Archive pour la catégorie 'culte'

Green Lantern la série animée

Dimanche 9 mars 2014

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Green Lantern est une série d’animation américaine de 26 épisodes diffusés de 2011 à 2013 sur Cartoon Network et produite par Bruce Timm (Batman la série animée, Justice League …). Cette série a été produite dans la foulée du film de Martin Campbell sorti lui-aussi en 2011. La série ne partage que peu de liens avec le film du même nom, si ce n’est qu’elle fait la part belle au même protagoniste principal, Hal Jordan. Il est possible de trouver l’intégralité de l’unique saison dans deux coffrets double DVD de 13 épisodes chacun titrés L’ascension des Red Lanterns et La menace du Chasseur d’Hommes.

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Un peu partout aux limites de l’univers connu, des Green Lanterns sont victimes d’attaques d’un nouveau Corps particulièrement menaçant : les Red Lanterns. Sur Oa, Hal Jordan, Green Lantern de la Terre, décide d’enquêter sur ces décès mystérieux sans l’autorisation des Gardiens et parvient à convaincre Kilowog, un autre Green Lantern, de voler un vaisseau, l’Interceptor, et de parcourir l’univers à ses côtés.

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Lorsque Green Lantern le film est sorti dans les salles obscures, le film était tellement moyen (voire même mauvais) qu’on pouvait craindre le pire pour cette série d’animation sortie dans la foulée. De plus, la série faisait le choix de la 3D au lieu de l’animation traditionnelle, ce qui, en général me rebute pas mal. Pourtant, l’annonce de Bruce Timm en tant que producteur de la série m’a vite rassuré. Au final, Green Lantern est une série très agréable à regarder. Composée de deux chapitres complets de 13 épisodes chacun, Green Lantern est génial, addictif, composé d’un scénario malin et d’une animation très fluide. Si au début, la 3D pouvait rebuter, le character design rappelant les graphismes de Bruce Timm et l’animation fluide et de qualité font que les réticences à ce sujet s’envolent vite. Au niveau de l’histoire, la série préfère ne pas s’attarder sur les origines du personnage et le lance très vite dans l’action tout en assumant le côté space-opéra du comic-book original (alors que cet aspect est honteusement balayé d’un revers de la main dans le film). Bref, Green Lantern ne passe que très peu de temps sur Terre, et c’est tant mieux. Les personnages sont quant à eux tous attachants, que l’on parle aussi bien des personnages connus de la licence (Hal Jordan et Kilowog) que des nouveaux-venus de la série (Aya et Razer). Autre caractéristique de cette série, c’est qu’elle peut aussi bien être regardée par des adultes grâce à des thèmes complexes et une narration sophistiquée que par des enfants (violence suggérée plus que montrée). Alors, si cette série est aussi géniale, pourquoi n’a t’elle duré qu’une saison ? Eh bien, c’est très simple. Aux Etats-Unis, la série était diffusée sur Cartoon Network. Pour rester à l’antenne, la série ne doit pas seulement réaliser des audiences satisfaisantes, mais aussi engendrer des revenus sur des produits dérivés. Or, comme le film Green Lantern a été un échec au box-office et que les fabricants de jouets se sont retrouvés avec plein d’invendus, ils ont décidé de ne pas renouveler l’expérience en se jetant sur les droits de la série animée. Ceci a abouti à la déprogrammation de la série au bout d’une saison malgré de bonnes critiques et de bonnes audiences. On vit dans un monde merveilleux, n’est-ce pas ?

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FF : le grand oublié de Marvel Now enfin disponible

Dimanche 16 février 2014

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Voici un album que j’ai pas mal attendu. En effet, pendant la période précédant Marvel Now, FF, série spin-off et inter-dépendante de Fantastic Four, était publiée aux côtés de Fantastic Four dans les revues Panini. Lors du lancement de Marvel Now, si nous avions bien droit à la nouvelle série Fantastic Four de Matt Fraction et Mark Bagley dans la revue Iron Man, FF avait été passée à la trappe alors que la série, elle-aussi scénarisée par Fraction, bénéficiait de dessins du légendaire Mike Allred (quoi, vous ne connaissez pas X-Statix ?) et avait des liens évidents avec la série principale Fantastic Four. Par chance, les huit premiers épisodes sont enfin publiés, l’occasion de découvrir enfin les aventures des remplaçants de fortune des Quatre Fantastiques menés par le second Ant-Man.

