Archive pour la catégorie 'culte'

Flash of Two Worlds en 3D

Samedi 6 avril 2013

Je l’ai déjà évoqué dans ces pages, la mort de Carmine Infantino, l’un des architectes du Silver Age chez DC, va laisser un vide immense pour les fans de comics. C’est un peu en hommage à ce que le monde des comics doit à cet immense artiste que j’ai réalisé une conversion de l’une de ses couvertures les plus connues de Flash, celle du numéro 123 qui marque la première rencontre de Barry Allen avec son prédécesseur Jay Garrick et la naissance du multivers DC. L’influence de cette histoire s’étend jusqu’à certains comics récents puisque Spider-Men par exemple utilise un peu près la même astuce pour rendre la rencontre entre Peter et Miles possible.

Voici l’image originale :

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Et ma conversion 3D (lunettes 3D rouge et cyan) qui saura, je l’espère, rendre l’hommage qui est du à l’original :

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Vous pouvez télécharger la 3D sur Deviantart.

Geoff Johns présente Superman T1

Dimanche 3 mars 2013

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En toute franchise, je ne suis pas un fan de tous les travaux de Geoff Johns. Pourtant, les débuts de Johns s’étaient faits pour moi sous de bons auspices. En effet, lorsque je l’avait découvert sur JSA, Johns était l’auteur à suivre. Par la suite, sa reprise de Flash, aux côtés du dessinateur Scott Kolins, m’avait plutôt convaincue. Mais malheureusement, il n’en avait pas été de même pour Green Lantern Rebirth, Flash Rebirth ou encore les récents Justice League ou Aquaman, ces deux derniers se lisant très rapidement sans laisser de souvenirs impérissables (je suis conscient qu’en ce moment-même, certains de ses fans sont en train de faire des poupées vaudou à mon effigie). Dans ce premier tome de Superman, présentant les épisodes de la série Action Comics post-Infinite Crisis (2006), Geoff Johns s’entoure de Richard Donner, réalisateur du premier film Superman, de la saga L’Arme Fatale et mentor dudit Johns, et du dessinateur Adam Kubert le temps d’un arc qui n’a rien à envier aux plus grosses productions Hollywoodiennes.

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Dans cette aventure complète, un vaisseau est intercepté par Superman alors qu’il atterrissait en plein centre de Metropolis. Le vaisseau contient un enfant qui est alors placé sous la garde du Département des Affaires Métahumaines de Sarge Steele. Superman s’intéresse de près à l’enfant puisqu’un certain nombre d’indices semblent indiquer qu’il vient de Krypton. Lorsque l’enfant est transféré dans un autre complexe, Superman décide de le kidnapper incognito pour pouvoir le prendre sous sa responsabilité en tant que Clark Kent.

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Autant être direct, j’ai beaucoup aimé ce premier opus des aventures de Superman par Geoff Johns. En effet, c’est très judicieusement que DC avait décidé de faire appel à l’époque au réalisateur Richard Donner pour donner le coup d’envoi de ce qui devait être une nouvelle période pour Superman. Il ne faut pas oublier qu’à l’époque, Superman s’apprêtait à revenir au cinéma avec le film de Bryan Singer Superman Returns. Dans ce film (peu importe qu’on l’ait aimé ou pas), Bryan Singer rendait hommage au film de Richard Donner et confrontait Superman à sa paternité. Il n’est donc pas étonnant de voir Johns et Donner introduire les concepts des films de Donner dans la continuité Superman (la forteresse de solitude, Zod, la Zone Fantôme …) tout en lui donnant un « fils ». Pourtant, là où Superman Returns était un récit introspectif et nostalgique, Last Son est un récit dopé à l’adrénaline qui fait la part belle aux vilains et lève le mystère sur les derniers instants de Krypton. Au dessin, Adam Kubert donne au récit toute l’énergie cinématographique dont il avait besoin avec un style dynamique et moderne. Les couleurs de Dave Stewart sont, comme toujours, impeccables. Bref, un très bon récit, agrémenté de quelques récits inédits tirés d’annuals illustrés par les non-moins excellents Arthur Adams, Gary Frank, Eric Wright et Rags Morales. A noter que ces récits avaient été mis en 3D par l’excellent Ray Zone, donc on ne peut qu’espérer un jour voir une version 3D de l’album (ce qui serait vraiment sympa).

