Archive pour la catégorie 'comics'

Batman The Killing Joke édition noir et blanc

Dimanche 12 avril 2015

Batman The Killing Joke édition noir et blanc dans culte

L’an dernier, à l’occasion des 75 ans du personnage de Batman, l’éditeur Urban Comics a eu la bonne idée de proposer de luxueuses versions noir et blanc de quelques récits emblématiques du Chevalier Noir comme The Dark Kinght Returns, Year One ou encore le premier récit de Batman dans la nouvelle continuité DC du New 52 La Cour des Hiboux. Pour m’être procuré la Cour des Hiboux à l’époque, j’étais plutôt favorable à cette initiative car sur du noir et blanc, il y a des détails qu’on ne voit pas sur la version colorisé des planches. Lorsque, un peu moins d’un an plus tard, l’éditeur décide d’ajouter tardivement The Killing Joke à la collection, l’idée semble avoir du sens. En effet, ce récit, écrit par le légendaire, le divin (non je n’en fais pas de trop :-) ) Alan Moore et l’excellent Brian Bolland est considéré comme le meilleur récit sur le tandem Batman/Joker et comme je possédais une version Delcourt antérieure avec une couverture violette affreuse et des dialogues dans lesquels Batman et Joker se vouvoient, j’étais curieux de voir ce que donnait cette nouvelle version.

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Pour ceux qui ne connaissent pas ce récit, ne restez pas là et filez combler vos lacunes. Bon comme vous êtes encore là, voici un petit pitch rapide. L’histoire met en parallèle l’évasion du Joker et sa tentative de faire perdre la raison à l’homme le plus intègre de Gotham, Jim Gordon, prisonnier du dément, avec le jour où lui-même a perdu la raison. Pour parvenir à ses fins, le Joker a tiré à bout portant sur Barbara, la fille du commissaire Gordon, la condamnant ainsi au fauteuil roulant à vie. Batman entend bien, quant à lui, mettre un terme définitif aux méfaits du clown criminel.

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Très franchement, si vous n’avez jamais lu ce récit, il vous faut absolument le lire en urgence. Moore nous dépeint un Joker plus tragique que d’habitude, plus déterminé dans l’horreur de ses actes aussi. Sa relation avec Batman est d’ailleurs plutôt ambiguë et Moore n’hésite pas à nous montrer qu’il y a une certaine similarité entre le criminel psychopathe et le justicier masqué. Le final risque d’en déconcerter plus d’un si vous ne connaissez pas le récit mais il démontre de tout le génie dont Moore est capable. Sachez que ce final, plus de 25 ans après la publication initiale de l’album, continue à faire l’objet de différentes théories et même différents auteurs ont contribué au débat (j’aime plutôt l’explication de Grant Morrison qui, du coup, donne un éclairage particulier au titre de l’histoire). Les planches de Bolland sont superbes en noir et blanc et le dessin n’a pas pris une ride. Au niveau bonus, on a droit à une courte histoire supplémentaire de Brian Bolland, à une préface de Tim Sale et à une postface de Bolland. Malheureusement, la préface et la postface sont la même que sur l’édition couleur de l’album qui avait été entièrement recolorisée par Bolland lui-même à l’occasion du 20ème anniversaire de l’album. On peut par exemple lire en préface « Ici, bande de petits veinards, vous avez droit à la BD re-colorisée par Bolland lui-même (—) » suivi de tout un baratin faisant l’éloge de la nouvelle version colorisée alors que l’on tient entre nos mains une édition noir et blanc. Bref, ça ressemble un peu à une mauvaise blague quand même. C’est peut-être un détail car au pire ça reste un bel objet de collection comme les autres albums. C’est vrai mais on peut néanmoins aussi regretter que la mention « tirage limité » n’apparaisse nul part sur l’album. Donc contrairement aux autres albums noir et blanc des 75 ans de Batman, il est possible que le tirage de cet album soit un tirage normal et qu’il puisse donc faire l’objet de réédition comme la version couleur. Bref à vous de voir quelle version vous préférerez entre la version noir et blanc et la version couleur. Tout ici ne sera plus qu’une question de goût.

2015 : L’année Kirby ?