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Comme on a pu le voir dans la revue Iron Man, Reed Richards prend conscience que son équipe va bientôt subir une dégénérescence cellulaire due aux rayons cosmiques qui leur a donné leurs pouvoirs. Il décide alors d’emmener son équipe et sa famille voyager pendant un an au travers de l’espace et du temps dans le but de trouver un remède. Mais à notre époque, le temps va se dérouler différemment, et les Quatre Fantastiques ne devraient être absents que pendant quatre minutes. Précautionneux, Reed demande à ses équipiers de se choisir chacun un remplaçant pour protéger la Terre et diriger la Fondation du Futur (des enfants géniaux réunis par Richards pour trouver des solutions pour préserver l’avenir de la Terre) pendant ces quatre minutes et c’est ainsi que Scott Lang (le second Ant-Man), Miss Hulk, Medusa et Darla Deerling (star du show-biz et petite amie de la Torche) sont supposés être les Quatre Fantastiques pendant quatre minutes. Mais, au bout de quatre minutes, les Fantastiques ne reviennent pas et Scott et ses équipiers deviennent les nouveaux Fantastiques par la force des choses.

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Ce premier tome de FF est un album que tout fan des Quatre Fantastiques qui se respecte se doit d’avoir. Lié aux évènements de la série Fantastic Four, FF se démarque néanmoins de cette dernière grâce au trait de son dessinateur Mike Allred. En effet, contrairement à Bagley (dessinateur de Fantastic Four) qui possède un style résolument moderne, Allred est plus old-school et cette influence se fait ressentir sur la série, ce qui manquera de nous rappeler la période où Stan Lee et Jack Kirby officiaient sur le titre. Ce retour à des aventures plus old-school sera d’ailleurs une vraie bouffée d’air frais, notamment après le passage de Jonathan Hickman sur Fantastic Four/FF avec ses scénarios qui donnent mal au crâne. Côté scénario, Fraction joue à fond la carte de l’équipe de fortune et met en avant leur côté dysfonctionnel, ce qui leur vaut d’être vite impopulaires. Les situations deviennent vite cocasses, et le scénariste se lâche en exploitant des personnages classiques de la série des Quatre Fantastiques, aussi bien au niveau des vilains que des personnages secondaires (vous vous souvenez de Wyatt Wingfoot ?). Bref, un véritable moment de bonheur !!! Vivement le second tome.

Bonus : Une petite conversion 3D réalisée par mes soins en cadeau.

Tout d’abord l’image originale.

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Puis ma conversion 3D (lunettes 3D rouge et cyan).

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Vous pouvez télécharger ma 3D sur Deviantart.

La Stratégie Ender : Le comic-book

Dimanche 29 décembre 2013

La Stratégie Ender : Le comic-book dans culte

La Stratégie Ender est un comic-book divisé en deux séries intitulées Ecole de Guerre et Ecole de Commandement. Ces deux albums, écrits par Christopher Yost et dessinés par Pasqual Ferry, adapte le roman de Orson Scott Card intitulé Ender’s Game, lauréat de nombreux prix tels que les prix Nébula et Hugo. Je n’ai pas lu le roman de Orson Scott Card, je ne le connais que pour ses Ultimate Iron Man, deux mini-séries par lesquelles l’auteur nous raconte les origines du Tony Stark qui évolue dans l’univers Ultimate et je ne garde pas un très bon souvenir des ces deux séries. Je sais aussi que l’auteur a suscité la controverse lorsqu’il a été annoncé sur Adventures of Superman chez DC en raison de ses opinions anti-gay et que beaucoup d’associations ont appelé au boycott du film tiré de son oeuvre (La Stratégie Ender sorti cet automne). Moi, personnellement, je ne souhaite pas évoquer cette polémique car je pense qu’on n’a pas besoin d’épouser les opinions politiques d’un auteur pour apprécier son oeuvre (sauf lorsque l’auteur met en avant ses idées politiques dans son oeuvre, comme c’est le cas dans le Terreur Sainte de Frank Miller, livre dans lequel le lecteur ne peut plus faire abstraction des idées politiques de l’auteur et où il se retrouve un peu pris en otage de ses opinions). Les deux volumes de La Stratégie Ender ont été publiés en cette fin d’année chez Panini alors que les deux séries ont été publiées par Marvel entre 2008 et 2010, la sortie du film de Gavin Hood cet automne avec Harrison Ford au casting n’est bien sur pas étrangère à cette publication soudaine.

