Archive pour la catégorie 'culte'

Spider-Man : La Dernière Chasse de Kraven

Jeudi 5 juillet 2012

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On ne présente plus Spider-Man. Peter Parker est mordu par une araignée radioactive et vit une double-vie sous le nom de Spider-Man. Très souvent, les aventures de Spider-Man alternent entre les déboires de la vie quotidienne de Peter (tante malade, soucis d’argent et vie sentimentale en dents de scie) et ses combats contre les super-vilains qui menacent la sécurité des New Yorkais. Peter se sort toujours de ces situations difficiles en dominant ses adversaires intellectuellement (Peter est un prodige de la science) sans jamais oublier de faire preuve d’humour. Parmi les plus grands vilains que Parker ait pu affronter, on pense le plus souvent au Bouffon Vert, au Docteur Octopus ou à Venom. Les autres vilains apparaissent un peu moins sérieux. Kraven le Chasseur faisait partie de la deuxième catégorie. En effet, Kraven est une sorte de Tarzan russe habillé en peau de bête donc il parait difficile d’en faire une némésis crédible et pourtant, en 1988, le scénariste JM De Matteis et le dessinateur Mike Zeck va arriver à lui faire faire ce qu’aucun autre vilain n’a réussi à faire : tuer Spider-Man.

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Le Dernière Chasse de Kraven est une saga qui a chamboulée tous les titres Spider-Man d’octobre et novembre 1987. Kraven est mourant mais il refuse de mourir sans avoir réussi à tuer son plus formidable ennemi. Il tend alors un guet-apens à Spider-Man et se substitue à lui. Pendant ce temps-là, Vermine, un personnage victime de modifications génétiques, chasse les habitants de la surface depuis les égouts.

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Sombre et magistral sont les deux mots qui viennent à l’esprit pour définir cette oeuvre. Ce qui ressort de ce livre, en dehors du regain de crédibilité donné à Kraven, est cette magnifique étude de personnage à laquelle se livre JM De Matteis. On entre dans la tête de chacun des personnages ce qui donne une ambiance très sombre à l’ensemble, un peu à l’image de ce que Miller peut faire sur Sin City ou Batman Year One. De Matteis joue aussi beaucoup avec les symboles et les codes du récit de super-héros. Ainsi, lorsque Spider-Man tombe dans le piège de Kraven, il s’attend à ce que le vilain lui expose son plan, mais au lieu de ça … Mike Zeck livre ici la meilleure prestation de sa carrière. Son Spider-Man a une classe folle dans le célèbre costume noir (Spidey a continué à porter un costume noir pendant un temps après l’incident symbiote) et New York est particulièrement sombre sous son crayon. On sent aussi une approche très cinématographique chez Zeck, au point de s’étonner qu’aucune adaptation cinématographique de cette saga n’ait été envisagée à ce jour. Petite anecdote au sujet de cette histoire : au début, De Matteis a conçu cette histoire pour le personnage de Batman mais les responsables DC n’en ont pas voulu.

Je recommande ce récit les yeux fermés. Il s’agit de l’une des histoires les plus cultes du Tisseur et sa conclusion devrait vous laisser sans voix si vous ne l’avez pas déjà lu.

En bonus : Une illustration de Gabriele Dell’Otto qui revisite l’une des couvertures de cette saga.

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Kingdom Come : L’apocalypse selon Waid et Ross

Jeudi 21 juin 2012

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Alex Ross est sans nul doute l’un des artistes contemporains les plus influents dans la BD américaine. Ross fait un début très remarqué sur Marvels au côté du scénariste Kurt Busiek. Le photo-réalisme de ses planches/peintures lui vaudront une certaine reconnaissance dans un milieu dans lequel peu de peintres arrivent à percer. Ross arrive ensuite chez DC avec dans ses cartons une histoire dans laquelle les héros devront faire face à une apocalypse imminente. Alex Ross, aux côtés du scénariste Mark Waid (Flash à l’époque), va proposer Kingdom Come, une histoire en 4 parties réunissant toutes les pointures DC située dans la collection Elseworlds. Cette histoire a déjà été publiée par Semic dans les Planète DC 2 et 3 à la fin des années 90 mais Urban a récemment proposé une version cartonnée qui ne devrait laisser personne indifférent.