Samedi 7 mars 2015

2015 : L'année Kirby ? dans culte Captain-Americas-Bicentennial-Battles-front-cover

S’il y a bien un nom qui est connu des fans de comics, c’est celui de Jack Kirby. En effet, Kirby est l’un des auteurs les plus influents du monde des comics. Co-créateur pendant la seconde guerre mondiale de Captain America, Kirby participe à l’élaboration de l’univers Marvel dans les années 60. C’est durant cette période qu’il acquiert le surnom du King, surnom qu’il a plus que mérité lorsqu’on voit l’énergie qui se dégage de chacune de ses planches. Dans les années 70, Kirby quitte Marvel fâché et rejoint DC, le principal concurrent de Marvel. C’est chez DC qu’il lance ce qui est pour beaucoup son chef d’œuvre, le Quatrième Monde, composé de 4 séries : Jimmy Olsen, Forever People, New Gods et Mister Miracle. Il reviendra ensuite chez Marvel pour reprendre Captain America et lancer entre autres les Eternels (une série dont la thématique est très proche du Quatrième Monde), Machine Man, Black Panther etc …

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Alors 2015 sera-telle l’année Kirby ? Cette question peut peut-être étonner certains d’entre vous, mais force est de constater que depuis quelques temps, Kirby connait un regain d’intérêt de la part des éditeurs français (notamment Urban). Certes, Kirby n’a jamais vraiment été absent en librairie, mais la plupart des travaux du maitre qui ont été publiés sont des travaux Marvel des années 60 qu’on pouvait retrouver au sein d’intégrales ou de Marvel Classic pour le kiosque. Mais ses travaux les plus personnels réalisés dans les années 70 ont, pendant longtemps, été laissés de côté par les éditeurs français malgré quelques projets ici et là (les Eternels chez Panini en 2008 par exemple).  La véritable offensive viendra d’Urban en 2012 avec une anthologie consacrée au maitre. Suivra ensuite Kamandi en 2013/2014. Pour moi, la volonté d’Urban est claire, il s’agit de tester le public avant de s’attaquer au morceau de choix, le Quatrième Monde. Mais la fin de 2014 et le début de 2015 va voir le nombre de projets augmenter : publication d’OMAC et du Quatrième Monde chez Urban ainsi que d’une biographie écrite par Mark Evanier et publication d’une histoire inédite de Captain America écrite et dessinée par Kirby chez Panini.  N’oublions pas non plus l’exposition consacrée à l’auteur lors du festival d’Angoulême pour se convaincre que cette année sera définitivement dédiée au King.

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Bien évidemment, si vous souhaitez découvrir l’auteur, je ne peux que vous recommander très chaudement le Quatrième Monde et les Eternels qui sont des œuvres majeures chez Kirby. Mais j’ai néanmoins choisi, pour cet article, de jeter mon dévolu sur deux autres albums du maitre, à savoir OMAC et Captain America : Bicentennaire. Il y a deux raisons pour cela : la première raison est que chacun de ces deux récits est plutôt méconnu des lecteurs français (et pour cause, OMAC n’a été publié que dans une vieille série Aredit, Le Manoir des Fantômes, et n’a jamais été réédité alors que Captain America : Bicentennaire est carrément inédit) et la deuxième raison est qu’il y a pour moi un petit fil conducteur entre ces deux albums. Dans OMAC, on découvre le Monde de Demain c’est à dire l’avenir tel que Kirby se l’imagine. Dans ce futur, toute violence a été bannie. Pour maintenir la paix, l’APP (Agence Planétaire de la Paix) décide de transformer Otto Ordinaire, un employé de bureau plutôt modeste, en OMAC (Organisme Métamorphosé en Armée Condensée, merci pour les acronymes les gars), un surhomme capable de garantir la paix dans ce monde. Si cet album permet à Kirby de critiquer le monde moderne, il laisse cependant un gout d’inachevé en raison de l’arrêt brutal de la série pour cause de mauvaises ventes. La série reste néanmoins dense et jouissive, Kirby semblant lancer de nouveaux concepts toutes les deux-trois pages. En revanche, Captain America : Bicentennaire nous montre un Captain America obligé de visiter l’Amérique du Passé par Monsieur Budda, un être aux pouvoirs mystiques étranges, pour comprendre ce qu’est vraiment le pays dont il défend les valeurs : l’Amérique. Cet album, publié en 1976 aux États-Unis en raison du bicentenaire du pays, est présenté dans son format tabloïd d’origine avec une jaquette qu’on peut déplier pour former un poster géant. Au niveau, de l’histoire, c’est très patriotique, bicentenaire oblige, mais les dessins de Kirby, magnifiés par l’encrage d’autres dessinateurs légendaires, John Romita, Herb Trimpe et Barry Windsor-Smith, sont magnifiques. De toute façon, il suffit de mettre côte à côte les noms de Captain America et de Kirby pour obtenir quelque chose de magique. Le fil conducteur entre ces deux albums : au départ, l’histoire d’OMAC était un projet pour une histoire de Captain America dans le futur.

