

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Dans les années 80, Alan Moore est en charge de ressusciter Miracleman pour le faire découvrir à toute une nouvelle génération de lecteurs. Moore nous livre donc une version iconoclaste et adulte de ce personnage dont les aventures étaient jusqu’à présent très naïves. Michael Moran est un journaliste marié d’une quarantaine d’années hanté par des rêves d’une vie plus colorée en tant que super-héros. Un jour, Michael est envoyé en reportage dans une centrale nucléaire et est pris en otage par des terroristes. Sous le stress, le mot « magique » Kimota (atomique en verlan) qu’il prononçait dans ses rêves lui revient en mémoire et Michael le prononce à nouveau, redevenant Miracleman après tant d’années d’absence.

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Que dire face à ce monument du comic-book enfin disponible en vf pour le plus grand bonheur des fans ? Miracleman est une oeuvre-culte et c’est un privilège de pouvoir la lire de nos jours. Pourquoi ? Parce que les droits de Miracleman ont longtemps été bloqués entre Alan Moore, Neil Gaiman (auteur de la suite de Miracleman) et Todd McFarlane qui prétendait avoir acheté les droits du personnage. S’ensuit un véritable serpent de mer juridique. Ce n’est que récemment que la situation s’est débloquée grâce à Marvel. En 2009, Marvel acquiert les droits de la série auprès de Mick Anglo, le créateur originel du personnage. Par la suite, Gaiman rejoint la Maison des Idées et trouve un accord avec eux pour rééditer et terminer son run sur Miracleman. Il ne reste plus qu’à trouver un accord avec Moore qui ne s’oppose pas à voir ses épisodes réédités dès lors que son nom est retiré des crédits. C’est ainsi que les 3 premiers tomes contenant l’intégralité du run de Moore sont attribués au Scénariste Originel plutôt qu’à Moore. Mais bon, peu importe car ça n’empêche en rien de les apprécier. Je recommande d’ailleurs vivement ces 3 tomes si vous ne voulez pas passer à côté d’un monument du comic-book. D’autant plus que Marvel a eu la bonne idée de faire recoloriser ces épisodes par Steve Oliff de façon à ne pas rebuter les lecteurs actuels et que Panini nous propose de jolies versions cartonnées agrémentées de bonus très appréciés (dont deux épisodes inédits dans le tome 3). Il ne nous reste maintenant plus qu’à attendre patiemment pour avoir la suite réalisée par Neil Gaiman et Mark Buckingham.

Batman The Killing Joke édition noir et blanc

Dimanche 12 avril 2015

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L’an dernier, à l’occasion des 75 ans du personnage de Batman, l’éditeur Urban Comics a eu la bonne idée de proposer de luxueuses versions noir et blanc de quelques récits emblématiques du Chevalier Noir comme The Dark Kinght Returns, Year One ou encore le premier récit de Batman dans la nouvelle continuité DC du New 52 La Cour des Hiboux. Pour m’être procuré la Cour des Hiboux à l’époque, j’étais plutôt favorable à cette initiative car sur du noir et blanc, il y a des détails qu’on ne voit pas sur la version colorisé des planches. Lorsque, un peu moins d’un an plus tard, l’éditeur décide d’ajouter tardivement The Killing Joke à la collection, l’idée semble avoir du sens. En effet, ce récit, écrit par le légendaire, le divin (non je n’en fais pas de trop :-) ) Alan Moore et l’excellent Brian Bolland est considéré comme le meilleur récit sur le tandem Batman/Joker et comme je possédais une version Delcourt antérieure avec une couverture violette affreuse et des dialogues dans lesquels Batman et Joker se vouvoient, j’étais curieux de voir ce que donnait cette nouvelle version.

