Archive pour la catégorie 'culte'

Nextwave : Le gros délire de Warren Ellis

Dimanche 3 avril 2011

Nextwave est une série en 12 épisodes signés par Warren Ellis et Stuart Immonen. Ils ont été publiés en 2 vol chez Panini dans la collection 100% Marvel. Nextwave va certainement dérouter les fans d’Ellis. En effet, si Warren Ellis reste très provocateur dans ses histoires, ses thèmes (implication des super-héros dans la politique internationale, méfaits de la science, complots à unetrès grande échelle …) ont toujours été abordés avec beaucoup de sérieux. Mais Nextwave va servir de défouloir à l’auteur puisqu’il lui-même dire qu’il a enlevé toute cohérence à son récit. La patte graphique d’Immonen va aussi changer à partir de cette histoire, devenant du coup plus cartoony et anguleux que ce qu’on a pu voir sur Superman ou Shockrockets.

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L’équipe de Nextwave est composée de seconds et de troisièmes couteaux de Marvel. On retrouve Monica Rambeau, ex-Captain Marvel des Vengeurs, Tabitha Smith, une mutante qu’on a vue dans X-Force, Aaron Stack, alias X-51, alias Machine Man, Elsa Bloodstone, la fille du chasseur de monstres Ulysses Bloodstone, et un petit nouveau appelé Captain. Ils travaillent pour une agence appelée H.A.T.E. dirigée par Dirk Anger, personnage parodiant Nick Fury. Nextwave lutte contre une organisation terroriste appelée S.I.L.E.N.C.E. qui teste des armes de destructions massives délirantes sur le sol américain. Dans le premier épisode, ils s’aperçoivent que leur propre agence est financée par Beyond Corporation, la branche légale de S.I.L.E.N.C.E., et ils décident de s’affranchir de Dirk Anger. Ils doivent donc lutter contre les plans de la Beyond Corporation tout en essayant d’échapper à leur agence H.A.T.E.

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Arrêté au bout de 12 épisodes par manque de lecteurs, Nextwave est quand même une série-culte pour les fans. Ellis pousse la parodie et les provocation jusqu’au bout avec des personnages qui ne s’entendent pas, des méchants de seconde zone vraiment drôles (par exemple le service de ressources humaines de la Beyond Corp ou Dirk Anger) et des dialogues d’un humour décapant. On est étonné que Marvel ait laissé Elllis aller jusqu’au bout de son délire. Au dessin, Stuart Immonen change de style par rapport à ses séries précédentes. Ses dessins deviennent moins réalistes et plus anguleux. Il essaiera au sein même de la série de reproduire le style de quelques grands comme Gene Colan ou Mike Mignola lors de quelques séances flashback dans le deuxième tome.

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Bref, je ne saurais trop vous recommander de vous prendre cette série et de ne surtout pas oublier de prendre vos petites pilules.

Attention : A déconseiller à de jeunes lecteurs.

JLA/Avengers : le choc des titans

Mardi 8 mars 2011

Depuis toujours, les fans de comics se sont demandés qui était le plus fort entre Thor et Superman, le plus rapide entre Flash et Quicksilver etc…Bref il y a toujours eu un public pour les crossovers inter-compagnies. S’il est vrai qu’un certain nombre d’entre eux étaient réussis (Superman/Spider-Man, Batman/Hulk, Spider-Man/Batman etc…), d’autres pouvaient apparaitre comme étant un peu plus poussifs (Wolverine/Badrock, Punisher/Archie etc…). Par contre, s’il y a bien deux équipes qui étaient destinées à se rencontrer, c’était bien la Justice League et les Vengeurs. C’est d’ailleurs cette volonté qui poussera les auteurs des Vengeurs à créer, dans les années 70, l’Escadron Suprême, véritable pastiche de la Justice League.

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Dans les années 80, DC et Marvel sont à deux doigts de concrétiser un crossover officiel Justice League/Avengers (déjà dessiné par Georges Perez) mais des désaccords éditoriaux empêchent la réalisation du projet (pour l’anecdote, il parait que le « Kirby des temps modernes » himself aurait acheté les planches originales de ce projet avorté à prix d’or). Il faudra attendre un vingtaine d’année avant que le projet se concrétise sous la pression des fans.