Spider-Men : Spider-Man des Deux Mondes

Mercredi 13 février 2013

Spider-Men : Spider-Man des Deux Mondes dans culte spidermen

Il y a des années de ça, lors de la création de l’univers Ultimate (une sorte d’univers Marvel « bis » avec une continuité accessible aux nouveaux lecteurs), il a toujours été dit que jamais les univers Marvel classique et Ultimate ne se rencontreraient par l’intermédiaire de leurs personnages. A l’époque, il n’était donc pas envisageable que Spider-Man classique et Ultimate Spider-Man (ou d’autres personnages) puissent faire l’objet d’un crossover. Il y a bien eu des tentatives dans Ultimate Fantastic Four de la part de Mark Millar de faire croire à la rencontre des Fantastic Four classiques et Ultimate, mais c’était pour mieux rouler le lecteur dans la farine. Au final, deux évènements vont changer la donne. Tout d’abord, c’est la mort de Peter Parker dans l’univers Ultimate et le redémarrage (avec succès) de la série avec Miles Morales, un nouveau Spider-Man avec des pouvoirs et un costume différents de Peter, qui va rendre la rencontre possible. En effet, il n’y avait de différence vraiment majeure entre Ultimate Peter Parker et Peter Parker classique. Ils avaient les mêmes costumes, les mêmes pouvoirs. La seule différence, c’est que Ultimate Peter Parker n’était encore qu’un novice de 16 ans. Autant dire que les lecteurs les auraient vite confondus. L’autre élément à prendre à compte, c’est les 50 ans d’existence du personnage de Spider-Man. Un tel anniversaire se devait d’être fêté en grandes pompes.

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C’est Brian Michael Bendis et la dessinatrice Sara Pichelli, le duo qui a la charge des aventures de Miles Morales dans Ultimate Comics Spider-Man, qui vont orchestrer cette rencontre historique dans une série sobrement intitulée Spider-Men (à découvrir en intégralité dans Spider-Man HS 1 de ce mois-ci). Lors d’un combat contre Mystério, Spider-Man (Peter Parker) est accidentellement projeté dans un autre monde d’apparence similaire au sien. Il y rencontre un autre Spider-Man visiblement plus jeune que lui.

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Spider-Men est un crossover très réussi. Certes, il n’y a pas beaucoup de surprise puisqu’un tel crossover appelle un certain nombre de figures imposés comme le combat des deux héros avant de parvenir à s’entendre pour faire face à un ennemi commun. Mais très franchement, c’est du fan-service extrêmement bien fichu. Le scénario de Bendis est très agréable à lire et on se rend vite compte qu’il est plus inspiré que sur la franchise Avengers. Au delà d’un simple récit d’action, notre cher Tisseur va à la fois devoir gérer la nouvelle de la mort de son homologue de l’univers Ultimate mais aussi le fait que celui-ci ait un successeur encore inexpérimenté. La relation qui va s’instaurer entre Peter et Miles sera elle-aussi particulièrement intéressante. L’autre point fort du bouquin, ce sont les dessins de Sara Pichelli, à la fois dynamique et expressif. Pichelli est tout aussi à son aise dans les scènes d’action que dans les scènes plus intimistes. Bref, Spider-Men a tout d’un classique et d’ailleurs, je trouve qu’il s’inspire beaucoup d’un autre classique de DC Comics « Flash des Deux Mondes ». Je finirai sur un bémol : Le récit spoile un peu les évènements à venir d’Ultimate Comics Spider-Man. Il aurait peut-être fallu attendre un peu avant de le publier.