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Kingdom Come se situe dans un futur prôche dans lequel les héros de l’âge d’or ont laissé la place à une nouvelle génération de surhommes plus violente. Wesley Dodds, alias le superhéros de l’âge d’or connu sous le nom de Sandman, a des visions d’un futur apocalyptique sur son lit de mort. Il essaie de convaincre le révérend Norman McCay que ses visions vont se réaliser mais le révérend est plutôt sceptique. A la mort de Wesley Dodds, Norman McCay va à son tour avoir des visions. Le Spectre apparaît alors pour demander au révérend de l’aider à chatier les coupables de l’apocalypse à venir. Pendant ce temps-là, un affrontement entre héros et vilains va causer une catastrophe nucléaire au Kansas. Cet incident oblige Superman à sortir de sa retraite et à réunir l’ancienne garde de héros pour mettre les petits nouveaux au pas.

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Kingdom Come est un vrai chef-d’oeuvre à tous les niveaux. Tout d’abord, ce qui saute aux yeux est le graphisme particulier de Ross. Le gros point fort de Ross est sa volonté de donner l’impression que ses personnages pourraient évoluer dans le monde réel, ce qui justifie grandement l’usage de la peinture pour les illustrations. Au final, les planches sont super détaillées, si bien qu’on a l’impression que l’on pourrait croiser Superman au coin de la rue. Un soin particulier est apporté à tous les personnages, peu importe qu’ils soient des acteurs importants de l’histoire ou des seconds couteaux. Les visages des personnages sont calqués sur des modèles, les costumes montrent des plis comme n’importe quel vêtement et au final tout ça rend les situations crédibles aux yeux du lecteur. Pour seconder Ross, on a un Mark Waid en grande forme dont l’écriture est vraiment naturelle. Les fans apprécieront certainement les multiples clins d’oeil que l’on trouve tout au long de l’album et qui seront invisibles aux lecteurs néophytes. Les thèmes abordés sont très intense que ce soit au niveau de l’escalade de la violence, du conflit générationnel entre les « vieux » héros et la nouvelle génération ou encore la capacité des héros à influer sur l’avenir de la race humaine. Au final, les implications philosophiques de la lutte de Superman et ses comparses sont importantes et amènent aussi le lecteur à se poser des questions quant au sens de l’histoire. La version d’Urban de cet album propose des bonus non-négligeables que ce soit au niveau des planches « bonus », des croquis de personnage ou des interviews des auteurs. Mais le plus gros argument de vente est la traduction d’excellente facture qui est à mille lieux de la traduction approximative proposée par Semic il y a des années (j’ai les deux versions et il n’y a pas photo). Les dialogues y gagnent en profondeur et on a presque l’impression de découvrir cette histoire pour la première fois. C’est vraiment du bon travail !

 

Wonder Woman par Brian Azzarello et Cliff Chiang

Dimanche 10 juin 2012

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Cet article aurait pu être intitulé DC Renaissance partie 4, car c’est bel et bien les premiers épisodes de la nouvelle série de Wonder Woman qui sont proposés dans ce nouvel album librairie. Faisons d’abord un petit récapitulatif sur l’offre Renaissance d’Urban. La Renaissance est proposée conjointement en kiosque et en librairie. Certaines séries seront publiées sur les deux supports (ex : Justice League présent en album en librairie ainsi que dans DC Saga) alors que d’autres seront exclusives au kiosque ou à la librairie (Flash dans DC Saga par exemple). Wonder Woman est donc une exclusivité librairie et ses aventures ne paraîtront pas en kiosque. Pour la relance de cette série, on retrouve Brian Azzarello (plutôt connu pour ses incursions dans l’univers de Batman et ses ambiances polar) au scénario et Cliff Chiang au dessin.

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Le pitch, assez simple sur le premier épisode, va avoir des ramifications importantes et on découvrira même que ce qu’on connaissait sur les origines de Wonder Woman est faux. Une jeune femme nommée Zola est menacée de mort. Un dieu appelé Hermès intervient pour la sauver de deux centaures et lui confie une clé qui la téléporte jusqu’à l’appart londonien de Wonder Woman. Quel secret cache Zola ? En quoi son existence peut-elle semer la discorde parmi les dieux ? Quel lien unit Zola, Wonder Woman et le reste du panthéon grec ?