 

Original Sin en 3D + Débriefing rapide et tardif du festival

Samedi 14 février 2015

Ça fait un moment que je n’ai rien partagé dans ces pages puisque je n’y suis pas revenu depuis mon samedi au festival. Profitons-en pour faire un débrief rapide. Cette année, malgré les désistements de Gabriele Dell’Otto et Rick Remender, il y avait quand même pléthore d’artistes comics. Voici la liste, je vous laisse juger : Paul Renaud, Richard Isanove, Scott Snyder, Sean Murphy, Mike Deodato Jr, Matteo Scalera, Brian K. Vaughan, Val Staples et j’en oublie certainement … Pour les tirages au sort, j’ai vraiment pas eu de bol cette année. A aucun moment je n’ai eu de ticket gagnant chez Urban et jamais mon nom n’est sorti chez Panini (même pour les places ciné pour Kingsman, ça n’est pas passé). Si vous connaissez l’adresse d’un bon marabout pour augmenter mes chances de succès pour l’an prochain, je suis preneur :-) Enfin bon, j’ai pu quand même faire signer mes comics et quand on voit le casting de la journée, on ne peut pas dire qu’on est venu pour rien. En gros, j’ai commencé le matin par aller faire signer quelques comics à Paul Renaud et Richard Isanove chez Panini, puis j’ai migré chez Urban pour faire signer un peu de Batman à Scott Snyder. J’ai ensuite été faire signer Punk Rock Jesus et The Wake à Sean Murphy et j’ai enchaîné sur l’après-midi avec Mike Deodato Jr chez Panini et Brian K. Vaughan chez Urban. A 19h le soir, je partais tout juste d’Angoulême après l’un des plus gros festivals que j’ai jamais fait (pourtant, j’y traîne depuis 2000). En tout cas, un gros bravo aux deux éditeurs en espérant pouvoir enrichir la section dédicace de ce blog l’an prochain.

Pour conclure, je vais vous présenter ma toute dernière 3D que j’avais faite sur la couv d’Original Sin Artist Edition où peut admirer le travail de Deodato en noir et blanc sur le premier épisode d’Orginal Sin. Je l’avais faite pour remercier de façon générale tous les auteurs pour leur gentillesse. Voici le dessin original :

Original Sin en 3D + Débriefing rapide et tardif du festival dans 3D

Et ma conversion 3D (lunettes 3D rouges et cyan) :

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Vous pouvez télécharger ma 3D sur Deviantart.

Horaires des dédicaces Panini et Urban pour Angoulême 2015

Dimanche 25 janvier 2015

Voici les horaires des dédicaces tels qu’ils ont été publiés par les deux éditeurs sur Facebook. Désolé de ne pas les avoir publiés plus tôt mais j’ai été convalescent toute la semaine.

Tout d’abord, honneur à Panini :

Jeudi 29
10:30 / 13:00 : Paul Renaud
15:30 / 18:00 : Mike Deodato Jr

Vendredi 30
10:30 / 13:00 : Mike Deodato Jr / Geoffo & Mast
15:30 / 18:00 : Paul Renaud

Samedi 31
10:30 / 12:30 : Paul Renaud / Richard Isanove
14:00 / 15:30 : Conf. « Comment débuter les comics Marvel » avec Paul Renaud
15:30 / 18:00 : Mike Deodato Jr

Dimanche 1
10:30 / 13:00 : Paul Renaud
12:00 / 13:30 : Conf. « Les sagas événements Marvel » avec Mike Deodato Jr.
15:00 / 16:30 : Mike Deodato Jr