Thématique de Noël : Batman Noël de Lee Bermejo

Jeudi 27 décembre 2012

Thématique de Noël : Batman Noël de Lee Bermejo dans 3D batmannoel

L’an dernier, à la même époque, j’avais écrit deux articles avec des recommandations de lecture comics pour la période de Noël. Cette année, un nouvel album vient enrichir cette thématique de Noël grâce à la parution de Batman : Noël de Lee Bermejo. Lee Bermejo est un auteur rare mais apprécié dans le milieu des comics. Tout droit venu de l’écurie Wildstorm (qui a disparue avec l’apparition du New52 de DC Comics), on lui doit quelques réalisations majeures comme Batman/Deathblow, Lex Luthor ou encore Joker aux côtés du scénariste Brian Azzarello. Lee Bermejo est aussi connu pour être un cover artist de qualité.

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C’est cette fois-ci seul aux commandes de ce graphic novel que Lee Bermejo nous revient. Pour cette première prestation solo, l’auteur nous livre sa version du conte de Noël classique de Charles Dickens en l’adaptant à l’univers de Batman. Pendant la période de Noël, un homme de main du Joker doit livrer un paquet à son patron mais Batman ne l’entend pas de cette oreille. Après une altercation violente avec le malfrat, Batman le laisse repartir sans état d’âme pour qu’il serve d’appât pour le Joker. L’homme rentre chez lui terrorisé et retrouve son jeune fils malade. Pendant ce temps, des personnages issus du passé, du présent et de l’avenir du justicier masqué vont amener le Chevalier Noir à s’interroger sur ses méthodes expéditives.

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En toute franchise, en me procurant cet album, j’avais quelques doutes. Pas sur la partie visuelle : en effet, le style de Bermejo s’accommode parfaitement avec l’univers du Dark Knight. Un style qui est, au demeurant, plutôt réaliste et sombre, à mi-chemin entre le Batman de Christopher Nolan et celui plus gothique de Tim Burton. Franchement, au niveau graphique, Bermejo assure. Moi, mes doutes se portaient plutôt sur ses capacités de scénaristes. Nombreux sont les dessinateurs à s’être essayé à l’art délicat du scénario avec peu de succès. Et là, ça a été une bonne surprise car Bermejo nous tient aux tripes avec une histoire qui établit des parallèles avec le Noël de Charles Dickens. Batman devient donc le temps de cette histoire Scrooge, un homme tellement obsédé par son travail qu’il en vient à perdre de vue l’idéal de ses débuts. Cette vision de Batman n’est finalement pas trop éloignée de l’interprétation de Frank Miller du personnage même si Bermejo semble la critiquer. Voici donc une excellente histoire que les plus grands auront eu plaisir à trouver, espérons-le, aux pieds du sapin.

Attention : Déconseillé aux plus jeunes lecteurs.

En bonus, ma version 3D anaglyphe de la couverture de ce graphic novel à voir avec des lunettes rouge et bleu.

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Vous pouvez télécharger la 3D dans ma galerie Deviantart.

 

Captain America et Bucky : Les origines de Bucky revisitées

Vendredi 2 novembre 2012

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Jusqu’à présent, les origines de Bucky tenaient uniquement en ces mots lorsque le jeune James Barnes pénétre sous la tente du soldat Steve Rogers  » Woah ! Mais alors c’est toi Captain America ?! » « Exact Bucky. Et toi, tu es mon partenaire. ». C’est par ces quelques lignes que Captain America se trouva un partenaire pour la seconde guerre mondiale à une époque où les super-héros tentaient tous de copier le tandem formé par Batman et Robin. A l’époque, il ne fallait pas plus d’explications pour un sidekick aux côtés de Cap. Cependant, lorsque Ed Brubaker reprit en main le destin de Captain America et décida de ressusciter Bucky (brisant l’un des tabous de Marvel) pour en faire le Winter Soldier, puis le Captain America remplaçant, il se rendit bien compte que les origines naïves du personnage ne pouvaient pas correspondre avec les idées qu’il avait en tête. On découvrit alors que Bucky maniait à la perfection les armes à feu puis dans Le Projet Marvels, on nous expliqua que ses origines faisaient partie d’une propagande pour contrer la propogande hitlérienne et qu’en fait la rencontre Captain America et Bucky ne laisse rien au hasard.