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C’est avec beaucoup de finesse qu’Azzarello transpose Wonder Woman dans le 21ème siècle. En effet, l’auteur revisite et utilise à son gré tout un tas de références mythologiques tout en nous montrant que les dieux se sont adaptés au monde contemporain. On est bien loin du Thor chez Marvel qui continue à s’exprimer de façon shakespearienne mais qui semble incapable de se servir d’un téléphone malgré des années passées dans le monde moderne. Les dieux grecs d’Azzarello ont une parfaite connaissance de notre monde et leurs vêtements reflètent notre époque à la perfection. Ce point particulier m’a beaucoup fait penser à Percy Jackson qui a connu lui-aussi une adaptation comics. C’est avec beaucoup d’intelligence également qu’Azzarello va nous rappeler les origines classiques de la belle amazone pour mieux nous faire comprendre que ce qu’on pensait savoir sur Diana n’est pas exact, nous livrant ainsi ses toutes nouvelles origines (c’est le New52 donc tout est possible) qui vont la lier définitivement au secret de Zola et à l’ensemble des querelles du Panthéon. C’est donc une aventure à mi-chemin entre action et intrigue qui attend notre amazone et autant dire qu’elle va devoir se la jouer fine. Au dessin, Cliff Chiang (et Tony Atkins pour les épisodes 5 et 6) nous livre une belle performance sans être aussi tape-à-l’oeil que Jim Lee sur Justice League. Avec Flash (en kiosque) et Batman (kiosque et librairie), Wonder Woman est l’un de mes titres préférés de la renaissance DC.

Attention : Pour adultes.

 

DC Renaissance partie 3 : DC Saga

Jeudi 31 mai 2012

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On conclut la présentation des différents mensuels consacrés à la Renaissance DC chez Urban avec le magazine DC Saga. Contrairement à Batman Saga et Green Lantern Saga qui sont tous deux consacrés aux univers respectifs de ces héros, DC Saga est le magazine généraliste de la Renaissance, mais aussi celui qui est le plus touché par les conséquences du New 52. On retrouve quatre nouveaux numéros 1 parmi lesquels Justice League, Superman, Flash et Supergirl.

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Justice League de Geoff Johns et Jim Lee se veut la vitrine du New 52. L’histoire est située il y a 5 ans (date du début de l’âge des héros dans le New 52). Batman est à la poursuite d’un mystérieux individu doué de facultés exceptionnelles à Gotham et Green Lantern lui vient en aide. J’avais déjà fait une critique de ce premier épisode de Justice League lors de l’anthologie DC et mon avis n’a pas beaucoup changé. Il est vrai que cet épisode est mieux que ceux qui ont pu être publiés dans DC Universe chez Panini. Les dessins de Jim Lee sont sympas, Geoff Johns n’est pas désagréable à lire, mais il manque un petit grain de folie qu’un scénariste comme Grant Morrison a pu instiller dans ses épisodes. Au final, cet épisode est peut-être un peu trop formaté (ou aseptisé) à mon goût.

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Superman est peut-être la série qui m’a le plus déçu. Pourtant, avec un scénario et un découpage de George Perez et une finition des dessins par Jesus Merino, on pouvait s’attendre à du lourd. Beaucoup de changements devraient se focaliser sur Superman, personnage que certains trouvent ringard et qui a subi pas mal de liftings ces dernières années. Cependant, cet épisode se focalise plus sur le changement d’orientation du Daily Planet qui décide de s’ouvrir sur le numérique. Peu d’infos sont données sur Superman lui-même, la narration de Perez, rappelant les années 80, semble incompatible avec la philosophie du New 52 et surtout on ne voit pas Perez sur son point fort, les dessins, puisque c’est Jesus Merino qui est chargé de la finition. Très franchement, ce titre aurait eu plus d’allure si on avait eu Perez au dessin associé à un bon scénariste (comme Marvel l’avait fait sur Avengers fin 90). Bref un peu déçu et j’attends la sortie album d’Action Comics (l’autre titre Superman) pour me réconcilier avec la relance du perso car pour l’instant Superman ne m’a pas convaincu.

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Flash est la meilleure série de l’album. Écrite et dessinée par Francis Manapul et Brian Buccellato, cette série me faisait un peu peur car si ces deux artistes ont su révolutionner Flash au niveau graphique sur la précédente série, aucun d’eux n’avait d’expérience de scénariste à ma connaissance. Pourtant les deux compères vont s’en tirer avec les honneurs, et même si certains dialogues pourront apparaitre maladroit, cela donne un certain cachet à la série. Flash est lui-aussi fortement touché par la nouvelle continuité puisque son mariage n’a jamais eu lieu (Méphisto a du faire des petits dans l’univers DC). Graphiquement ça claque pas mal aussi.

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Supergirl est plutôt une bonne surprise. Écrite par Michael Green et Mike Johnson et dessinée par Mahmud Asrar, cette série nous raconte l’arrivée sur Terre de la jolie kryptonienne. Petite nouveauté : Kara ne parle que le kryptonien à son arrivée sur Terre ce qui va créer des malentendus. Le scénario est bien ficelé et l’histoire est bien dessinée donc c’est un bon départ pour ces auteurs plutôt méconnus.