Puis Urban :

Horaires des dédicaces Panini et Urban pour Angoulême 2015 dans autres

Deux petites déceptions de prime abord sur les 1eres annonces. Tout d’abord, pour avoir un dessin, ce sera avec tirage au sort même chez Urban (alors que les deux années précédentes, les dessins étaient libres chez cet éditeur) donc pensez à venir assister aux tirages au sort avec 1 heure d’avance. Ensuite, deux invités de poids (Gabriele Dell’Otto et Rick Remender) se sont décommandés pour cette édition et c’est vraiment dommage. Sachez tout de même que je serais présent le samedi donc n’hésitez pas à venir à ma rencontre si vous voulez discuter comics ou parler de mes 3D (voire peut-être les voir car je pense amener ma petite tablette).

Flash Gordon : l’intégrale Al Williamson

Samedi 27 décembre 2014

Flash Gordon : l'intégrale Al Williamson dans culte

Voici un album sur lequel je suis tombé un peu au hasard. En effet, Flash Gordon n’est pas spécialement un personnage qui m’intéresse. Un peu comme tout le monde, je connais le film (un nanard avec un super bande originale par Queen) et j’ai quelques vagues souvenirs des Défenseurs de la Terre (un cartoon dans lequel Flash Gordon fait équipe avec le Phantom et Mandrake) ainsi que des planches publiées dans le Journal de Mickey sous le nom de Guy l’Eclair. Je sais aussi qu’on le confond souvent avec cet autre gars capable de courir hyper vite (même dans un épisode vf de Big Bang Theory, ils ont fait la confusion) que vous connaissez certainement FLASH%20RUNNING%20BIIIIIIG dans culte. Cependant, il y a quelques temps, j’avais fait un article sur l’adaptation du projet initial de Lucas pour Star Wars en comic et un certain nombre de designs sur l’album que j’avais présenté semblent inspiré par les designs de Flash Gordon. Si j’en crois ce qui est dit sur certains documentaires sur l’univers Star Wars, George Lucas était, au départ, intéressé pour adapter Flash Gordon au cinéma, mais n’ayant pas les droits d’adaptation, il préféra créer un tout autre univers tout en restant dans l’esprit des aventures de Flash Gordon. On apprend d’ailleurs, dans l’article présent au début de l’ouvrage, que George Lucas était d’ailleurs particulièrement admiratif du travail de Williamson. Petite anecdote en passant : le bandeau déroulant présent au début de chaque film et récapitulant les épisodes précédants est un hommage au vieux serials de Flash Gordon. Enfin bref, cet ouvrage a attisé ma curiosité lorsque je l’ai vu sur les étals de mon libraire.

Parlons un peu plus du livre en question. Comme son titre l’indique, cet ouvrage a pour vocation de présenter l’intégralité du travail d’Al Williamson sur le personnage de Flash Gordon. Ceci inclut les épisodes 1,4 et 5 de la série de 1966 chez King Comics, l’adaptation en BD du film éponyme de 1980 et une mini série en deux numéros publiée chez Marvel sans oublier des vieilles publicités dans lesquelles Flash vantent les mérites des matières plastiques (oui, véridique :-) ). Le tout est accompagné d’une préface de Jean Depelley et d’un long article de Cecil McKinley. Les épisodes sont reproduits en noir et blanc afin que le lecteur puisse découvrir toute la minutie du travail de Williamson et l’ouvrage est limité à 1000 exemplaires et numéroté à la main (j’ai le numéro 640).

 Si j’ai choisi de vous présenter ce livre, c’est vraiment parce que j’ai eu un gros coup de coeur dessus. En effet, je ne connaissais de Williamson que son travail d’encreur sur le Spider-Man 2099 de Peter David et Rick Leonardi, mais j’ignorais à quel point sa prestation sur Flash Gordon avait fait de lui l’un des grands maîtres du comics. Et pourtant, Al Williamson est aussi un dessinateur hors-pair dont on peut suivre l’évolution au cours de cet album. En effet, si au début de sa carrière, l’artiste souhaitait avant tout rendre hommage au créateur original de Flash Gordon, Alex Raymond, Williamson s’affranchira très vite de cette influence pour marquer de son empreinte le personnage. Les choix de cadrage sont vraiment ambitieux et très influencés par le cinéma et les décors fourmillent tellement de détails qu’on en oublie qu’on n’est que dans les années 60 au début. L’adaptation du film marque un tournant dans la carrière de l’auteur tellement les planches sont belles qu’on en oublie que le film pique pas mal les yeux et la mini-série de 95 confirme l’évolution du style de l’auteur. En bref, si on aime les beaux ouvrages, il faut posséder cet album.