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Pour ceux qui ne connaissent pas ce récit, ne restez pas là et filez combler vos lacunes. Bon comme vous êtes encore là, voici un petit pitch rapide. L’histoire met en parallèle l’évasion du Joker et sa tentative de faire perdre la raison à l’homme le plus intègre de Gotham, Jim Gordon, prisonnier du dément, avec le jour où lui-même a perdu la raison. Pour parvenir à ses fins, le Joker a tiré à bout portant sur Barbara, la fille du commissaire Gordon, la condamnant ainsi au fauteuil roulant à vie. Batman entend bien, quant à lui, mettre un terme définitif aux méfaits du clown criminel.

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Très franchement, si vous n’avez jamais lu ce récit, il vous faut absolument le lire en urgence. Moore nous dépeint un Joker plus tragique que d’habitude, plus déterminé dans l’horreur de ses actes aussi. Sa relation avec Batman est d’ailleurs plutôt ambiguë et Moore n’hésite pas à nous montrer qu’il y a une certaine similarité entre le criminel psychopathe et le justicier masqué. Le final risque d’en déconcerter plus d’un si vous ne connaissez pas le récit mais il démontre de tout le génie dont Moore est capable. Sachez que ce final, plus de 25 ans après la publication initiale de l’album, continue à faire l’objet de différentes théories et même différents auteurs ont contribué au débat (j’aime plutôt l’explication de Grant Morrison qui, du coup, donne un éclairage particulier au titre de l’histoire). Les planches de Bolland sont superbes en noir et blanc et le dessin n’a pas pris une ride. Au niveau bonus, on a droit à une courte histoire supplémentaire de Brian Bolland, à une préface de Tim Sale et à une postface de Bolland. Malheureusement, la préface et la postface sont la même que sur l’édition couleur de l’album qui avait été entièrement recolorisée par Bolland lui-même à l’occasion du 20ème anniversaire de l’album. On peut par exemple lire en préface « Ici, bande de petits veinards, vous avez droit à la BD re-colorisée par Bolland lui-même (—) » suivi de tout un baratin faisant l’éloge de la nouvelle version colorisée alors que l’on tient entre nos mains une édition noir et blanc. Bref, ça ressemble un peu à une mauvaise blague quand même. C’est peut-être un détail car au pire ça reste un bel objet de collection comme les autres albums. C’est vrai mais on peut néanmoins aussi regretter que la mention « tirage limité » n’apparaisse nul part sur l’album. Donc contrairement aux autres albums noir et blanc des 75 ans de Batman, il est possible que le tirage de cet album soit un tirage normal et qu’il puisse donc faire l’objet de réédition comme la version couleur. Bref à vous de voir quelle version vous préférerez entre la version noir et blanc et la version couleur. Tout ici ne sera plus qu’une question de goût.

2015 : L’année Kirby ?

Samedi 7 mars 2015

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S’il y a bien un nom qui est connu des fans de comics, c’est celui de Jack Kirby. En effet, Kirby est l’un des auteurs les plus influents du monde des comics. Co-créateur pendant la seconde guerre mondiale de Captain America, Kirby participe à l’élaboration de l’univers Marvel dans les années 60. C’est durant cette période qu’il acquiert le surnom du King, surnom qu’il a plus que mérité lorsqu’on voit l’énergie qui se dégage de chacune de ses planches. Dans les années 70, Kirby quitte Marvel fâché et rejoint DC, le principal concurrent de Marvel. C’est chez DC qu’il lance ce qui est pour beaucoup son chef d’œuvre, le Quatrième Monde, composé de 4 séries : Jimmy Olsen, Forever People, New Gods et Mister Miracle. Il reviendra ensuite chez Marvel pour reprendre Captain America et lancer entre autres les Eternels (une série dont la thématique est très proche du Quatrième Monde), Machine Man, Black Panther etc …