Le bilan sur ce DC Saga est plutôt simple. Sur quatre séries, seules deux séries semblent sortir du lot. Pour moi, c’est un bilan en demi-teinte comparé aux magazines Batman et Green Lantern.

 

DC Renaissance partie 2 : Green Lantern Saga

Mardi 29 mai 2012

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Tout comme les autres titres DC, les titres estampillés Green Lantern redémarrent aussi avec de nouveaux numéros 1 dans ce nouveau mensuel appelé Green Lantern Saga. Cependant, malgré la volonté affichée de DC d’être plus accessible au nouveaux lecteurs, le New 52 n’apporte que peu de changements à la continuité de Green Lantern et les nouveaux titres sont la suite directe de la saga « La Guerre des Green Lanterns ». La raison est que tout comme Batman, les titres Green Lantern font partie des titres marchant le mieux chez DC donc ils sont moins susceptibles de subir les effets du lifting imposé par la conclusion de Flashpoint et le New 52. Quatre titres viennent composer le sommaire de ce nouveau magazine : Green Lantern, Green Lantern Corps, Green Lantern Les Nouveaux Gardiens et Red Lantern.

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Green Lantern de Geoff Johns et Doug Mankhe suit les aventures de Hal Jordan, pilote d’essai et premier Green Lantern de la Terre. Hal s’est récemment vu déchu de son rang de Green Lantern et son anneau a été confié à son vieil ennemi Sinestro. Autant dire que la situation ne convient guère aux deux hommes, Sinestro ayant été rejeté il y a longtemps du Corps des Green Lanterns et Hal Jordan ayant perdu pied avec sa vie sur Terre. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, Green Lantern retrouve l’équipe créative d’avant son relaunch ce qui ne dépaysera pas les fans du héros tout en s’offrant un numéro 1 accessible aux nouveaux lecteurs qui souhaitent découvrir le perso.

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Green Lantern Corps de Peter J. Tomasi et Fernando Pasarin est du même acabit. Les Green Lanterns John Stewart et Guy Gardner tentent de s’acclimater à une vie sur Terre. Mais ce n’est pas chose facile car ils ont tous les deux renoncé à leur identité secrète. Pendant ce temps-là, un ennemi s’attaque aux membres du Corps. Cet épisode est mon préféré dans l’album car il contient tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un numéro 1. L’intrigue, bien que classique, est parfaitement exécutée par Peter Tomasi et dessinée par Fernando Pasarin.

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Green Lantern Les Nouveaux Gardiens de Tony Bedard et Tyler Kirkham est la série qui, de mon avis, est un cran en-dessous des autres. L’histoire commence par un récapitulatif des origines du Green Lantern Kyle Rayner mais le souci est que ce récapitulatif, mis hors contexte, peut plus perdre les nouveaux lecteurs que les aider. L’intrigue commence ensuite. Dans tout l’univers, les anneaux des différents corps quittent leurs possesseurs en direction de la Terre. Mais le phénomène ne passe pas inaperçu et divers membres de ces corps arrivent sur Terre pour se rendre compte que les anneaux ont choisi Kyle Rayner comme nouveau possesseur et … Fin de l’épisode. Tout ceci se lit en quelques minutes à peine et on a un peu l’impression d’être floué car en 22 pages, rien n’arrive. J’espère que les prochains épisodes sauront avoir un peu plus de contenu car j’apprécie beaucoup le personnage de Kyle depuis la JLA de Grant Morrison.

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Pour conclure ce magazine, on nous propose Red Lantern de Peter Milligan et Ed Benes. Cette nouvelle série nous propose de suivre Atrocitus et les Red Lantern, un corps aux anneaux rouges motivés par la rage. La série est très accessible aux nouveaux lecteurs  et nous retrace la parcours d’Atrocitus qui a longtemps été l’un des antagonistes principaux du Corps des Green Lanterns. Bref une autre série très intéressante dans ce magazine.

Au final, Green Lantern Saga est plutôt un magazine de bonne facture, ouvert aux nouveaux lecteurs sans faire table rase du passé. Encore une bonne pioche du côté de DC et d’Urban.

Attention : Déconseillé aux jeunes lecteurs.