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Dans les épisodes 620 à 624 de Captain America and Bucky publié il y a quelques jours en presse dans Avengers Extra 4, les scénaristes Ed Brubaker (Daredevil, Captain America) et Mark Andreyko (Manhunter chez DC) nous présentent les véritables origines de Bucky suivant la piste lancée dans Le Projet Marvels aux côtés de l’étoile montante des comics Chris Samnee. L’histoire relègue ce cher Cap à un niveau un peu plus secondaire laissant l’histoire se concentrer sur son partenaire sur une période couvrant son enfance, la période des Invaders ainsi que sa résurrection entre les mains des russes qui le transforment en Winter Soldier.

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Au final, c’est une version définitive des origines du personnage de Bucky que nous fait découvrir Ed Brubaker. En effet, le Bucky écrit par Ed Brubaker dans les pages de Captain America a rencontré un succès qui a certainement dépassé les attentes de Marvel au point qu’il leur a été difficile de tuer définitivement le personnage dans les pages de Fear Itself. Lorsqu’il fut décidé de donner à Bucky sa propre série (Winter Soldier publié en France dans Marvel Knights), il paraissait aussi logique d’offrir un point d’entrée pour les nouveaux lecteurs qui voulaient découvrir la carrière de ce personnage. C’est ce que propose ce premier arc narratif plein de nostalgie, quitte à reléguer le personnage de Captain America au second plan. Et comme les dessins de Chris Samnee  se prêtent parfaitement à l’ambiance rétro de l’histoire, autant dire que l’on se retrouve face à un nouveau classique instantané de chez Marvel.

Superman : Genèse

Samedi 6 octobre 2012

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Voici l’un des titres les plus attendus de l’année : L’Action Comics de Grant Morrison arrive enfin en France dans un premier album publié chez Urban Comics intitulé Superman : Genèse. Cet album redéfinit les débuts et les origines de l’un des plus grands héros de tous les temps et marque une étape importante dans le reboot global opéré par DC il y a un an. Il faut dire qu’il y avait urgence de redéfinir les origines de ce personnage puisque la dernière version en date des origines de Superman puisait son inspiration dans la saga cinématographique initiée par Richard Donner en 1979 et dans le Silver Age, ce qui constituait un immense bond en arrière par rapport au Man Of Steel de John Byrne. Aux commandes de cette nouvelle version des débuts de Sups, on retrouve principalement Grant Morrison (Batman, All Star Superman) au scénario et Rags Morales (Identity Crisis, First Wave) au dessin.

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Dans le nouvelle chronologie DC, les super-héros sont apparus il y a 5 ans. Cette histoire de Superman se situe à cette période-là. Avant que les super-héros ne fassent leur apparition, un individu surnommé Superman possédant des pouvoirs extraordinaires terrorise l’élite corrompue de Gotham au nez et à la barbe de la police de Metropolis. Alors qu’il se prétend le héros des plus défavorisés, les citoyens de Metropolis s’interrogent sur les motivations réelles de Superman. Et c’est sans compter sur l’armée qui souhaite le mettre hors d’état de nuire, même s’il faut pour cela s’adjoindre les services d’un consultant scientifique nommé Lex Luthor.