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Andrew « Ender » Wiggin est un jeune enfant de six ans maltraité par ses camarades de classes parce qu’il est le troisième enfant de sa famille alors que le nombre d’enfants par famille est limité à deux. Dès cet âge, Ender sait déjà faire preuve d’un génie stratégique incroyable et se montre particulièrement féroce au combat comme le prouve le sort qu’il réserve aux enfants qui le tourmentent. Ces qualités n’échappent pas aux autorités militaires et notamment au colonel Graff qui l’observe depuis longtemps et qui lui propose d’intégrer l’Ecole de Guerre dans le but de le former à combattre les Doryphores, un race extraterrestre que l’humanité combat depuis des dizaines d’année. Dès son arrivée à l’Ecole de Guerre, les formateurs font leur maximum pour isoler Ender des autres enfants et maintiennent une pression constante sur lui.

Les deux tomes de l’histoire ne sont pas numérotés, il faut donc les lire dans l’ordre suivant : tout d’abord L’Ecole de Guerre puis L’Ecole de Commandement. En toute franchise, je n’avais pas un avis très favorable sur Orson Scott Card à cause des deux mini-séries Ultimate Iron Man. En effet, les origines d’Iron Man étaient beaucoup trop éloignées des origines classiques du personnage et je trouvais en plus que Orson Scott Card, comme beaucoup des personnes venues d’un autre milieu que celui des comics pendant la période 2000-2010, ne comprenait pas combien la structure narrative d’un comic-book était différente de celle d’un roman classique. Ce n’est pas le même langage, un comic-book est beaucoup plus visuel qu’un roman et nécessite donc moins de texte, et surtout l’auteur dispose d’un nombre de pages limitées pour accrocher le lecteur et lui donner envie de lire le numéro suivant. C’est là que le travail d’adaptation de Christopher Yost sur Ender’s Game prend toute son importance : il doit traduire une oeuvre en langage roman en langage comic-book. Très franchement, j’ai beaucoup aimé Ender’s Game. Beaucoup de questions morales sont posées au travers de l’histoire de ces enfants qu’on entraîne à faire la guerre. Ils sont manipulés, placés dans un esprit de compétition qui les déshumanise, entraîné au travers de jeux vidéos qui rendent cette guerre à laquelle on les prépare tout à fait virtuelle. D’ailleurs, les enfants deviennent vite obsédés par le système de classement et en viennent à ne plus se comporter comme des enfants. Au final, en s’attachant aux relations d’Ender envers ses camarades, on perd de vue l’ennemi qu’ils sont supposés se préparer à affronter tellement la rivalité entre eux est importante et qu’ils en viennent à détester leurs instructeurs. Pasqual Ferry a pour tâche d’imaginer le monde futuriste d’Ender’s Game et y parvient parfaitement grâce à des visuels époustouflants. Le monde d’Ender parait très réaliste et la technologie qu’on nous montre ne manque pas de me faire penser à Tron (notamment au niveau du design des armures). Bref, j’ai bien accroché à la Statégie Ender, un récit plus avant-gardiste qu’il n’y parait (le roman d’origine a été écrit en 1985 et révisé en 1991). Cela me rappelle qu’un jeu vidéo est aussi utilisé par l’armée américaine dans sa stratégie de recrutement depuis 2002 (America’s Army sur PC). Ça me rappelle aussi que j’ai un Zelda à finir, donc je vous laisse. :-)

Astonishing Spider-Man et Wolverine

Samedi 28 septembre 2013

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Astonishing Spider-Man et Wolverine est une mini-série en 6 épisodes écrite par Jason Aaron et dessinée par Andy Kubert et publiée aux USA en 2010-2011. En France, la série a d’abord été publiée dans le magazine Spider-Man avant d’être rééditée dans un 100% Marvel par l’éditeur Panini. Astonishing Spider-Man et Wolverine perpétue une recette qui avait déjà marché sur Astonishing X-Men : mettre les meilleurs créateurs sur les meilleurs comics tout en restant accessible au grand public. Cependant, à l’époque des Astonishing X-Men de Joss Whedon et John Cassaday, même si le succès critique et public est évident, les auteurs peinent à tenir la cadence d’une série mensuelle. Donc pour la nouvelle mouture de titres Astonishing, Marvel préférera mettre l’accent sur des séries limitées, ce qui laisse aux créateurs une plus grande liberté au niveau des délais. C’est ainsi que la mini Astonishing X-Men de Warren Ellis et Kaare Andrews se voit rejoindre par le très moyen Astonishing Thor de Robert Rodi et Mike Choi et par la série qui nous intéresse Astonishing Spider-Man et Wolverine.