 

DC Renaissance partie 1 : Batman Saga

Samedi 26 mai 2012

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Cela fait maintenant un petit moment que cet évènement est attendu des fans DC avec plus ou moins de crainte, mais ça y est la renaissance de DC est lancée. Petit récapitulatif sur ce nouveau DC : il y a quelques temps aux Etats-Unis, l’éditeur DC a décidé de redémarrer une large partie de ses titres au n°1 suite aux conséquences de la saga Flashpoint. Ces titres devaient s’insérer dans une nouvelle continuité (le New52 aux USA ou DC Renaissance en France) afin d’être plus accessibles aux nouveaux lecteurs. Donc, nouvelle continuité et nouveaux looks pour la plupart des persos. Pour beaucoup de personnages (Flash, Superman), les changements seront drastiques. Pour d’autres (Batman, Green Lantern), peu d’évènements de l’ancienne continuité seront supprimés car ces séries marchaient plutôt bien avant la Renaissance. Pour l’éditeur Urban Comics, détenteur des droits de DC en France, la Renaissance est l’occasion de tenter de conquérir un public qui jusque là s’est montré frileux envers les persos de DC à cause de leur continuité parfois confuse. Pour cela, trois nouveaux mensuels sont lancés : DC Saga, Green Lantern Saga et Batman Saga.

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Batman Saga est un mensuel que je guettais particulièrement. La raison de cela : le Batman de Scott Snyder dont les critiques américaines sont excellentes. Batman Saga est composé de quatre séries situées dans l’univers de la chauve-souris : Batman de Scott Snyder et Greg Capullo, Detective Comics de Tony Daniel, Batman et Robin de Peter Tomasi et Patrick Gleason et Batgirl de Gail Simone et Adrian Syaf.

On commence tout d’abord avec Batman. Ceux qui connaissent Scott Snyder savent que ce scénariste est définitivement un talent à surveiller de près. Snyder avait déjà fait des miracles sur les personnages de Dick Grayson et Jim Gordon dans les albums Batman Sombres Reflets. Cette fois-ci, Bruce Wayne revient à Gotham après un petit voyage à travers le monde et reprend son rôle de protecteur mais il va avoir affaire à de nouveaux ennemis qui en veulent plus à Bruce Wayne qu’à Batman. Au dessin, on retrouve Greg Capullo dont le style est plus cartoony que Jock ou Francisco Francavilla, mais son interprétation de Batman n’en reste pas moins forte.

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Les festivités se poursuivent avec Detective Comics par Tony Daniel. Daniel prépare des changements importants pour le Joker dans ce premier numéro alors qu’il commet une série de meurtres qui laisse Batman plutôt perplexe. Tony Daniel a beaucoup évolué en tant que scénariste depuis Battle for the Cowl et nous livre une performance correcte aussi bien au scénar qu’au dessin surpassant de loin David Finch, un autre scénariste/dessinateur oeuvrant sur le personnage de Batman dans une autre série.

Batman et Robin de Peter Tomasi et Patrick Gleason est peut-être la série que j’aime le moins dans le magazine. Maintenant qu’il est revenu à Gotham, Batman doit faire équipe avec Damian Wayne, le nouveau Robin et également son fils. Mais le duo fonctionne moins bien que lorsque Dick Grayson, Nightwing, a assuré l’intérim de Batman. En toute franchise, j’ai tellement apprécier le personnage de Damian sous Morrison que je doute encore qu’un autre scénariste arrive à saisir aussi bien les contrastes du nouveau Robin. Ce premier épisode sert donc essentiellement à installer la nouvelle dynamique Batman/Robin.

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Batgirl vient clôturer le programme. Cette fois-ci, Barbara Gordon reprend le rôle de Batgirl délaissant le rôle d’Oracle ainsi que son fauteuil roulant. Peu d’explications nous sont données sur sa guérison mais la prestation de Gail Simone et Adrian Syaf est vraiment solide.

En bref, Batman Saga possède un bon rapport qualité/prix pour les fans de la chauve-souris. Je conseille donc à ceux qui voudraient enfin se lancer dans l’univers du Caped Crusader.

Attention : A déconseiller aux enfants.

 

Batman/Hellboy/Starman : Lorsque Mike Mignola fait équipe avec James Robinson

Jeudi 3 mai 2012

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Batman/Hellboy/Starman est un crossover inter-compagnie un peu différent des autres. En effet, habituellement, on retrouve un héros de chaque compagnie (ou une équipe) obligés de s’allier le temps d’une histoire. Cette fois-ci, la configuration est un peu différente puisqu’au côté du Hellboy de Mike Mignola, on retrouve successivement Batman, le célèbre justicier urbain, et Starman, personnage remis au gout du jour dans les années 90 par James Robinson, tous deux appartenant à l’écurie DC. Mais au final, si ce crossover apparaît un peu particulier par le fait de cette rencontre de trois personnages au lieu de deux, le véritable évènement est que ce récit est en fait le fruit de la collaboration des deux monstres sacrés du comics que sont Mike Mignola et James Robinson eux-mêmes.