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Très franchement, lorsque Grant Morrison a été annoncé sur Action Comics, ça a été pour moi une excellente nouvelle puisqu’il avait toutes les capacités requises pour sortir Superman de sa léthargie de ces dernières années. Et très franchement, même si on est loin du All Star Superman du même auteur, cette nouvelle version des origines du héros remplit parfaitement son objectif. Morrison fait preuve de beaucoup d’audace en s’éloignant du Silver Age et en puisant son inspiration dans les premiers épisodes de Siegel et Shuster. Le personnage en devient du coup plus imprévisible et impulsif, toujours prêt à défendre les plus démunis aussi bien en tant que Superman qu’en tant que Clark Kent, un jeune journaliste idéaliste et sans-le-sous qui essaie de faire bouger les choses à Metropolis. Le costume arboré par le héros à ses débuts me faisait un peu peur au début. En effet, Superman est au début de l’aventure en jean, t-shirt et avec une cape ridiculement trop courte. Mais Rags Morales parvient à faire fonctionner ce costume fidèle à l’image de héros proche du peuple que Superman veut faire passer. Bref, c’est un vrai chamboulement que nous impose ces auteurs même s’il nous permet au final de mieux renouer avec l’essence même du personnage. A noter aussi un hommage appuyé au Metropolis de Fritz Lang lors de la scène dans laquelle Clark visite une usine dans laquelle les robots ont remplacé les ouvriers qui se retrouvent au chômage. Mon seul regret : c’est que le second titre Superman publié dans DC Saga et se déroulant dans le présent ne soit pas de cette qualité.

Batman Knightfall Tome 1

Mardi 21 août 2012

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Voici un album qui me prouve à quel point je suis faible. En effet, l’apparition d’Urban sur le marché m’a personnellement fait mal car mon budget comics a largement augmenté. Du coup, j’avais décidé de me restreindre sur certaines séries. Et Knightfall, avec ses 5 volumes prévus au prix de 28 euro aurait du rester sur les étales. Mais j’ai craqué devant la réputation de cette saga de 1993. En effet, Knightfall, tout comme l’avait fait Death of Superman, nous conte la défaite d’un héros iconique, en l’occurrence Batman, des mains d’une nouvelle Némésis, Bane. Comment résister devant une telle saga culte et inédite en français alors que l’un des reproches que je faisais à l’ancien détenteur des droits DC était de trop miser sur des rééditions de sagas qui avaient déjà été maintes fois publiées ? Je suis faible, j’ai craqué et je n’ai aucun remord.

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Knightfall est la chronique annoncée de la chute d’un héros. On retrouve Chuck Dixon et Doug Moench aux commandes de ce récit aux côtés des dessinateurs Graham Nolan, Jim Aparo, Norm Breyfogle et Jim Balent. Alors que Batman est affaibli par un virus et devrait se reposer, un nouveau vilain nommé Bane apparaît à Gotham dans le but de briser Batman. Bien décidé à le pousser à bout, Bane libère tous les détenus de l’asile d’Arkham et les laisse semer le chaos, attendant le bon moment pour briser Batman. Pendant ce temps, Batman repousse ses limites pour ramener de l’ordre à Gotham tout en écartant Tim Drake, Robin, afin de lui éviter de subir le même sort que Jason Todd, son prédécesseur.

Ce premier tome nous montre un récit tout à fait essentiel dans l’histoire du Dark Knight. En effet, au delà de la chute attendue du héros en fin de volume, Knightfall nous dresse un portrait très humain de Batman et introduit une notion que certains scénaristes ont tendance à oublier : même Batman possède des limites. Bien souvent, Batman est montré comme un personnage calculateur et paré à toute éventualité. C’est ainsi qu’on découvre qu’il peut terrasser Superman lorsqu’il le veut (Dark Knight Returns), qu’il met au point des plans anti-JLA (JLA : Tower of Babel) ou qu’il garde un oeil sur tous les métahumains avec un satellite (OMAC Project). Ici, on est loin du Batman surpuissant et calculateur. On peut même se demander si son sort final n’aurait pas été différent s’il avait confiance à Robin ou à Jean-Paul Valley. Bien évidemment, les méchants ne sont pas en reste et des vilains secondaires comme le Ventriloque ou Firefly viennent voler la vedette au Joker, à l’Épouvantail ou à Bane et sont plus dangereux que jamais. Bref, cette saga est à lire absolument d’autant plus qu’elle possède des liens étroits avec le dernier film Batman sorti au cinéma.