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Alors 2015 sera-telle l’année Kirby ? Cette question peut peut-être étonner certains d’entre vous, mais force est de constater que depuis quelques temps, Kirby connait un regain d’intérêt de la part des éditeurs français (notamment Urban). Certes, Kirby n’a jamais vraiment été absent en librairie, mais la plupart des travaux du maitre qui ont été publiés sont des travaux Marvel des années 60 qu’on pouvait retrouver au sein d’intégrales ou de Marvel Classic pour le kiosque. Mais ses travaux les plus personnels réalisés dans les années 70 ont, pendant longtemps, été laissés de côté par les éditeurs français malgré quelques projets ici et là (les Eternels chez Panini en 2008 par exemple).  La véritable offensive viendra d’Urban en 2012 avec une anthologie consacrée au maitre. Suivra ensuite Kamandi en 2013/2014. Pour moi, la volonté d’Urban est claire, il s’agit de tester le public avant de s’attaquer au morceau de choix, le Quatrième Monde. Mais la fin de 2014 et le début de 2015 va voir le nombre de projets augmenter : publication d’OMAC et du Quatrième Monde chez Urban ainsi que d’une biographie écrite par Mark Evanier et publication d’une histoire inédite de Captain America écrite et dessinée par Kirby chez Panini.  N’oublions pas non plus l’exposition consacrée à l’auteur lors du festival d’Angoulême pour se convaincre que cette année sera définitivement dédiée au King.

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Bien évidemment, si vous souhaitez découvrir l’auteur, je ne peux que vous recommander très chaudement le Quatrième Monde et les Eternels qui sont des œuvres majeures chez Kirby. Mais j’ai néanmoins choisi, pour cet article, de jeter mon dévolu sur deux autres albums du maitre, à savoir OMAC et Captain America : Bicentennaire. Il y a deux raisons pour cela : la première raison est que chacun de ces deux récits est plutôt méconnu des lecteurs français (et pour cause, OMAC n’a été publié que dans une vieille série Aredit, Le Manoir des Fantômes, et n’a jamais été réédité alors que Captain America : Bicentennaire est carrément inédit) et la deuxième raison est qu’il y a pour moi un petit fil conducteur entre ces deux albums. Dans OMAC, on découvre le Monde de Demain c’est à dire l’avenir tel que Kirby se l’imagine. Dans ce futur, toute violence a été bannie. Pour maintenir la paix, l’APP (Agence Planétaire de la Paix) décide de transformer Otto Ordinaire, un employé de bureau plutôt modeste, en OMAC (Organisme Métamorphosé en Armée Condensée, merci pour les acronymes les gars), un surhomme capable de garantir la paix dans ce monde. Si cet album permet à Kirby de critiquer le monde moderne, il laisse cependant un gout d’inachevé en raison de l’arrêt brutal de la série pour cause de mauvaises ventes. La série reste néanmoins dense et jouissive, Kirby semblant lancer de nouveaux concepts toutes les deux-trois pages. En revanche, Captain America : Bicentennaire nous montre un Captain America obligé de visiter l’Amérique du Passé par Monsieur Budda, un être aux pouvoirs mystiques étranges, pour comprendre ce qu’est vraiment le pays dont il défend les valeurs : l’Amérique. Cet album, publié en 1976 aux États-Unis en raison du bicentenaire du pays, est présenté dans son format tabloïd d’origine avec une jaquette qu’on peut déplier pour former un poster géant. Au niveau, de l’histoire, c’est très patriotique, bicentenaire oblige, mais les dessins de Kirby, magnifiés par l’encrage d’autres dessinateurs légendaires, John Romita, Herb Trimpe et Barry Windsor-Smith, sont magnifiques. De toute façon, il suffit de mettre côte à côte les noms de Captain America et de Kirby pour obtenir quelque chose de magique. Le fil conducteur entre ces deux albums : au départ, l’histoire d’OMAC était un projet pour une histoire de Captain America dans le futur.