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Batman/Hellboy/Starman est un crossover en deux parties publiée conjointement par Dark Horse et DC Comics écrit par James Robinson et dessiné par Mike Mignola. Ce récit a été publié en français par Semic dans Batman HS n°9 et a été republié dans le Semic Book « Rencontres ». L’histoire commence par l’enlèvement de Ted Knight, scientifique, super-héros retraité qui fut connu sous le nom de Starman et père de Jack Knight, le Starman actuel par des skinheads semblant maîtriser la magie alors qu’il donnait une conférence à Gotham City. Batman intervient mais ne parvient pas à empêcher l’enlèvement. Cette affaire va intéresser le BPRD, une agence gouvernementale qui lutte contre les menaces surnaturelles, qui va envoyer son meilleur agent à Gotham. Hellboy contacte alors Batman et lui propose son expertise dans le domaine du surnaturel.

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Composé de deux parties, ce récit a pour particularité de ne pas proposer de partenaire fixe à Hellboy. En effet, dans le deuxième épisode, c’est au côté de Jack Knight, alias Starman, que notre enquêteur de l’occulte va devoir finir son enquête. Au niveau de la narration, il n’y a pas de réelles surprises dès lors que l’on suit les séries régulières consacrées à Starman et à Hellboy. En effet, le travail de Robinson et de Mignola est dans la lignée directe de ce que l’on peut voir sur ces deux séries et les deux artistes ne parviennent pas à surprendre. Reste une rencontre entre trois monstres sacrés de la BD US très bien orchestrée par la crème des auteurs et un récit indispensable pour les fans de Robinson et Mignola. Et puis leur collaboration est déjà un évènement en soi et voir Mignola mettre en image Batman et Starman au côté de sa création, ça ne se refuse pas.

Attention : A déconseiller aux enfants, le ton est plutôt adulte.

 

Avengers : Les Origines version 2010

Vendredi 20 avril 2012

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A moins que vous ne viviez sur Mars avec John Carter ou Jacques Cheminade (n’oubliez pas de voter dimanche !!!), vous avez certainement entendu parler d’un petit film indépendant (comprenez par là gros blockbuster) appelé Avengers qui va sortir dans les jours qui suivent. L’occasion de commencer une série d’articles qui contiennent des éléments susceptibles de se recouper avec le film de Joss Whedon et de terminer par une critique du film (le temps pour moi de le voir avant la fin de la semaine prochaine j’espère). Commençons tout d’abord par le jour où les héros les plus puissants du monde vinrent à s’unir pour lutter contre des menaces communes, le jour où les Vengeurs se sont formés.

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Les Vengeurs apparaissent pour la toute première fois sous la plume de Stan Lee et les crayons de Jack Kirby en sept 1963. Cette version des origines datant un peu, c’est à Joe Casey et Phil Noto que revient la tâche de réactualiser ces origines dans la mini-série Avengers : The Origin publiée en français dans la collection 100 % Marvel sous le titre Avengers : Les Origines. Tout commence lorsque Loki, prisonnier de l’Île du Silence, décide de se venger de son frère Thor résidant sur Terre. Il manipule Hulk qui provoque alors des dégâts considérables sur une voie ferrée. Rick Jones, qui doit la vie sauve à Hulk, décide de l’aider en envoyant un message codé aux Quatre Fantastiques. Mais Loki détourne le message et le fait parvenir à Donald Blake (alter ego de Thor), Tony Stark (alias Iron Man), Hank Pym et Janet Van Dymne (l’Homme Fourmi et la Guêpe). Les quatre héros décident de répondre à l’appel à l’aide de Jones.