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L’histoire débute alors que nos deux héros, Spider-Man et Wolverine, sont perdus à l’époque des dinosaures depuis un certain temps et ne sont pas en bons termes. Spider-Man tente de trouver un moyen de retourner à leur époque (et il y a urgence car un gros astéroïde arrive) tandis que Wolverine reigne sur des hommes-singes. Mais pour comprendre ce qui est arrivé, il faut remonter un peu dans le temps lorsque Spider-Man et Wolverine ont tenté d’empêcher un cambriolage dans une banque de New York.

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Astonishing Spider-Man est un comic exemplaire sur un certain nombre de points. Tout d’abord le scénario est vraiment fun. La relation entre Spider-Man et Wolverine me fait penser à un excellent buddy movie. Tout oppose ces deux personnages. Spider-Man parle tout le temps et est amateur de mauvaises plaisanteries en plein combat alors que Wolverine est un héros beaucoup plus taciturne. Bref, ils n’ont rien pour être amis et pendant toute la série, il y a une vraie tension car on ne sait jamais s’ils vont s’étriper ou au contraire parvenir à s’entendre. Ce que j’aime bien aussi dans ce récit, c’est qu’Aaron ne va pas hésiter à faire vivre à nos héros dans une aventure spatio-temporelle complètement délirante mais maîtrisée de main-de-maître du début jusqu’à la fin par le scénariste. Quant au dessinateur Adam Kubert, il nous livre l’une des meilleures performances de sa carrière en allant jusqu’à adopter sur quelques planches un style proche de son frère Andy sur la série Origins (c’est à dire un crayonné non-encré mis directement en couleur).

Bref je recommande vivement ce comic qui est un concentré de fun à l’état pur, peu importe quel type de lecteur de comics vous êtes.

Ma sélection comics pour l’été

Vendredi 9 août 2013

Quoi de mieux que de bronzer intelligent pour l’été et pour bronzer intelligent quand on est fan de comics, il faut ses comics préférés. Voici une petite sélection de comics qui ont retenu mon attention et sont sortis peu de temps avant l’été, voire même pendant l’été. Ce sont vraiment des BD que je recommande car toutes sont de bonne qualité.

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Mon tout premier incontournable de l’été, c’est Hawkeye : Ma vie est une arme de Matt Fraction, David Aja et Javier Pulido. Ces nouvelles aventures permettent au scénariste Matt Fraction et au dessinateur David Aja de se retrouver après leur excellente prestation sur Iron Fist. Contrairement à ce qui se fait en ce moment, Hawkeye privilégie des histoires courtes en 1 ou 2 épisodes à l’ancienne. Cette série met en vedette Clint Barton et aussi, dès le second épisode, Kate Bishop des Young Avengers. Le duo d’archers mettent leurs collants au placard et vont vivre des aventures tantôt urbaines, tantôt remplies d’espions. Le scénario de Matt Fraction emprunte avec délice les codes de différents genres cinématographiques et s’amuse des relations entre Clint et Kate bien différentes des relations héros/sidekick habituelles et le dessin de David Aja est épuré, stylisé et dynamique. Les deux derniers épisodes sont réalisés par le talentueux Javier Pulido qu’on a pu voir à l’oeuvre sur Daredevil. Bref un incontournable si vous voulez mon avis.

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Puisqu’on parle de Daredevil, voici le deuxième album de ma sélection : Rocketeer Le Cargo Maudit de Mark Waid et Chris Samnee. Comme vous l’avez deviné, ce duo d’auteurs oeuvre aussi sur les aventures du justicier aveugle chez Marvel. Dans cet album, le duo reprend les aventures du Rocketeer de Dave Stevens, laissé un peu en jachère après la mort de son créateur. Dans cette nouvelle aventure, Cliff a des soucis avec l’Agence Civile Aéronautique qui lui retire sa licence de vol et doit faire face à un mystérieux cargo s’approchant de Los Angeles en tant que Rocketeer. Mark Waid et Chris Samnee reprennent avec brio la création de Dave Stevens sans jamais chercher à l’imiter et glissent quelques références à l’un des plus grand film de l’histoire d’Hollywood remis en gout du jour il y a quelques années par Peter Jackson (alors, vous avez trouvé ?).