 

Flash Gordon : l’intégrale Al Williamson

Samedi 27 décembre 2014

Flash Gordon : l'intégrale Al Williamson dans culte

Voici un album sur lequel je suis tombé un peu au hasard. En effet, Flash Gordon n’est pas spécialement un personnage qui m’intéresse. Un peu comme tout le monde, je connais le film (un nanard avec un super bande originale par Queen) et j’ai quelques vagues souvenirs des Défenseurs de la Terre (un cartoon dans lequel Flash Gordon fait équipe avec le Phantom et Mandrake) ainsi que des planches publiées dans le Journal de Mickey sous le nom de Guy l’Eclair. Je sais aussi qu’on le confond souvent avec cet autre gars capable de courir hyper vite (même dans un épisode vf de Big Bang Theory, ils ont fait la confusion) que vous connaissez certainement FLASH%20RUNNING%20BIIIIIIG dans culte. Cependant, il y a quelques temps, j’avais fait un article sur l’adaptation du projet initial de Lucas pour Star Wars en comic et un certain nombre de designs sur l’album que j’avais présenté semblent inspiré par les designs de Flash Gordon. Si j’en crois ce qui est dit sur certains documentaires sur l’univers Star Wars, George Lucas était, au départ, intéressé pour adapter Flash Gordon au cinéma, mais n’ayant pas les droits d’adaptation, il préféra créer un tout autre univers tout en restant dans l’esprit des aventures de Flash Gordon. On apprend d’ailleurs, dans l’article présent au début de l’ouvrage, que George Lucas était d’ailleurs particulièrement admiratif du travail de Williamson. Petite anecdote en passant : le bandeau déroulant présent au début de chaque film et récapitulant les épisodes précédants est un hommage au vieux serials de Flash Gordon. Enfin bref, cet ouvrage a attisé ma curiosité lorsque je l’ai vu sur les étals de mon libraire.

Parlons un peu plus du livre en question. Comme son titre l’indique, cet ouvrage a pour vocation de présenter l’intégralité du travail d’Al Williamson sur le personnage de Flash Gordon. Ceci inclut les épisodes 1,4 et 5 de la série de 1966 chez King Comics, l’adaptation en BD du film éponyme de 1980 et une mini série en deux numéros publiée chez Marvel sans oublier des vieilles publicités dans lesquelles Flash vantent les mérites des matières plastiques (oui, véridique :-) ). Le tout est accompagné d’une préface de Jean Depelley et d’un long article de Cecil McKinley. Les épisodes sont reproduits en noir et blanc afin que le lecteur puisse découvrir toute la minutie du travail de Williamson et l’ouvrage est limité à 1000 exemplaires et numéroté à la main (j’ai le numéro 640).

 Si j’ai choisi de vous présenter ce livre, c’est vraiment parce que j’ai eu un gros coup de coeur dessus. En effet, je ne connaissais de Williamson que son travail d’encreur sur le Spider-Man 2099 de Peter David et Rick Leonardi, mais j’ignorais à quel point sa prestation sur Flash Gordon avait fait de lui l’un des grands maîtres du comics. Et pourtant, Al Williamson est aussi un dessinateur hors-pair dont on peut suivre l’évolution au cours de cet album. En effet, si au début de sa carrière, l’artiste souhaitait avant tout rendre hommage au créateur original de Flash Gordon, Alex Raymond, Williamson s’affranchira très vite de cette influence pour marquer de son empreinte le personnage. Les choix de cadrage sont vraiment ambitieux et très influencés par le cinéma et les décors fourmillent tellement de détails qu’on en oublie qu’on n’est que dans les années 60 au début. L’adaptation du film marque un tournant dans la carrière de l’auteur tellement les planches sont belles qu’on en oublie que le film pique pas mal les yeux et la mini-série de 95 confirme l’évolution du style de l’auteur. En bref, si on aime les beaux ouvrages, il faut posséder cet album.

Bonus : la bande-annonce du film pour que vous puissiez comparer avec l’adaptation présentée dans l’album.