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Krona, un ennemi cosmique de Green Lantern, détruit les mondes à la recherche d’une certaine vérité. Il parvient jusqu’à l’univers Marvel et tombe sur le Grandmaster qui décide de parier sur le sort de son univers en organisant un pari impliquant les champions de l’univers DC et Marvel. La Justice League et les Vengeurs vont donc s’affronter dans une quête des objets mystiques dans leurs univers respectifs afin que ceux-ci puissent survivre.

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Au scénario, Kurt Busiek fait fort. En effet, il arrive à caser tous les personnages liés à l’un des deux groupes sans pour autant se perdre dans son intrigue. Ce qui pouvait faire peur dans un tel projet, c’était une absence totale de caractérisation des personnages. Mais Busiek contourne la difficulté et parvient à offrir à un moment de gloire à chacun d’eux. L’intrigue est dans la veine des intrigues cosmiques classiques de DC et Marvel, Busiek n’innovant pas à ce niveau-là. Cependant, on est émerveillé par sa connaissance parfaite des deux univers et la maitrise parfaite de son intrigue malgré le nombre très important de personnages. Au dessin, seul Georges Perez (connu pour être le sosie officiel de Carlos avec sa barbe et ses chemises à fleur) pouvait rendre justice à ces personnages. En effet, Perez est non seulement familier des deux équipes qu’il a dessiné, mais il est aussi l’un des rares dessinateurs capables de dessiner un grand nombre de personnages par cases tout en gardant une action lisible. Bref, les batailles prennent une proportion épique comme on en a rarement vu. Avec aussi un très grand nombre de références aux deux univers à destination des fans, il n’en faudra pas plus pour rendre ce JLA/Avengers absolument culte.

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Au final, rares sont les crossovers à se montrer aussi ambitieux que celui-ci. C’est une réussite de bout en bout et une série à posséder absolument pour peu qu’on soit fan de l’une ou l’autre des équipes. Par contre, les néophytes risquent de ne pas comprendre toutes les références et de s’y perdre un peu. A noter que ce crossover a été publié aux USA par DC et Marvel en 4 vol et en en France chez Semic en 4 fascicules.

Pride of Baghdad

Jeudi 3 mars 2011

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Voici un article dont le ton risque d’être différent de mes autres articles. Habituellement, j’adopte toujours un ton peu sérieux mais l’histoire de ce livre ne s’y prête pas. Pride of Baghdad est un graphic novel (roman graphique cad une BD avec une histoire et un graphisme plus poussés que les mensuels et, en général, une couverture cartonnée) de Brian K. Vaughan et Niko Henrichon publié chez Vertigo (ancienne branche adulte de DC) aux USA et chez Panini en France.

Le scénario de Vaughan s’inspire d’une histoire vraie. « En avril 2003, quatre lions se sont échappés du zoo de Bagdad lors des bombardements sur l’Irak. Les animaux affamés ont finalement été abattus par des soldats américains. »Le livre raconte l’histoire de quatre lions qui s’échappent du zoo de Bagdad. Les lions vont découvrir la liberté dans un pays en guerre. On suit l’histoire des ces lions, dotés de la parole comme dans un dessin animé de Disney. On découvre leur réaction face à leur toute nouvelle liberté. On les voit essayer de vivre dans la jungle lorsque des tanks viennent troubler leur tranquillité. On les voit errer dans une ville de Bagdad dévastée par la guerre. On les les voit lutter contre un ours dans un ancien palais de Saddam pour gagner leur liberté. On les voit enfin mourir.

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Vaughan excelle dans cette histoire qui est un véritable hymne à la liberté et un pamphlet contre la guerre. On vit véritablement aux cotés de ces lions, de leur libération à leur fin tragique. On est éblouit devant les illustrations magnifiques et criantes de vérité de Henrichon, représentant une Bagdad dévastée des plus réalistes. Ce blog n’ayant aucune volonté de parler politique, vous ne connaitrez pas mon opinion sur ce conflit. En revanche, je peux dire ce que je pense de ce livre. Ce livre est complétement bouleversant et fait partie de ces livres dont on se souvient à vie. C’est l’un de mes coups de coeur depuis que j’ai commencé à collectionner des comics.

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Attention : Pride  of Baghdad, ce n’est pas le Roi Lion. Tenez vos enfants éloignés de ce livre !