 

John Carter : L’aventurier de Mars

Vendredi 10 août 2012

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John Carter est un personnage de fiction crée par Edgar Rice Burroughs (également créateur de Tarzan) en 1912 pour une série de 11 romans appelée « Le cycle de Mars ». En toute franchise, c’est l’actualité cinématographique qui a éveillé ma curiosité sur ce personnage fondateur de la science-fiction américaine. Il était donc possible de le découvrir récemment dans le comic-book John Carter : Une Princesse de Mars publié par Panini cette année (il n’y a qu’un seul exemplaire qui avait été reçu par mon dealer habituel de comics) ainsi que dans le film John Carter d’Andrew Stanton qui est sorti cette année dans l’indifférence générale du public.

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Pourtant, l’univers de John Carter est des plus fascinants. Dans l’histoire telle que nous la conte Roger Langridge et Philippe Andrade dans Une Princesse de Mars (adaptation du premier roman John Carter), John Cater est un soldat qui se réveille sur Barsoom (ou Mars) après avoir été victime d’une embuscade dans une grotte. Il est accueilli par le peuple des Tharks dont il devient le prisonnier. Très vite, John se rend compte que sur Barsoom, la gravité étant moins importante que sur Terre, il possède des facultés exceptionnelles. Pendant sa captivité, John sera rejoint par Dejah Thoris, la belle princesse d’Helium. L’adaptation comics réalisée par Roger Landridge pour Marvel est de bonne qualité et ne manquera pas d’éveiller la curiosité des néophytes comme moi à l’univers de Barsoom. Les dialogues sont aussi plein d’humour et reflètent bien la différence de culture entre John Carter, ceux qui le retiennent captifs et Dejah Thoris, la première humaine que John rencontre sur Barsoom. En revanche, les dessins d’Andrade sont très particuliers et demandent un certain temps d’adaptation. Une fois ce temps passé, on se rend compte qu’ils sont très intéressants (ils m’ont rappelé le style d’Adam Pollina, un ancien dessinateur de X-Force) mais qu’ils peuvent parfois nuire à la lisibilité de l’action. Je recommande quand même la lecture de ce livre à ceux qui veulent s’initier à l’univers de John Carter.

John Carter a aussi fait l’objet d’un film éponyme cette année réalisé par Andrew Stanton pour les studios Disney. Bien qu’ayant un pitch un peu près similaire au roman Une Princesse de Mars, ce film prend quand même quelques libertés par rapport à l’oeuvre dont il est tiré. On peut ainsi voir que John Carter voyage vers Mars grâce à une sorte de dispositif électronique alors qu’à l’origine ce sont des vapeurs qui l’ont placé en animation suspendue et permis à son esprit de voyager. On découvre aussi que de mystérieux Barsoomiens à la peau blanche, les Therns, tirent les ficelles du conflit entre Helium et Zodanga. Malgré ces prises de liberté et peut-être quelques longueurs, John Carter est un divertissement assez classe qui ne mérite un échec commercial à la Green Lantern. Je pense que le film a du connaitre de gros problèmes marketing pour être boudé de la sorte par le public.

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Franchement, j’ai beaucoup aimé découvrir ce personnage qui a inspiré beaucoup de personnages contemporains. En effet, ce personnage a une parenté évidente avec par exemple Superman (la différence de gravité entre la Terre et Krypton est l’une des premières explications des pouvoirs de Superman), Adam Strange (qui voyageait vers un monde extraterrestre appelé Rann dont il était le héros grâce au rayon Zeta) ou Avatar (comme le héros du film, John Carter a un corps d’emprunt sur Mars alors que son corps d’origine repose sur Terre). On peut même imaginer que le Martian Manhunter, le martien vert et télepathe chez DC, puisse être un Thark et que les martiens blancs seraient quant à eux des Therns.