Image de prévisualisation YouTube

La Guerre des Etoiles : Il y a bien longtemps, dans une galaxie très différente …

Samedi 15 novembre 2014

… George Lucas posait les bases de ce qui allait devenir l’univers Star Wars dans un tout premier script qui ne fut jamais porté à l’écran. Ce premier jet, bien différent de ce que nous connaissons sous le nom de Star Wars épisode IV Un Nouvel Espoir, nous ramène à la genèse de la saga encore en gestation dans l’esprit de Lucas. Ce premier script restera longtemps dans les cartons de Lucasfilm, mais il est maintenant accessible au grand public sous la forme d’une superbe BD grâce aux efforts conjugués de Jonathan Rinzler, spécialiste des secrets de la saga et scénariste de l’album, et Mike Mayhew, un artiste au style photo-réaliste qui a travaillé pour les plus grands éditeurs américains.

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Dans cet album, on retrouve donc un certain nombre de personnages et concepts sous des formes bien différentes de ce que nous connaissons. Annikin Starkiller est le héros principal de l’histoire au côté du Général Luke Skywalker. Vador est toujours le méchant de l’histoire, même si cette fois il n’est plus un Sith. Han Solo devient un extraterrestre vert, R2D2 parle etc …

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On le sait depuis un moment maintenant, la licence Star Wars a été achetée par Disney. Cet album est l’un des derniers à être publié par l’éditeur américain Dark Horse avant que Marvel, propriété du groupe Disney, ne récupère les droits de publication de la licence, mais c’est aussi l’un des plus ambitieux. En effet, le premier projet de Lucas ne comprenait que 14 pages, obligeant les auteurs Jonathan Rinzler et Mike Mayhew à livrer un travail de recherche important avant de donner corps à la vision de Lucas. Mike Mayhew s’inspirera de beaucoup de travaux de recherche et de designs jamais utilisés pour donner une identité visuelle à cet univers à la fois très proche et très éloigné de ce que nous connaissons.  Au final, on se retrouve avec une histoire de SF plutôt bien construite bénéficiant d’un coté visuel rétro très agréable. Pour souligner ce côté rétro, l’éditeur Delcourt s’inspirera des traductions faites par l’éditeur Lug lorsque les premiers comics Star Wars ont été réalisés à l’époque déjà par Marvel. Ce choix en surprendra peut-être certains, mais franchement ça ne m’a pas spécialement choqué. Cet album, je le recommande tout particulièrement aussi bien aux amateurs de SF, aux curieux et aux fans hard-core de Star Wars. C’est un véritable must-have !!!

Bonus : Petite 3D d’un dessin de John Cassaday sur une variant cover de Star Wars pour l’éditeur US Marvel. Voici le dessin original :

Et ma conversion 3D (lunettes 3D à filtres rouge et cyan) :

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Vous pouvez télécharger la 3D sur ma galerie Deviantart.

Spider-Man Family Business : Dell’Otto de retour aux pinceaux

Dimanche 14 septembre 2014

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Depuis quelques temps, Marvel tente de séduire de nouveaux lecteurs en relançant sa collection d’OGN (original graphic novel) c’est à dire des histoires originales situées dans la continuité Marvel, accessibles aussi bien aux lecteurs habituels de comics qu’aux lecteurs occasionnels et disponibles uniquement sous forme d’albums cartonnés en librairie. Le premier album à faire partie de cette nouvelle génération de graphic novels, Avengers Endless Wartime, était pour moi, une sorte de faux-départ de la collection. En effet, Warren Ellis, en tentant d’être trop new reader friendly, perd beaucoup de temps en présentation des différents personnages et perd de sa verve légendaire pour livrer une histoire des Avengers trop classique. Quant au dessinateur, Mike McKone, que j’ai adoré sur Exiles et Teen Titans, n’a pas un style suffisamment exceptionnel pour justifier le prix de l’achat d’un album cartonné. Au final, je le préfère sur les fascicules. En revanche, Spider-Man Family Business a une équipe créative qui attire l’attention. Au scénario, on peut voir deux superstars former une équipe narrative inédite. Il s’agit en l’occurrence des excellents Mark Waid (Kingdom Come, Flash, Daredevil …) et James Robinson (Starman). Pour les dessins, là aussi l’équipe est inédite puisque la superstar du pinceau Gabriele Dell’Otto (Secret War, X-Force Sex and Violence) met en peinture les layouts du moins connu Werther Dell’Edera. Il est aussi important de souligner, pour ceux qui les lisent les aventures du Superior Spider-Man, que Peter Parker est le héros de l’histoire (les lecteurs de Superior Spider-Man me comprendront).