Powerless par Matt Cherniss, Peter Johnson et Michael Gaydos

Dimanche 20 février 2011

Powerless est une mini-série en 6 numéros, publiés en France dans le 100% Marvel Spider-Man/Wolverine : Le Pouvoir des Rêves. Les auteurs de cette histoire sont peu connus puisque Cherniss et Johnson sont avant tout des scénaristes pour la télévision. Seul le dessinateur Michael Gaydos peut évoquer quelque chose aux fans puisqu’il a illustré Alias aux cotés de Brian Michael Bendis. Cette série est passée inaperçue auprès des fans de part l’absence d’auteurs connus mais aussi de promotion de la part de Marvel.

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Le principe de Powerless est vraiment original puisque, à travers le regard du psychiatre William Watts, nous suivons les aventures de Peter Parker, de Logan et de Matt Murdock dans un monde où les super-pouvoirs n’existent pas. Ces personnages sont connus des lecteurs comme étant Spider-Man, Wolverine et Daredevil. Mais dans ce monde que l’on peut qualifier de « réel », Peter a bien été mordu par une araignée mais ce n’est pas pour autant qu’il grimpe aux murs, Matt Murdock a bien reçu des déchets toxiques au visage qui l’ont rendu aveugle mais ce n’est pas pour autant que ses autres sens se sont développés … Ils sont donc sans pouvoirs d’où le titre « Powerless ». Les auteurs abordent donc une question cruciale concernant leurs héros : Qu’est-ce qui fait l’essence d’un héros ? Est-ce le costume, les pouvoirs ? Seront-ils toujours des héros dans un monde où ils ne reçoivent pas de super-pouvoirs ?

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Le récit de Cherniss et Johnson est plutôt captivant puisque les personnages vont connaître de vrais dilemnes moraux et vont chercher en eux la force d’être des héros. L’histoire est toujours bien mené grâce à un suspense haletant et à une caractérisation bien maitrisée. On passe d’un héros à l’autre, chacun des personnages ayant en commun le psychiatre William Watts qui est le fil conducteur de la série. Les clins d’oeil à l’univers Marvel sont nombreux,ce qui ne manquera pas d’amuser les fans (à commencer par les couvertures originales du titre). La psychologie des personnages est le point fort de la série, les lecteurs découvrant sous un autre jour la force et les faiblesses des nombreux héros du titre.Les dessins de Gaydos sont superbes et donne un vrai cachet à cette histoire.

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Ce titre aurait mérité d’avoir une meilleure promotion de la part de Marvel car il est l’un des meilleurs récits de la maison des idées. Jamais les personnages n’auront autant mérité le terme de « héros »que dans Powerless et c’est avec grand plaisir que l’on retrouve ce qui est l’essence des héros Marvel dans une série où ils n’ont aucun pouvoir. Ce titre est un OVNI, un moment de lecture agréable et c’est à découvrir en urgence si vous ne l’avez toujours pas lu.

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Attention : cette série n’est pas destinée aux enfants, le scénario étant un peu trop compliqué pour eux et certains passages pouvant les choquer. Faites ce que vous souhaitez, mais, au moins vous êtes avertis.

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Les Tortues Ninja : La Rivière par Rick Veitch

Vendredi 18 février 2011

 

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Les Tortues Ninja, tout le monde pense connaitre. Il est vrai qu’il y a eu ce cartoon de la fin des années 80 à la qualité … discutable Mecontent ! S’en est suivi tout un plan marketing à base de figurines, de cowabanga et de longs-métrages avec des tortues qui faisaient fausses (et je passe sous silence la série live de la Fox qui introduit une cinquième tortue féminine et qui a connu un crossover avec les Power Rangers Cri). Bref il faudra attendre 2003 avant qu’une série d’animation de qualité ne soit produite. Le gros succès de cette nouvelle série d’animation sera une très grande fidélité au comic-book d’origine (et là, tout le monde me regarde avec stupeur « Il y a un comic-book sur les tortues ninja ? » « Mais oui ma bonne dame ! »).