Bonus : la bande-annonce du film pour que vous puissiez comparer avec l’adaptation présentée dans l’album.

Image de prévisualisation YouTube

Injustice Tome 1

Dimanche 7 décembre 2014

Depuis quelques années, les super-héros sont sortis de leurs cases pour investir d’autres supports afin de toucher un public de plus en plus large. C’est ainsi que les personnages de comics ont investis, petit à petit, les écrans de télévision et de cinéma dans des productions qui connaissent de plus en plus de succès. Bien évidemment, ils ont investi aussi nos consoles. Si au niveau des jeux, on trouve de tout au niveau qualité, il faut quand même remarquer que DC était à la traîne lorsqu’on parle de jeux de bastons puisque, mis à part Justice League Task Force et Mortal Kombat vs DC, il n’y avait pas grand chose à se mettre sous la dent. Puis vint Injustice, un jeu de combat issu de l’univers DC et mettant en scène l’ensemble du DCU dans une storyline où Superman est devenu une sorte de dictateur et où Batman dirige l’Insurrection et demande l’aide de héros venus d’une Terre parallèle. Ce jeu, je l’ai découvert depuis peu lorsque j’avais récupéré une vieille 360 d’occasion. Le jeu est très beau, le gameplay vraiment bon avec ses combos en arc de cercle comme sur Street Fighter et le mode histoire est vraiment prenant ce qui est rare dans un jeu de baston. Bien évidemment, le jeu s’est vu décliné sous forme de comics vendus tout d’abord sur support numérique puis sur support papier. Adapté par Urban Comics en France, ce 1er tome est vendu en combo avec le jeu PC (assurez-vous quand même d’avoir un PC relativement récent et pas un vieux coucou comme moi).

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Ecrit par Tom Taylor, le récit du comic constitue une préquelle au jeu de Netherrealm. L’action se situe 5 ans avant les événements du jeu. Superman vit alors une vie heureuse avec Lois Lane qui attend un enfant de lui. Mais c’était sans compter sur le Joker, ennemi traditionnel de Batman, qui décide cette fois-ci de s’en prendre à Metropolis et à son protecteur. Superman, sous l’emprise d’un gaz concocté par le Joker, s’en prend à Lois qu’il prend pour Doomsday et qu’il tue de ses mains.  Le Joker ayant aussi volé une arme nucléaire qui se déclenche à l’arrêt du coeur de Lois, Metropolis est également détruite. Se sentant responsable, Superman décide qu’il est temps de se servir de ses pouvoirs en intervenant plus dans les affaires humaines.

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Habituellement, j’ai beaucoup de réticences sur les comics adaptés  d’un autre support, notamment lorsqu’il s’agit de comics adaptés  d’un film. Mais chaque règle connait ses exceptions et ce premier tome d’Injustice en fait partie. En effet, Tom Taylor attache un soin particulier à ses personnages tout en posant les bases de l’opposition entre Superman et Batman. Les choses ne se produisent pas d’un coup et Superman ne devient pas dictateur du jour au lendemain. Tout cela se fait graduellement, par petites touches qui mènent de fil en aiguille à la situation du jeu. S’il est clair que les actions de Superman et l’opposition de Batman constituent le coeur de l’intrigue, les autres membres de la Justice League ne sont pas en reste puisque chacun d’eux va  prendre position pour un camp ou pour l’autre. Sachez-le, dans l’univers d’Injustice, tout est possible et certains de vos héros préférés peuvent très bien tomber au champs d’honneur. Bref, ce projet est vraiment ambitieux et certains parleront certainement de Civil War à la sauce DC. Moi, ça me rappelle plutôt un titre plus ancien, Squadron Supreme, dont les membres étaient des pastiches de la Justice League et qui, pour moi, pose réellement les bases d’Injustice. A l’époque déjà, Hypérion (= Superman) et les membres du Squadron Supreme (= la Justice League) décident de faire de leur monde une Utopie. Mais Nighthawk (= Batman) réalise que cette Utopie sera une dictature et décide de s’opposer à Hypérion.