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On le sait, Peter Parker est le personnage le plus malchanceux de l’univers Marvel, mais rares sont les personnes qui s’en prennent directement à lui plutôt qu’à son célèbre alter-ego, Spider-Man. Pourtant des hommes s’introduisent dans l’appartement de Parker et le kidnappent en pleine nuit. Parvenu à se libérer de ses liens, Parker parvient à échapper à ses kidnappeurs grâce à l’intervention d’une jeune femme, Teresa, qui prétend être sa soeur. Pour enquêter sur les intentions des kidnappeurs de Peter, Peter et Teresa parcourent le mode sur la trace des secrets laissés par leurs parents.

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Voici ce que j’ai pensé de ce Spider-Man Family Business : c’est vraiment un très bon album. Le scénario de Waid et Robinson ne laisse aucun répit au lecteur. Peter Parker quitte son milieu habituel, les gratte-ciels de New York, pour se lancer dans une histoire proche d’un James Bond au niveau de l’ambiance. Cependant, c’est quand même agréable de retrouver ce personnage qu’on a un peu perdu depuis Superior Spider-Man (et pourtant, j’adore Superior). Un point que je ne comprends pas, c’est pourquoi Marvel a associé ces deux scénaristes alors que chacun des deux a la carrure de mener un tel projet en solo, mais bon, tant que la qualité est là … Concernant Dell’Otto (que j’aime beaucoup, merci pour le Batman fait il y a quelques années), je comprends pourquoi le choix a été fait de l’associer à un autre dessinateur, Werther Dell’Edera, pour l’épauler. En effet, il est souvent reproché aux « peintres » de comics d’être un peu trop statiques dans leur mise en scène. Avec Dell’Edera aux layouts, les peintures de Dell’Otto gagnent en dynanisme et ses planches paraissent du coup beaucoup plus vivantes. Ça me rappelle l’association entre Alex Ross et Doug Braithwaite sur la maxi-série Justice chez DC.  De plus, Dell’Otto étant un auteur vraiment rare et dont les peintures sont une réelle plus value sur les histoires qu’il illustre, il apparaît comme un choix évident pour illustrer un graphic novel en donnant aux lecteurs ce qu’ils cherchent sur ce type d’album : une histoire dont les qualités artistiques surpassent celles des fascicules. Reste à voir ce que les scénaristes des titres réguliers Spider-Man, Dan Slott en tête, sauront faire des révélations de cette histoire.

Nous sommes les X-Men : L’anthologie selon Panini

Vendredi 20 juin 2014

Nous sommes les X-Men : L'anthologie selon Panini dans 3D NOUS_SOMMES

Depuis le lancement d’Urban, les anthologies consacrées aux héros DC semblent remporter un certain succès. Ce succès est selon moi tout à fait mérité et repose sur deux facteurs. Premièrement, les héros DC ont eu une publication plus chaotique en France que les héros Marvel, il y a donc pas mal de chances de tomber sur des récits inédits en fouillant dans le passé de ces persos. Deuxièmement (ou secundo selon votre convenance :-) ), une bonne partie de leur succès s’explique par un éditorial de qualité divisant l’album en différentes périodes et resituant les histoires choisies dans leur contexte. Panini, face au succès de ces anthologies, ne pouvait pas rester en marge alors que la firme possède les droits des personnages Marvel qui restent à l’heure actuelle bien plus populaires ici en France. Nous sommes les X-Men est la deuxième anthologie made in Panini (après Je suis Spider-Man) et la première que je me procure chez eux.