A l’origine, Teenage Mutant Ninja Turtles est un comic-book écrit et dessiné par Kevin Eastman et Peter Laird. L’histoire se voulait être une parodie de comics à succès comme New Mutants, Ronin et Daredevil. A l’époque, ce comic était très amateur et réservé à un public assez averti. Le succès de ces premiers numéros vaudra aux tortues d’être publiées chez Mirage (et leurs droits seront vendus quelques temps plus tard à la télévision). On voit ainsi un certain nombre d’auteurs succédés à Eastman et Laird, tout en conservant un certain niveau de qualité dans leurs histoires. Rick Veitch sera de ceux-là puisqu’il écriera et dessinera les épisodes 24 à 26 compilés ensuite sous la forme d’un graphic novel : The River (La Rivière disponible en France chez Comics USA). Veitch est un auteur de comics très connu notamment pour ses collaborations avec Alan Moore sur Swamp Thing ou Supreme entre autres.

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L’histoire commence alors que nos chères tortues s’entrainent à la méditation au bord d’une rivière avec leur maître Splinter. Cependant, Raphael va craquer pendant l’exercice et nuire à la concentration de ses frères. Léonardo, Donatello et Michellangello, excédés par le comportement de leur frère, vont le taquiner avec une sangsue. Mais la sangsue va à plusieurs reprise pomper le sang de Raphael et évoluer jusqu’à devenir dangereuse alors que Raphael va régresser jusqu’à redevenir une simple tortue. Les autres tortues partent donc en quête de la sangsue dans l’espoir de rendre à Raphael son apparence normale.

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Voici un livre que j’avais payé un prix dérisoire à l’époque (10 fr dans une maison de la presse) et qui s’avère être un très bonne pioche. Ayant eu un a-priori négatif sur les tortues ninja, j’ai été très étonné par la maturité du récit. Comme tous les comics des Tortues Ninja, ce récit est entièrement en noir et blanc. Le récit de Rick Veitch est assez ambitieux car il délaisse volontiers les scènes d’action pour faire un récit qui ressemble parfois à une quête initiatique et à une fable écologique. Les dessins sont magnifiques, la nature étant particulièrement bien mise en valeur au fur et à mesure des planches. Cependant, qu’on ne s’y trompe pas, action et rebondissements restent au rendez-vous avec notamment cette sangsue devenue intelligente qui sème les cadavres vidés de leur sang partout où elle passe.

En bref, si dans une brocante ou chez un bouquiniste, vous tombez dessus, prenez-le sans a-priori, vous pourriez être étonnés.

Umbrella Academy

Vendredi 11 février 2011

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Umbrella Academy est un comic surprenant. En effet, dessiné par Gabriel Ba, un dessinateur plutôt méconnu, cette BD est également scénarisé par G9782756017174.jpgerard Way, chanteur d’un groupe appelé My Chemical Romance. Bref on a toutes les raisons de penser, au premier abord, du mal de cette série. Way n’est visiblement pas un familier du monde du comic-book. Or, à chaque fois qu’un chanteur, acteur ou autre célébrité s’est attaqué à la BD, ça s’est toujours soldé par une catastrophe artistique. Gerard Way va faire démentir cette règle, se montrant plus inventif dans son histoire que la plupart des auteurs mainstream. Bref, Umbrella Academy est un bon comic dans lequel Way et Ba font des merveilles et qui a été récompensé par un Eisner Award.

Dans Umbrella Academy, 42 enfants naissent de façon mystérieuse de femmes qui n’étaient visiblement pas enceintes. Un scientifique umbacad6p1.jpgexcentrique, Sir Reginald Hargreeves, adopte sept d’entre eux dans le but de sauver le monde. Les enfants vont développer des capacités hors du commun pour la plupart et seront dénommés par un simple numéro. Dès le plus jeune âge, ils seront amenés à sauver le monde et on les voit dès le premier épisode lutter contre le robot-zombie de Eiffel qui a pris le contrôle de la Tour Eiffel et qui menace Paris. On retrouve ensuite les membres de l’Academy 20ans plus tard à l’enterrement de Sir Reginald Hargreeves. On comprend que l’Academy s’est dissoute suite à des dissensions dans le groupe. Alors que la tension est palpable au sein du groupe, n°5 revient du futur pour prévenir ses compagnons d’une fin du monde imminente.