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On reste avec Mark Waid et on repart à nouveau chez Marvel avec Ka-Zar, dessiné par Andy Kubert (et un jeune « débutant » du nom de John Cassaday pour l’épisode -1). Ka-Zar et sa fêmme Shanna font face à un mystérieux chasseur qui est engagé pour tuer notre héros. Ka-Zar va alors vivre des péripéties qui vont l’amener de la Terre Sauvage à New York. Cet album est une réédition des 8 premiers épisodes publiés à la fin des années 90 dans la revue Marvel Select en France. Ces épisodes ont plutôt bien vieillis si on met à part des couleurs un peu trop « flashy » de Joe Rosas.

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Je finis avec Superman et Batman : L’étoffe des Héros de Dave Gibbons et Steve Rude. L’histoire, ultra-classique, voit Superman et Batman s’allier pour mettre fin aux agissement de Luthor et du Joker. La plus grande originalité de l’histoire est que les vilains alternent leurs villes, obligeant les héros à faire de même. En toile de fond, Dave Gibbons nous conte aussi l’histoire d’un orphelinat un peu brouillonne et pas spécialement très intéressante. Dave Gibbons, dessinateur de l’excellent Watchmen, signe sa première réalisation en tant que scénariste et nous livre un scénario old-school et parfois un peu maladroit. Par chance, la performance graphique de Steve Rude (Thor Godstorm, Spider-Man Ligne de Vie) sauve l’ensemble de l’album et nous fait réaliser combien cet artiste est devenu rare pour le  medium des comics.

Bonus : Pin-up de Darwyn Cooke mettant en scène le Spirit et Rocketeer pour une mini-série inédite en France.

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Supreme par Alan Moore : La meilleure histoire de Superman ?

Samedi 22 juin 2013

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Crée au début des années 90 par Rob Liefield pour la série Youngblood, Supreme est une sorte de Superman-like. Tout comme Superman, il a une cape, peut voler, possède une force extraordinaire et est invulnérable. En revanche, l’interprétation du personnage est plutôt fluctuante au fur et à mesure de ses différentes publications : il sera tantôt dépeint comme étant de nature très religieuse, ou comme étant le résultat d’une expérience scientifique etc … Il sera même remplacé au gré de ses aventures par une version féminine de lui-même ainsi que par une version adolescente. Dès l’épisode 41, c’est Alan Moore qui est en charge du titre, apportant au personnage et à son univers une certaine cohérence et insufflant au titre un nouveau départ.

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Supreme, un super-héros amnésique, rentre sur Terre après un combat contre Loki, pour se rendre compte que son monde d’origine a été dédoublé. Cherchant à comprendre la situation, Supreme tombe nez à nez avec des versions alternatives de lui-même qui l’emmènent à Supremacy, le monde où vivent tous les Supremes après chaque redéfinition de la réalité. Comprenant que la phénomène qu’il observé sur Terre est une redéfinition, Supreme se voit offrir le choix de rester sur Supremacy ou de rentrer sur la Terre redéfinie. Refusant de laisser la Terre sans protecteur, Supreme décide de quitter Supremacy. De retour sur Terre, il découvre qu’il est en réalité Ethan Crane, dessinateur d’un comic-book intitulé Omniman. Petit à petit, Supreme va retrouver tous ses souvenirs en commençant par ses nouvelles origines.