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Bien évidemment, je ne vais pas juger de la qualité des histoires proposées dans cet album puisqu’elles sont toutes incontournables. En effet, le menu est très alléchant que ce soit le tout premier épisode des X-Men par les incontournables Stan Lee et Jack Kirby, le Giant Size X-Men 1 qui introduit la seconde génération de héros mutants, le final mythique de la saga du Phénix Noir, la saga Days of Future Past dont la réédition au moment de la sortie du film éponyme n’est certainement pas fortuite, ou encore les premiers épisodes de New X-Men du duo Grant Morrison et Frank Quitely (et je n’ai pas tout cité). Ces histoires ont toutes leur place dans une anthologie dédiée aux héros mutants. Cependant, je ne peux pas m’empêcher de constater que la plupart des sagas qu’on nous propose tournent autour des Sentinelles. Lorsqu’on sait qu’elles sont les bad guys du dernier film de Bryan Singer, il parait évident que ceci ne doit rien au hasard. Mais bon, je pinaille car ceci n’enlève en rien à la qualité des histoires.

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En revanche, et c’est beaucoup plus gênant, je trouve la partie éditoriale contenue dans cet album plutôt minimaliste. En effet, je pense qu’il serait bon de resituer les histoires dans leur contexte avant chacune d’entre elles. Par exemple, on peut ainsi préciser que la saga Days of Future Past inspire le Terminator de James Cameron ou que, pour le final de la Saga du Phénix Noir, Chris Claremont, scénariste légendaire des X-Men, ne souhaitait pas faire mourir Jean Grey mais Jim Shooter, l’éditeur des X-Men, ne l’entendait pas de cette oreille (il est d’ailleurs possible de trouver l’histoire telle elle était conçue à l’origine dans Phoenix The Untold Story publiée en 1985). Les articles publiés dans l’album sont intéressants mais je pense que Panini doit revoir l’aspect éditorial pour ses prochaines anthologies pour vraiment concurrencer Urban sur ce terrain-là. Cependant, il m’est impossible de déconseiller cet album, qui, par la qualité de ses histoires m’a rappelé pourquoi les X-Men ont été mon premier amour comics et pourquoi le thème de la tolérance, développé dans leurs aventures, reste toujours d’actualité aujourd’hui.

Pour terminer, je vous propose une petite 3D de mon cru avec un dessin jamais publié en France d’Adi Granov. Ce dessin met en scène toute l’équipe du dessin animé Wolverine et les X-Men qui n’a malheureusement duré qu’une saison.

Voici le dessin original :

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Et ma conversion 3D (lunettes 3D rouge et cyan etc … 270px-3d_glasses_red_cyan.svg) :

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Vous pouvez télécharger la 3D sur Deviantart.

Batman 75ème anniversaire

Dimanche 1 juin 2014

A moins que vous ne viviez sur une autre planète ou que vous ne soyez pas fans de comics, vous n’êtes pas sans ignorer que Batman souffle ses 75 bougies cette année. Pour célébrer cet anniversaire avec les fans, Warner Bros, groupe multimédia propriétaire de DC Comics, a proposé deux courts-métrages réalisés par les excellents Bruce Timm et Darwyn Cooke et Urban Comics, détenteur de la licence DC Comics en France, a proposé des rééditions de luxe en noir et blanc et à tirage limité de quelques récits emblématiques du Caped Crusader. Pour cet article, j’ai décidé de ne pas parler des récits fondateurs du Dark Knight (surtout qu’ils sont déjà critiqués partout sur le web) mais plutôt de vous proposer de découvrir une sélection de récits moins connus mais néanmoins excellents.