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En définitive, ce premier tome est plutôt bon mais il n’est pas néanmoins parfait. En effet, si je n’ai pas parlé du dessinateur, c’est qu’il y a une bonne raison car ce premier tome ne compte pas moins de 7 dessinateurs et chaque épisode n’a pas moins de 2/3 dessinateurs ce qui entraîne un certain manque de cohérence graphique. Néanmoins, je recommande cette série ambitieuse, détachée de la continuité DC et qui, par conséquent, se suffit à elle-même (même pas besoin d’avoir joué au jeu pour l’apprécier).

 

MAJ de la page Dédicaces du 29/11/14

Samedi 29 novembre 2014

Un petit post pour signaler que je mets ma page Dédicaces à jour. Cette fois-ci, c’est un peu différent des autres fois car il n’y a pas eu de files d’attente ni de tirage au sort. C’est juste qu’il y a quelque temps de cela, sur ma page Deviantart, un dessinateur nommé Guillomcool/Guillaume Prevost s’est intéressé à mon travail de conversion 3D et m’a posé beaucoup de questions dessus. En cours de conversation, Guillaume m’a dit qu’il aimait bien mon travail et qu’il serait honoré si je faisais une conversion 3D d’un de ses dessins. J’ai alors fait le tour de sa galerie Deviantart et j’ai trouvé un joli dessin encré de Spider-Man. Un après-midi, alors que je ne travaillais pas, je me suis mis à mon pc pour faire la conversion et le résultat rendait vraiment très bien (je vous remets la conversion pour que vous puissiez juger vous même).

MAJ de la page Dédicaces du 29/11/14 dans 3D spidey_on_the_rooftops_in_3d_anaglyph_by_xmancyclops-d7xoa3p

C’était une conversion 3D vraiment fun à faire et Guillaume était très content du résultat. Il me proposa du coup de me faire un dessin en remerciement. Dans la semaine, j’ai reçu un message du Guillaume avec un lien vers son blog et, là-dessus, j’ai pu découvrir un superbe Spider-Man 2099 fait en remerciement.

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Aujourd’hui, je mets à jour ma page Dédicaces et je suis content de le faire pour deux raisons. Tout d’abord, parce que ce dessin est magnifique et qu’il y a sa place. Mais aussi, et surtout, parce que lorsque j’ai commencé à faire des conversions 3D, j’avais fait le pari d’essayer de toucher le public comics alors que je ne sais pas dessiner et que je ne suis qu’un anonyme tenant un blog. A l’époque mes techniques étaient plus rudimentaires, mais j’avais envie d’y croire. Maintenant, j’ai la preuve concrète qu’au moins une personne en France a été touchée par mon travail et je me dis que j’ai peut-être réussi mon pari. Je tiens vraiment à remercier Guillaume pour ce dessin. Je vous mets les liens vers son blog http://guillomcool.blogspot.fr/ et sa galerie Deviantart http://guillomcool.deviantart.com/ et je vous invite vraiment, si vous ne le connaissez pas encore, à le découvrir car ça vaut le coup d’oeil.

 

La Guerre des Etoiles : Il y a bien longtemps, dans une galaxie très différente …

Samedi 15 novembre 2014

… George Lucas posait les bases de ce qui allait devenir l’univers Star Wars dans un tout premier script qui ne fut jamais porté à l’écran. Ce premier jet, bien différent de ce que nous connaissons sous le nom de Star Wars épisode IV Un Nouvel Espoir, nous ramène à la genèse de la saga encore en gestation dans l’esprit de Lucas. Ce premier script restera longtemps dans les cartons de Lucasfilm, mais il est maintenant accessible au grand public sous la forme d’une superbe BD grâce aux efforts conjugués de Jonathan Rinzler, spécialiste des secrets de la saga et scénariste de l’album, et Mike Mayhew, un artiste au style photo-réaliste qui a travaillé pour les plus grands éditeurs américains.