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Après les chefs-d’oeuvre écrits pour DC Comics tels que Watchmen, Swamp Thing, Batman The Killing Joke etc …, Supreme marque le grand retour d’Alan Moore sur le genre super-héroïque. Disposant d’une liberté créative totale, Moore va entièrement redéfinir l’univers crée par Rob Liefield dans les pages de Youngblood pour laisser libre-cours à son imagination. Pour celà, il utilise une astuce simple mais efficace, la « redéfinition » qui se produit dans le premier épisode qu’il écrit. Une fois posé les bases de son nouvel univers, Moore est libre d’amener Supreme (et les autres héros crées par Liefield par la même occasion) dans une toute nouvelle direction. Moore va alors choisir de créer des origines à son personnage dans le plus pur style du Golden Age. Ainsi, les aventures contemporaines de Supreme, dessinées dans un premier temps par Joe Bennett, sont entrecoupées d’histoires faites dans le style du Golden Age (les années 40) ou du Silver Age (les années 60) servant de flashbacks lorsque Supreme retrouve certains de ses souvenirs perdus. Ces flashbacks, dessinés par le talentueux Rick Veitch (Les Tortues Ninja : La Rivière), sont des références assumées aux aventures de Superman. Ainsi, on peut découvrir que par le passé, Supreme a été ami avec le Professeur Night, un pastiche de Batman, ennemi avec Darius Dax (une référence à Lex Luthor), membre d’un groupe appelé les Supermen Alliés d’Amérique (un clin d’oeil à la JSA) etc … Ces flashbacks contruisent l’histoire de Supreme et montre clairement que Moore assume l’héritage du Golden Age et du Silver Age, chose que DC refusait de faire sur Superman depuis Crisis On Infinite Earths. Plus important, à travers Supreme, Alan Moore fait son mea-culpa pour avoir contribué à rendre les héros plus sombres à travers son oeuvre de référence, Watchmen, et prône pour un retour à l’innocence dans le genre super-héroïque. Au niveau des points négatifs, Supreme va voir se succéder plusieurs dessinateurs pour les périodes contemporaines. Sur le premier arc réuni dans le premier album chez Delcourt, on peut voir se succéder Joe Bennett, Mark Pajarilllo, Chris Sprouse, Richard Horie entre autres. Ça crée un véritable manque d’uniformité graphique et surtout, tous ces dessinateurs n’ont pas le même niveau. Par chance, Rick Veitch s’occupe de toutes les séquences flashback ce qui fait de lui le véritable dessinateur régulier de la série. Un petite critique pour moi qui possède les fascicules de Panini (publiés de la fin des années 90) et les albums de Delcourt (plus récents), c’est que la reproduction des planches est de moins bonne qualité sur la version album cartonné de Delcourt (un peu comme des JPEG en basse qualité). C’est un peu dommage lorsqu’on sait que seul Delcourt a publié la suite du premier arc de Supreme dans un second album.

En bref, peut-être l’un des comics à posséder absolument, surtout si on est fan de Moore, du Superman du Golden ou du Silver Age ou si on veut parfaire sa culture comics. C’est pour moi un véritable must tant l’univers de Supreme est riche et l’écriture de Moore brillante.

WildC.A.T.S en 3D

Dimanche 9 juin 2013

Habituellement, j’introduis ce genre de travail par « Voici ma conversion 3D de … ». Je vais un peu casser le moule de ce type d’article pour parler d’un comic que j’ai acheté il y a plus de 15 ans dans un comic-shop de La Rochelle lorsque j’étais étudiant. En effet, lorsque je n’étais encore qu’un « jeunot », j’avais mes habitudes dans un comic-shop près de mon auto-école. Il n’y avait que de la VO et j’aimais beaucoup y aller car les comics VO étaient introuvables là où j’habitais. J’ai un jour craqué sur le WildC.A.T.S 3D Edition, une version 3D du 1er épisode du comic de Jim Lee et Brandon Choi. A l’époque, c’est Semic qui publiait les séries Image et elles étaient déjà bien installées sur le territoire depuis quelques années. Avec cette Edition 3D, j’ai trouvé que la 3D de 3D Zone sublimait véritablement les dessins de l’artiste. Je comprenais alors que combiner 3D et comics donnait un résultat plutôt détonnant. Mais à ma grande déception, la couverture n’était pas en 3D. Ceci nous amène à mon impression de boucler la boucle aujourd’hui (non, je ne vais pas arrêter le blog ni la 3D) puisque, en faisant la conversion 3D, je comprenais que j’avais clairement le rendu fini en tête depuis des années, comme si je l’avais imaginé depuis longtemps. Et le résultat final ne trahit pas l’idée que je m’en faisais.

Voici tout d’abord le dessin original de Jim Lee :

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Et ma conversion 3D (lunettes 3D rouge et cyan) :

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Vous pouvez télécharger ma 3D sur Deviantart.