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Je vais tout d’abord commencer par une petite rareté que vous avez certainement tous manqués lorsqu’elle est sortie. Il s’agit de Batman Sanctuaire, un petit album noir et blanc avec une couverture rouge hideuse publié par Rackam,un petit éditeur, à l’époque à laquelle Semic possédait encore officiellement la licence DC. La particularité de cet album est de proposer deux récits dessinés par Mike Mignola, le créateur légendaire d’Hellboy. Le premier récit, Sanctuaire, issu de la collection Legends of the Dark Knight, ne déroutera pas les amateurs de Mignola et de son style gothique si caractéristique. Le second, Gotham by Gaslight publié dans la collection Elseworlds, place Batman au coeur du XIXème siècle et le voit tenter de résoudre le mystère de Jack l’Eventreur. Cette deuxième histoire, antérieure à la première, bénéficie d’une intrigue beaucoup plus classique. Le style de Mignola y est aussi beaucoup moins affirmé, l’auteur n’ayant pas encore adopté son style qui caractérisera les aventures de Hellboy. Globalement, le style de Mignola correspond très bien à celui de Batman et on ne peut que regretter que ces deux histoires soient les seules réalisées par cet auteur légendaire. Le choix du noir et blanc, certainement proposé par l’éditeur pour réduire les frais d’impression, a quand même du sens au regard du travail de Mignola sur les ombres. A noter que Mignola ne reviendra sur l’univers de Batman qu’à l’occasion du crossover Batman/Starman/Hellboy.

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On continue avec Batman Year 100 de Paul Pope publié en album cartonné par Panini. En 2039, Batman, que tout le monde pensait disparu depuis longtemps, est traqué par des agents fédéraux pour le meurtre de l’un des leurs. Devenu un homme à abattre, Batman va tenter de résoudre ce meurtre et découvrir une vérité particulièrement dérangeante. C’est sur que le style de Paul Pope ne sera pas forcement du gout de tout le monde. En effet, Pope est bien loin des canons du comics mainstream, cependant sa vision de Batman est si singulière qu’elle mérite qu’on s’y attarde un peu plus. D’autant plus que cet album a autant de qualités que certains grands classiques tout en proposant une vision différente du Chevalier Noir.

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On conclue ce petit tour d’horizon des récits un peu plus méconnus de Batman avec le diptyque de Matt Wagner, Batman et les Monstres et Batman et le Moine Fou, tous deux publiés chez Panini aussi. Ces deux récits se situent un peu après Year One et un peu avant Le Long Halloween. Dans ces deux récits, tout en exploitant l’univers décrit dans Year One, Wagner réactualise certaines intrigues du Golden Age (la 1ère apparition d’Hugo Strange, le Moine Fou) et ramène sur le devant de la scène Julie Madison, première « fiancée » officielle du héros. Wagner va aussi mettre l’accent sur une ambiance horrifique et fantastique qui ne manquera pas de rappeler les films d’horreur et les pulps des années 30.

Bonus : Je ne pouvais laisser passer un tel événement sans non plus proposer une petite 3D de mon cru. J’ai pas mal attendu pour trouver un dessin qui rendrait bien en relief. Le dessin de la conversion que je propose a été réalisé par Drake Tsui, un illustrateur membre de Deviantart. Cette conversion que j’ai réalisée il y a une petite semaine est aussi l’occasion pour moi de célébrer l’anniversaire de la figure emblématique qu’est Batman.

Voici le dessin original de Drake Tsui :

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Et voici ma conversion 3D (lunettes 3D rouge et cyan lunettes3Dvm) :

batman_vs_owls_in_3d_anaglyph_by_xmancyclops-d7joq11

 Vous pouvez télécharger la 3D sur Deviantart.

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