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Lorsqu’on parle de réactualisation des origines des Vengeurs, en général, on craint le pire. On a toujours peur de perdre ce qui faisait la moelle du récit d’origine ou que les changements ne soient que cosmétiques et n’apportent rien à l’original (ex : Spider-Man Chapter One). La force du récit de Joe Casey et de Phil Noto est de réactualiser les origines sans trahir le récit original. Le récit est bien sur beaucoup plus moderne : Là où le récit de Stan Lee était bouclé en un épisode, le récit de Joe Casey s’étend sur 5 épisodes laissant tout le loisir à Casey de développer ses personnages et son intrigue. Les looks des personnages et la technologie utilisée dans l’aventure sans eux-aussi résolument contemporains, les ordinateurs faisant place au poste de radio de la version de 1963. Et pourtant, la version de 2010 ne trahit pas la version de 1963. L’intrigue est en tout point identique. Les personnages portent les mêmes costumes qu’à l’époque alors que la solution de facilité aurait été d’adopter des costumes plus cinématographiques (avec une armure plus proche de la version Extremis au lieu de la vieille version en fer blanc pour Iron Man par exemple). Et puis pour faire le rapprochement avec le film à sortir, c’est Loki qui est « responsable » de la formation des Vengeurs. Au graphisme, Phil Noto est époustouflant, le style est épuré, les couleurs sont pastels et le rétro et le contemporain s’équilibrent parfaitement dans ses planches.

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Au final : Si vous voulez faire découvrir les origines des Vengeurs aux plus jeunes, cette version passera peut-être mieux que l’original de Lee/Kirby. Le récit de Casey et Noto garde les points forts de l’original tout en étant plus moderne. Une vraie réussite. Pour les « plus vieux » fans, ils pourront toujours s’amuser à faire la comparaison entre cette version et la version d’origine (republiée dans Marvel Classic 1).

 

5 Ronin : Les héros Marvel dans l’univers féodal japonais

Mardi 17 avril 2012

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Chez Marvel, il y a vraiment deux types de récit : on y trouve tout d’abord les histoires classiques de super-héros qui sont devenus la marque de fabrique de la firme et, parfois, il y a des récits plus expérimentaux qui peuvent souvent s’avérer être des bonnes surprises. En effet, ces récits placent souvent les personnages dans des situations inédites et n’hésitent pas à prendre de grandes libertés avec l’univers Marvel. Parmi les exemples les plus réussis, on avait 1602 de Neil Gaiman qui transposait les héros Marvel à l’époque victorienne et Powerless, série dans laquelle les héros Marvel n’ont jamais eu de pouvoirs. 5 Ronin appartient à cette catégorie de récit.

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5 Ronin est scénarisé par le très talentueux scénariste Peter Milligan et est dessiné par 5 artistes internationaux, Tomm Coker, Dalibor Talajic, Laurence Campbell, Goran Parlov et Leandro Fernandez. Pour cette série sortie en 5épisodes aux USA, Panini a décidé de mettre les petits plats dans les grands en proposant une édition simple agrémentée de 5 couvertures différentes (moi j’ai la couverture Wolverine) et une édition graphic novel cartonnée, grand format et avec des bonus supplémentaires.

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L’histoire nous transpose en l’an 600 au Japon. Une guerre vient de se finir mais le Japon reste infesté de ronins, des samouraïs qui ont perdu leur maître et qui errent en quête de vengeance ou d’honneur. L’un d’eux serait immortel, un autre, pacifique, se comporterait comme un monstre impitoyable au combat, un autre aurait perdu sa famille … Au total, on suit 5 héros tous motivés par la vengeance envers une seule et même personne à savoir un important Daïmio (seigneur au Japon). Certains vont se croiser mais tous auront une importance dans le déroulement du récit.

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5 Ronin est une vraie bouffée d’air frais tant le dépaysement proposé est total. C’est avec un plaisir non dissimilé qu’on suit les pérégrinations des versions féodales de Wolverine, Hulk, Punisher, Psylocke et Deadpool. Le scénario de Milligan fonctionne un peu sur le même principe que le 7 Soldiers de Grant Morrison. En effet, les personnages ont peu voire même pas d’interactions les uns envers les autres, ne se connaissent pas et ignorent qu’ils poursuivent un but commun. Cette astuce scénaristique qui a déjà fonctionné pour Morrison fonctionne aussi sur le 5 Ronin de Milligan. Chacun des 5 épisodes est illustré avec beaucoup de talent par 5 auteurs qu’on voit rarement sur les comics mainstream. C’est donc une belle histoire d’honneur et de vengeance accessible aussi bien aux néophytes comics comme à ceux qui ne sont pas doués pour l’histoire (car je me doute que je ne suis pas le seul dans ce cas :-) ). Certainement l’un des meilleurs albums du mois et à coup sur le plus original.

Attention : Pour adultes uniquement.

BONUS : Les couvertures de David Aja, illustrateur d’Iron Fist et futur dessinateur d’Hawkeye.