Daytripper par Fabio Moon et Gabriel Ba

Dimanche 2 juin 2013

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Amis fans de super-héros, vous pouvez de suite ranger vos capes au placard et remettre vos pantalons par-dessus vos caleçons car il ne sera pas question de super-héros dans cet article mais d’un homme. Cet homme, c’est Bras de Oliva Domingos, fils d’un écrivain célèbre et auteur d’une rubrique nécrologique dans un journal local. Daytripper est un comic dont on m’a dit beaucoup de bien à Angoulême et que je n’avais pas encore lu jusqu’à maintenant. Il s’agit de l’oeuvre de deux frangins auteurs de comics présents lors du festival, Fabio Moon (Casanova) et Gabriel Ba (Casanova, Umbrella Academy), pour l’éditeur américain Vertigo. Les dix chapitres de la série ont été publiés en un album par Urban Comics et le livre a fait partie de la sélection officielle à Angoulême.

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Cette série est plutôt difficile à pitcher

Les X-Men et Les Jeunes Titans

Dimanche 12 mai 2013

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En général, les univers DC et Marvel sont considérés comme des univers cloisonnés et étanches, un peu à l’image des deux éditeurs qui se livrent une guerre sans merci sur le marché américain. Pourtant, il est déjà arrivé que ces deux éditeurs décident de créer l’événement en faisant rencontrer leurs personnages. A la fin des années 70, Superman et Spider-Man se rencontrent au détour d’un numéro spécial, initiant cette première fournée de crossovers entre les deux deux éditeurs les plus importants du marché américain. S’ensuivent ensuite un match retour entre Spidey et Sups et une rencontre entre Hulk et Batman. Le crossover entre les X-Men et les Teen Titans est donc officiellement le quatrième crossover DC/Marvel. Il faut dire que ces deux séries, véritables cartons dans les années 80, ont connu une aventure éditoriale très similaire.  Lancées en plein Silver Age, ces deux séries seront loin de connaitre un grand succès à l’époque et ont même manquées d’être annulées. Il faudra attendre l’arrivée de jeunes auteurs prometteurs (Chris Claremont/Dave Cockrum en 1975 suivi plus tard de John Byrne pour les X-Men, Marv Wolfman/George Perez en 1980 pour les New Teen Titans) et l’arrivée de nouveaux membres dans chacune de ces équipes pour donner à chacun de ces titres un gros coup de fouet et en faire des succès mérités dans les années 80. La rencontre entre ces deux équipes sera orchestrée par Chris Claremont et un jeune dessinateur encore méconnu à l’époque mais dont je soupçonne qu’il a du prendre aussi une part active à l’écriture du script, Walter Simonson.

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L’histoire commence lorsque les X-Men se remémorent en rêve Jean Grey, alias Phoenix, l’X-Woman décédée après succombée à ses propres démons. Une figure mystérieuse semble prélever les souvenirs des X-Men pendant leur sommeil lorsque Kitty Pryde se réveille d’un coup et donne l’alerte, réveillant par la même occasion ses équipiers. Le fantôme de Jean Grey apparait alors aux X-Men, leur demandant de lui venir en aide. Pendant ce temps à la Tour des Titans, Raven des Jeunes Titans fait aussi un cauchemar concernant Phoenix. Lorsqu’elle explique son rêve à ses équipiers présents à la Tour, Starfire lui révèle la menace que représentait Phoenix pour l’Univers. Alors que les Titans comprennent qu’un éventuel retour de Phoenix ne présage rien de bon, ils décident d’enquêter en commençant par le QG des X-Men.

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Pour faire vivre ce crossover exceptionnel, il fallait une équipe créative exceptionnelle. Entre Chris Claremont et Marv Wolfman, c’est Claremont qui est choisi pour animer ce récit de main de maitre. Et franchement, Claremont s’en sort bien, les X-Men conservent leur « voix » et les Titans restent dans l’esprit du travail de Wolfman. Exceptionnellement pour ce numéro, les X-Men abandonnent le message de tolérance propre à la série pour se consacrer à une aventure entièrement super-héroïque. Côté vilains, en plus de Dark Phoenix, ennemie traditionnelle des X-Men, et de Deathstroke, ennemi traditionnel des Teen Titans, on voit aussi apparaître Darkseid, issu du Fourth World DC de Jack Kirby. C’est justement là que je pense que Walt Simonson a du apporter une forte contribution au scénario. En effet, Simonson reprendra par la suite les aventures de Thor (Marvel) et d’Orion (DC) et marquera un attachement certain aux concepts crées par Jack Kirby il y a des années. Pour moi, l’inclusion de Darkseid au récit (ce qui fait de lui le méchant principal de l’histoire) est l’une des premières déclarations d’amour de Simonson au travail du King Kirby. A noter que vers la fin de l’histoire, Cyclope fusionne avec la force Phoenix pour vaincre Darkseid, bien des années avant Avengers versus X-Men.