La Guerre des Etoiles : Il y a bien longtemps, dans une galaxie très différente ... dans cinema la-guerre-des-etoiles-projet-initial-comics-volume-1-tpb-hardcover-cartonnee-217749

Dans cet album, on retrouve donc un certain nombre de personnages et concepts sous des formes bien différentes de ce que nous connaissons. Annikin Starkiller est le héros principal de l’histoire au côté du Général Luke Skywalker. Vador est toujours le méchant de l’histoire, même si cette fois il n’est plus un Sith. Han Solo devient un extraterrestre vert, R2D2 parle etc …

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On le sait depuis un moment maintenant, la licence Star Wars a été achetée par Disney. Cet album est l’un des derniers à être publié par l’éditeur américain Dark Horse avant que Marvel, propriété du groupe Disney, ne récupère les droits de publication de la licence, mais c’est aussi l’un des plus ambitieux. En effet, le premier projet de Lucas ne comprenait que 14 pages, obligeant les auteurs Jonathan Rinzler et Mike Mayhew à livrer un travail de recherche important avant de donner corps à la vision de Lucas. Mike Mayhew s’inspirera de beaucoup de travaux de recherche et de designs jamais utilisés pour donner une identité visuelle à cet univers à la fois très proche et très éloigné de ce que nous connaissons.  Au final, on se retrouve avec une histoire de SF plutôt bien construite bénéficiant d’un coté visuel rétro très agréable. Pour souligner ce côté rétro, l’éditeur Delcourt s’inspirera des traductions faites par l’éditeur Lug lorsque les premiers comics Star Wars ont été réalisés à l’époque déjà par Marvel. Ce choix en surprendra peut-être certains, mais franchement ça ne m’a pas spécialement choqué. Cet album, je le recommande tout particulièrement aussi bien aux amateurs de SF, aux curieux et aux fans hard-core de Star Wars. C’est un véritable must-have !!!

Bonus : Petite 3D d’un dessin de John Cassaday sur une variant cover de Star Wars pour l’éditeur US Marvel. Voici le dessin original :

Et ma conversion 3D (lunettes 3D à filtres rouge et cyan) :

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Vous pouvez télécharger la 3D sur ma galerie Deviantart.

Critique rapide Ghostbusters t1

Dimanche 28 septembre 2014

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Qui ne connait pas Ghostbusters ? Si vous avez grandi dans les années 80, vous connaissez forcement ces personnages. Je ne compte plus le nombre de fois que j’ai vu les films. Lorsque je suis tombé par hasard sur l’album publié par Delcourt en France, je me suis tout de suite senti attiré par lui et, avant même de m’en rendre compte, j’avais déjà le livre sous le bras (avec la version couleur de Scott Pilgrim et le dernier tome de Kick Ass).

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Ce premier tome de Ghostbusters fait suite aux événements des deux films. Très franchement, sans être la lecture de l’année, j’ai trouvé l’ensemble plutôt pas mal. J’ai bien aimé le fait que Winston Zeddemore ne soit plus un simple faire-valoir comme dans les films, mais un membre de l’équipe à part entière. Surtout que Winston apporte beaucoup d’humanité à l’histoire de par sa nature altruiste comme on peut le voir dans le premier épisode. J’ai aussi beaucoup aimé le fantôme ressemblant au personnage de John Belushi dans les Blues Brothers conseillant Ray Stantz (interprété au cinéma par Dan Aykroyd, l’autre Blues Brother). Ce clin d’oeil était plutôt sympa et bien vu. Bref, le scénario de Erik Burnham se laisse plutôt lire même s’il est un peu en-deçà des deux films et les dessins cartoony de Dan Shoening sont très agréables. Je trouve quand même que ce premier album fait beaucoup (trop ?) de fan service mais les pistes lancées par les auteurs me donnent quand même envie de voir ce qui va arriver à nos héros par la suite.

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En fait, si je voulais écrire cet article, c’est pour pousser un petit coup de g..le auprès de l’éditeur Delcourt. Comment se fait-il que les auteurs ne soient crédités nulle part ? Certes, les auteurs sont plutôt méconnus pour le moment, mais je trouve quand même que c’est un manque de respect envers leur travail. J’espère, par cet article, leur rendre tout le crédit qui leur est du en attendant que cette injustice soit réparée dans le tome 2.