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Daredevil : La petite gemme du magazine Marvel Knights

Jeudi 29 mars 2012

Daredevil : La petite gemme du magazine Marvel Knights dans culte

Le magazine Marvel Knights est sorti en France ce mois-ci dans une toute nouvelle formule reprenant sa numérotation au numéro 1. Pour ceux qui ont bonne mémoire, nous avions déjà connu un magazine du même nom à la fin des années 90, nommé d’après le label Marvel Knights. Marvel Knights était chapeauté aux USA par Joe Quesada et c’est sous ce label que nous verrons apparaître la relance de Daredevil de Quesada et Smith ainsi que les épisodes du Punisher de Ennis et Dillon. Pas étonnant que Panini souhaite sortir un nouveau magazine Marvel Knights alors que le label n’existe plus aux Etats-Unis. Au niveau contenu, le mag nous propose de suivre les nouvelles séries de Daredevil, Ghost Rider et Punisher, mais soyons franc, ma série préféré du mag est pour l’instant Daredevil qui fait un redémarrage tonitruant (ce qui ne veut pas dire que les autres séries sont mauvaises). Ces nouvelles aventures de Daredevil sont menées de main de maître par l’excellent scénariste Mark Waid (Flash, Captain America …) secondé au dessin par les non-moins excellents Paolo Rivera et Marcos Martin.

 dans culte

La grande particularité de ces épisodes est de permettre au personnage de Daredevil de revenir aux sources et d’adopter un ton plus léger et optimiste. En effet, les dernières années n’ont pas été tendres avec le personnage. Dès la relance du personnage à la fin des années 90, Matt Murdock a du faire face à toute une série d’épreuves dont on se demandait sans cesse comment il allait se relever. C’était tout d’abord avec beaucoup de tristesse qu’on pouvait voir Karen Page, l’amour de toujours de DD, mourir de la main de Bullseye sous la plume de Kevin Smith. Plus tard, sous la plume de Brian Michael Bendis, la série deviendra nettement plus sombre (notamment grâce à Alex Maleev au dessin). Daredevil verra son identité secrète vendue dans un tabloïde et la chute du Caïd, son adversaire de toujours, va amener Murdock à devenir le nouveau Caïd de Hells Kitchen, le quartier qu’il protège. Ed Brubaker va poursuivre ce que Bendis avait entrepris sur le titre et celà va nous amener à Andy Diggle qui fait de Daredevil le nouveau chef de la secte ninja La Main. Ceci conduira Matt à devenir un vilain dans Shadowland alors qu’il est sous l’emprise d’un démon. A la fin de Shadowland, Matt quitte New York mais il prendra la décision d’y revenir dans Daredevil Reborn.

L’une des forces de Waid n’est pas de faire abstraction de la descente aux enfers de Daredevil mais d’en faire une force pour le personnage pour aller de l’avant. Mais même si Matt semble vouloir faire abstraction du passé, les stigmates de son ancienne vie sont encore là. En effet, dans l’esprit des gens, son nom reste encore associé à celui de Daredevil ce qui va nuire à sa réputation d’avocat et son retour en tant que héros ne se fera pas sous de meilleurs auspices puisqu’il va devoir affronter Captain America qui veut l’arrêter pour les crimes qu’il a commis pendant Shadowland. L’écriture de Waid est vraiment très organique et les évènements s’enchaînent de façon naturelle. Daredevil apparaît très proche des gens qu’il protège et Waid va se montrer très ouvert d’esprit puisqu’il n’hésitera pas à introduire un commerçant musulman et un avocat homosexuel dans son histoire sans jamais tomber dans les clichés (non le commerçant ne va pas poser de bombes, tu peux ranger ton arme Jack Bauer) ou dans la communication racoleuse (cf la jurisprudence Miles Morales/Batwoman). Quant à Matt, il semble définitivement avoir trouvé l’équilibre entre son travail d’avocat et sa carrière de justicier. Une petite nouveauté dans ces épisodes est l’exploitation des hyper-sens de Matt. Nous savons effectivement que Matt est aveugle et qu’il possède un sens radar qui l’aide à compenser mais jamais nous n’avions vu ce que Matt pouvait « voir ». C’est maintenant chose faite grâce au sens du détail des dessinateurs Paolo Rivera et Marcos Martin qui parviennent à nous retranscrire en dessin ce que perçoit notre justicier aveugle.

En bref, s’il vous fallait une bonne raison d’acheter Marvel Knights, je vous répondrais que Daredevil est LA série Marvel du moment. J’ai l’impression que pourrais en parler des heures uniquement après n’avoir lu que les deux premiers épisodes.

Attention : le mag Marvel Knights est réservé à un public averti.

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