En bref, ben c’est un crossover culte qu’il faut absolument avoir dans sa bibliothèque. Sachant qu’il n’a été édité en français que deux fois, d’abord par Lug puis par Semic (c’est cette version que j’ai), vous pouvez tout de suite entamer une grêve de la faim si vous voulez le voir republié, surtout maintenant que les droits Marvel et DC sont entre les mains de deux éditeurs différents.

Bonus 3D : Voici ma conversion 3D de la couverture originale du crossover (lunettes 3D à filtres rouge et cyan).

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Vous pouvez télécharger ma 3D sur Deviantart.

Superstar par Kurt Busiek et Stuart Immonen

Samedi 13 avril 2013

Superstar par Kurt Busiek et Stuart Immonen dans culte 66740_363926473712048_1300807277_n

Des trois collaborations entre Kurt Busiek et Stuart Immonen ( Shockrockets et Superman : Identité Secrète), Superstar est pour l’instant la seule qui n’avait pas été publiée en France. Pourtant leurs deux précédentes collaborations m’avaient plutôt plu. Je ne sais pas s’il est vraiment utile de présenter ces deux auteurs. Kurt Busiek est une encyclopédie vivante du comics et un scénariste aguerri et touche-à-tout qui a oeuvré sur Avengers, Superman et plus récemment Conan entre autres. Stuart Immonen n’est pas non plus un auteur méconnu des fans de comics puisqu’il a longtemps illustré les aventures de Superman avant d’aller user ses crayons sur Ultimate X-Men, NextWave ou encore Fear Itself. On le retrouvera bientôt à l’oeuvre sur le relaunch des X-Men (All New X-Men) orchestré par Brian Michael Bendis au sein de Marvel Now.

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Superstar nous présente les aventures de Cody Bridges, un super-héros qui entretient des rapports complexes avec sa très grande notoriété. En effet, Superstar est un héros dont les pouvoirs dépendent de sa popularité. Plus il est populaire, plus il est puissant et à même d’aider les gens. Superstar est donc obligé de se donner en spectacle et de vendre son image pour assurer cette célébrité ce qui lui pose des problèmes de conscience puisque le star system ne l’intéresse pas. Il doit cependant s’y contraindre pour assurer ses activités de super-héros.

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En toute franchise, lorsque j’ai vu l’album sur les étalages de mon libraire aujourd’hui, je savais que c’était pour moi un achat obligatoire et que je ne serais pas déçu. En effet, Busiek alterne de belles scènes d’action avec des scènes beaucoup plus intimistes qui nous montrent à quel point, Superstar, le héros de l’histoire a du mal à accepter cette célébrité pourtant nécessaire à la poursuite de ses activités de héros. Ajoutons à cela un père cupide qui est prêt à tout pour profiter de la notoriété de son fils et nous obtenons un héros plutôt brisé contrairement à l’image qu’il veut donner au public. Alors que l’on pensait tout connaitre sur les super-héros, Kurt Busiek trouve toujours le moyen d’innover pour le plus grand plaisir des lecteurs. Stuart Immonen, quant à lui, nous livre encore une prestation remarquable. On remarquera que nous sommes encore sur l’ancien style d’Immonen, ce qui veut dire que cette aventure date d’avant Nextwave. Apparemment, l’aventure a d’abord été publiée aux Etats-Unis sous le label Gorilla (ce qui doit dater d’avant 2004) avant d’être republiée dans une version agrémentée de bonus publiée chez IDW en 2012. C’est cette seconde version qui a été publiée par Glénat. Seul bémol à cette envolée d’éloges méritées pour cette histoire, le prix excessif de l’album qui coute 13 euro 95 pour 80 pages, bonus compris. On peut avoir plus pour moins cher chez la concurrence que ce soit Panini ou Urban.

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