Spider-Man Family Business : Dell’Otto de retour aux pinceaux

Dimanche 14 septembre 2014

Spider-Man Family Business : Dell'Otto de retour aux pinceaux dans culte 3113621-spider-man

Depuis quelques temps, Marvel tente de séduire de nouveaux lecteurs en relançant sa collection d’OGN (original graphic novel) c’est à dire des histoires originales situées dans la continuité Marvel, accessibles aussi bien aux lecteurs habituels de comics qu’aux lecteurs occasionnels et disponibles uniquement sous forme d’albums cartonnés en librairie. Le premier album à faire partie de cette nouvelle génération de graphic novels, Avengers Endless Wartime, était pour moi, une sorte de faux-départ de la collection. En effet, Warren Ellis, en tentant d’être trop new reader friendly, perd beaucoup de temps en présentation des différents personnages et perd de sa verve légendaire pour livrer une histoire des Avengers trop classique. Quant au dessinateur, Mike McKone, que j’ai adoré sur Exiles et Teen Titans, n’a pas un style suffisamment exceptionnel pour justifier le prix de l’achat d’un album cartonné. Au final, je le préfère sur les fascicules. En revanche, Spider-Man Family Business a une équipe créative qui attire l’attention. Au scénario, on peut voir deux superstars former une équipe narrative inédite. Il s’agit en l’occurrence des excellents Mark Waid (Kingdom Come, Flash, Daredevil …) et James Robinson (Starman). Pour les dessins, là aussi l’équipe est inédite puisque la superstar du pinceau Gabriele Dell’Otto (Secret War, X-Force Sex and Violence) met en peinture les layouts du moins connu Werther Dell’Edera. Il est aussi important de souligner, pour ceux qui les lisent les aventures du Superior Spider-Man, que Peter Parker est le héros de l’histoire (les lecteurs de Superior Spider-Man me comprendront).

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On le sait, Peter Parker est le personnage le plus malchanceux de l’univers Marvel, mais rares sont les personnes qui s’en prennent directement à lui plutôt qu’à son célèbre alter-ego, Spider-Man. Pourtant des hommes s’introduisent dans l’appartement de Parker et le kidnappent en pleine nuit. Parvenu à se libérer de ses liens, Parker parvient à échapper à ses kidnappeurs grâce à l’intervention d’une jeune femme, Teresa, qui prétend être sa soeur. Pour enquêter sur les intentions des kidnappeurs de Peter, Peter et Teresa parcourent le mode sur la trace des secrets laissés par leurs parents.

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Voici ce que j’ai pensé de ce Spider-Man Family Business : c’est vraiment un très bon album. Le scénario de Waid et Robinson ne laisse aucun répit au lecteur. Peter Parker quitte son milieu habituel, les gratte-ciels de New York, pour se lancer dans une histoire proche d’un James Bond au niveau de l’ambiance. Cependant, c’est quand même agréable de retrouver ce personnage qu’on a un peu perdu depuis Superior Spider-Man (et pourtant, j’adore Superior). Un point que je ne comprends pas, c’est pourquoi Marvel a associé ces deux scénaristes alors que chacun des deux a la carrure de mener un tel projet en solo, mais bon, tant que la qualité est là … Concernant Dell’Otto (que j’aime beaucoup, merci pour le Batman fait il y a quelques années), je comprends pourquoi le choix a été fait de l’associer à un autre dessinateur, Werther Dell’Edera, pour l’épauler. En effet, il est souvent reproché aux « peintres » de comics d’être un peu trop statiques dans leur mise en scène. Avec Dell’Edera aux layouts, les peintures de Dell’Otto gagnent en dynanisme et ses planches paraissent du coup beaucoup plus vivantes. Ça me rappelle l’association entre Alex Ross et Doug Braithwaite sur la maxi-série Justice chez DC.  De plus, Dell’Otto étant un auteur vraiment rare et dont les peintures sont une réelle plus value sur les histoires qu’il illustre, il apparaît comme un choix évident pour illustrer un graphic novel en donnant aux lecteurs ce qu’ils cherchent sur ce type d’album : une histoire dont les qualités artistiques surpassent celles des fascicules. Reste à voir ce que les scénaristes des titres réguliers Spider-Man, Dan Slott en tête, sauront faire des révélations de cette histoire.

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