John Carter a aussi été popularisé grâce à une série d’illustrations de Frank Frazetta. Voici le lien vers une galerie de couvertures de l’artiste ICI.

 

Marineman : Les héros aquatiques ont le vent en poupe !

Mercredi 1 août 2012

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J’aurais jamais cru un jour écrire un titre comme ça. Et pourtant je trouvais les héros aquatiques plutôt inintéressants. Ce n’est que très récemment que mon opinion a évoluée grâce au personnage d’Aqualad présent dans Young Justice, mais auparavant Namor, Aquaman et consorts me laissaient plutôt indifférents. Pourtant, les héros aquatiques reviennent en force, la dernière série Aquaman remportant un succès critique et public certain (à découvrir bientôt en France). Mais en attendant Aquaman, voici qu’un autre héros aquatique pointe le bout de son nez. Son nom est Steve Ocean alias Marineman.

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Marineman est une surprise semblant débarquer de nulle part. Cet album publié par Glénat en France regroupe les six épisodes de la série écrite et dessinée par Ian Churchill (Coven, Supergirl, Cable …) pour l’éditeur Image. Churchill introduit dans cette histoire un océanologue appelé Steve Ocean et surnommé Marineman par les médias dont il est le chouchou. Steve produit et présente aussi des émissions sur les fonds marins.Mais derrière cette façade publique, Steve cache un secret assez étonnant qui sera révélé au grand jour par accident : Steve est capable de respirer sous l’eau.

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Cette série est le projet le plus personnel de Ian Churchill. En effet, l’auteur est un grand fan de plongée sous-marine. Churchill décide de partager sa passion par l’intermédiaire de cette histoire et par la même occasion dépoussière l’image du héros aquatique. Au dessin, Churchill inaugure un style cartoony très différent de ce que l’on peut connaitre sur ses autres séries qui ne manquera pas de nous faire penser à des auteurs comme Ed McGuiness ou encore le regretté Mike Wieringo. Ce nouveau style est une franche réussite et colle à la perfection au ton léger de l’histoire. Marineman, avec sa carrure et son menton saillant, rappelle plus une sorte de Superman sous-marin qu’un quelconque Aquaman. J’avais quelques craintes au niveau du scénario, Churchill n’étant pas un scénariste professionnel. Pourtant, malgré quelques dialogues maladroits, Churchill livre un scénario très fin, plein de rebondissements et très documenté sur le monde marin. De plus, il ne tombe jamais dans le cliché du héros aquatique monarque d’une citée engloutie. A noter pour l’anecdote que Marineman a remporté l’Eisner Award de la meilleure nouvelle série en 2011. Autant dire que je recommande cet album les yeux fermés.

 

Y le dernier homme le film …

Jeudi 12 juillet 2012

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… ou plutôt le fan-film. Pour ceux qui ne connaissent pas, Y the last man est une série publiée par Vertigo écrite par l’excellent Brian K. Vaughan (Docteur Strange : le serment, Pride of Baghdad) et dessinée par Pia Guerra. On y suit les aventures de Yorrick Brown, un jeune homme d’une vingtaine d’année qui va survivre à une épidémie qui a tuée tous les mâles de la planète. Protégé par l’agent 355, Yorrick arpente un monde devenu hostile dans lequel les fêmmes ont redistribué les cartes. Alors que sa survie est devenu essentielle à l’avenir de notre monde, Yorrick va devoir échapper aux amazones ainsi qu’à divers groupes para-militaires qui voient en Yorrick soit une menace, soit une ressource râre.

Attention : Le film est en VO et destiné à un public adulte.

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