dallasumbrellaacademy8796142603929.jpgUmbrella Academy a été publié sous la forme de 2 mini-séries aux USA chez Dark Horse et de 2 albums en France chez Delcourt. La série est un véritable OVNI. En effet, Way mélange des concepts classiques de séries de super-héros tout en donnant à ses héros l’apparence d’une famille dysfonctionnelle. Le rythme de l’histoire est très condensé et les dialogues paraissent parfois maladroit, cependant Way fait parfois preuve d’un culot qui manque aux séries traditionnelles (le robot-zombie de Gustave Eiffel, sérieux ?!) et qui lui permet de s’acquitter de sa tâche de scénariste haut-la-main. Les dessins de Gabriel Ba sont magnifiques, rappelant parfois les illustrations Mike Mignola, et la mise en couleur de Dave Stewart est superbe. J’ai une préférence pour la première mini série,La Suite Apocalyptique, qui est vraiment originale et bien barrée. Mais la deuxième mini-série, Dallas, reste quand même de bonne facture et a le mérite de nous éclairer sur le passé de n°5 et sur la mort du Président Kennedy (et Oswald était en fait innocent, mais chut !!!). Bref il ne me reste plus qu’à conclure cet article car de mystérieux hommes en noir viennent de frapper à la porte emoticone.

Attention : Cette série est vraiment très violente et ne doit pas être mise dans toutes les mains. S’il y a des parents qui me lisent, n’achetez pas cette BD à vos enfants sans y avoir jeté un oeil au préalable.

 

DC La Nouvelle Frontière par Darwin Cooke

Vendredi 4 février 2011

00dcnewfrontier1pyratedcp.jpgLa Nouvelle Frontière est une BD en 3 vol chez Panini (6 vol aux US chez DC) écrite et dessinée par Darwin Cooke et mis en couleur 38dcnewfrontier1pyratedcp.jpgpar Dave Stewart. L’histoire met en scène les principaux héros DC comme Superman, Batman et Wonder Woman, des personnages plus obscurs comme les Losers,les Challengers de l’Inconnu, l’agent King Faraday et des « nouveaux venus » comme Martian Manhunter, Flash et Hal Jordan. Après un prologue situé en 1945 montrant un soldat américain essayant de survivre à un île peuplée de dinosaures, l’action se transporte dans les années 50 à la fin de la guerre du Vietnam et en plein pendant la période du McCarthisme.

Le contexte choisi par l’auteur n’est pas anodin car il permet d’expliquer la disparition des super-héros dans les années 50. En effet, pendant dcnewfrontier02pyratedcppg07.jpgcette période, l’Amérique est en pleine crise de paranoïa et se voit des ennemis partout (surtout communistes). Une véritable chasse aux sorcières est organisé faisant des ravages dans tous les milieux de la société américaine. Même les super-héros doivent montrer patte blanche s’ils ne veulent pas se voir pourchassé. La première génération de héros (ceux des années 40) décide donc de se retirer, seuls Superman, Batman et Wonder Woman restent en activité. Superman et Wonder Woman sont contraints de travailler pour le pouvoir politique, quant à Batman, il suscite plus que jamais de la méfiance à son égard. Tout cela aura des conséquences pour J’onn J’onzz, extraterrestre métamorphe arrivé sur Terre par accident qui devra adopter une apparence humaine pour vivre parmi les humains jusqu’à ce que l’agent King Faraday s’en mêle et le pourchasse. Même Flash, dernier arrivé parmi les surhommes, se dcnewfrontier02pyratedcppg4445.jpgverra mettre un frein à son envie d’aider son prochain lorsqu’il se verra traiter comme un monstre.

 

Le personnage le plus important de l’histoire est peut-être bien Hal Jordan car il sera à la fois un témoin et un acteur de cette newfrontier422.jpgpériode. Effectivement, Hal est le fil conducteur de cette histoire passant du statut de pilote pendant le Vietnam à celui de super-héros à la fin. Il est l’homme avec une histoire normale, traumatisé par le Vietnam et qui cherche à se reconstruire. Il est un peu le symbole d’une Amérique qui se cherche mais aussi celui qui fera le lien entre le passé et l’avenir, devenant ainsi l’incarnation vivante de ce que Kennedy appellera « La Nouvelle Frontière » et de l’avènement d’un nouvel âge des héros.dcthenewfrontier0510.jpg

 

Si vous ne les avez pas lus, ces trois albums sont à se procurer de toute urgence. Cooke assure en maître d’orchestre unique de ce comic. Son scénario est fouillé et documenté, son dessin colle parfaitement à l’ambiance des années 50. C’est un vrai chef d’oeuvre à la fois magnifique, passionnant et ambitieux comparable à ce qui a fait le succès de Watchmen dans les années 80 (non non je suis sérieux là :-) ).

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