Archive pour la catégorie 'comics'

Daredevil Dark Nights : Le grand retour de DD en librairie ?

Jeudi 28 août 2014

Daredevil Dark Nights : Le grand retour de DD en librairie ? 2926753-dddn

Pour beaucoup de fans de comics, ce mois d’août a été marqué par la sortie du film Les Gardiens de La Galaxie au cinéma accompagné, comme c’est de coutume à chaque grosse sortie Marvel, de toute un tripotée de comics (intégrale, Marvel Now, GOTG par Abnett et Lanning, Rocket Rackoon par Mignola etc …). Il faut dire que le film est vraiment sympa et que le cosmique a vraiment du potentiel. Je me souviens de ma déception à la sortie de Green Lantern en me demandant comment Warner avait pu se planter sur ce perso. Eh bien, Marvel Studio, avec les Gardiens de la Galaxie, montre qu’il est possible de réussir un film avec des héros cosmiques à condition de croire en son univers et en ses personnages. Bref, une vraie réussite !!! Bien évidemment, ceci était un aparté, donc revenons à nos moutons. Bref, en ce mois d’août, Panini a décidé d’honorer un autre des héros Marvel qui fête ses 50 ans d’existence : Daredevil. En effet, ce personnage avait plutôt brillé par son absence en librairie ces dernières années puisqu’il était possible de ne le retrouver uniquement dans la revue Marvel Knights avec sa série régulière écrite par Mark Waid et dessinée par Chris Samnee (revue qui s’arrête d’ailleurs, merci à Daniel Way et ses Thunderbolts). Donc, autant dire à quel point j’ai été surpris de voir 4 publications librairie consacrées à notre avocat aveugle préféré dont deux inédites (Daredevil par Frank Miller tome 1, Daredevil Father par Joe Quesada, Daredevil/Punisher par David Lapham et Daredevil Dark Knights par Lee Weeks, David Lapham, Jimmy Palmiotti et Thony Silas).

Daredevil Dark Nights est une mini-série en 8 épisodes divisée en 3 story-arcs sans liens entre eux (à part le héros principal bien sur ;-) ). La première histoire écrite et dessinée par Lee Weeks (Spider-Man La Vie après la Mort) nous montre notre héros se réveillant dans un hôpital après avoir été agressé dans la rue alors que New York subit une grave tempête de neige. Dans cet hôpital, une petite fille est entre la vie et la mort et attend une greffe de coeur, mais l’hélicoptère qui transportait le coeur s’est crashé à cause de la tempête. Matt, encore affaibli, propose son aide pour aller le récupérer. La deuxième histoire, écrite et dessinée par David Lapham, nous montre Matt assistant un homme accusé de meurtre. Lorsque les preuves de l’affaire inculpant le client de Matt disparaissent subitement, Matt se voit obligé d’enfiler « son autre costume » pour tenter de récupérer les preuves à un adversaire plutôt insaisissable lors d’une course-poursuite dans New York. Dans la troisième histoire écrite par Jimmy Palmiotti et dessinée par Thony Silas, Matt accompagne un client, témoin d’un meurtre par un parrain de la drogue cubain, à Miami afin qu’il puisse témoigner dans le cadre de son procès. Arrivé à l’hôtel, Matt retrouve une vieille connaissance, la charmante détective au bras bionique Misty Knight. Cependant, à l’hôtel, le client de Matt est enlevé mais Matt va pouvoir compter sur Misty pour l’aider à le retrouver.

STK622693

Donc, Daredevil Dark Knights, c’est 3 histoires complètes de Daredevil par 3 équipes artistiques différentes. La première histoire de Lee Weeks est de loin ma préférée. J’adore Lee Weeks depuis son Spider-Man La Vie après la Mort et j’avais vraiment envie de vous faire découvrir cet auteur. Vous pourrez d’ailleurs le retrouver à la rentrée dans la première histoire de l’album Robin Année Un chez Urban. J’adore son sens du découpage très cinématographique. Son héros noble et torturé, la présence des thèmes religieux nous rappellent la période où Frank Miller animait le titre. La deuxième histoire de David Lapham nous montre un héros plus léger dans la lignée de ce que l’on peut voir dans la série régulière de Mark Waid. A noter un bel exemple de justice poétique à la fin de l’histoire. La dernière histoire de Jimmy Palmiotti fonctionne un peu comme un buddy movie avec Matt et la détective Misty Knight avec un petit soupçon de séduction entre les deux héros principaux. Ce qui est sympa dans cette histoire, c’est que Matt est déplacé de son élément naturel : la ville de New York. A noter que Jimmy Palmiotti connait bien le personnage de Misty puisqu’il l’a déjà mise en scène dans la mini-série Daughters of Dragons il y a quelques années.

Bref, un album sympa idéal pour découvrir les différentes facettes du personnage de Daredevil et qui s’adresse autant aux néophytes qu’aux fans du perso. Un très gros plus pour l’histoire de Lee Weeks qui est un auteur beaucoup trop rare selon moi.

Astonishing X-Men : review rapide et une petite 3D

Mercredi 9 juillet 2014

Je voulais faire un petit article pour vous présenter ma dernière 3D, mais avant cela, comme je me suis aperçu que l’arc Astonishing X-Men : Boite à Fantômes a été réédité dans l’année dans la collection Marvel Dark chez Panini, donc j’en profite pour vous donner un avis rapide. Lors de cette histoire, le duo d’artistes constitué de Warren Ellis (Transmetropolitan, The Authority) et Simone Bianchi (Wolverine Evolution), a la lourde tâche de succéder au duo superstar constitué de Joss Whedon (Buffy contre les vampires, le film Avengers) et John Cassaday (Planetary). En toute franchise, j’adore cet album et les épisodes se lisent plus facilement sous cette forme-là plutôt que sous la forme de magazines. Warren Ellis est, avec Alan Moore et Grant Morrison, l’un de mes scénaristes préférés et je suis content de le voir tenter quelque chose d’inédit sur les X-Men après la prestation plus classique de Whedon et Cassaday. Il en va de même pour Simone Bianchi dont les prestations sur des planches intérieures sont plutôt rares et dont le talent a été gâché à chaque fois qu’il a collaboré avec Jeph Loeb (Wolverine Evolution, Sabretooth Reborn). Là, avec Warren Ellis, il a un vrai scénariste à ses côtés et c’est agréable de ne pas avoir à suivre une histoire juste parce qu’on aime ses dessins. Bref, même si sur cet album, Ellis n’est peut-être pas à son plus haut niveau, c’est quand même du X-Men comme j’aime. Cet arc est vraiment spécial pour moi et je le recommande même si je conçois qu’il ne sera peut-être pas au goût de tout le monde (certains préféreront peut-être se rabattre sur des histoire plus classiques).

Bon passons maintenant à la 3D. Voici tout d’abord le dessin original de Simone Bianchi (http://simonebianchi.deviantart.com/art/AST-XMEN-POSTER-color-155948530) :

Astonishing X-Men : review rapide et une petite 3D dans 3D AST__XMEN__POSTER_color_by_simonebianchi

Et ma conversion 3D (lunettes 3D rouge et cyan lunettes3Dvm dans 3D) :

astonishing_x_men_in_3d_anaglyph_3_by_xmancyclops-d7pncy3

Vous pouvez télécharger la 3D sur Deviantart.

Nous sommes les X-Men : L’anthologie selon Panini

Vendredi 20 juin 2014

Nous sommes les X-Men : L'anthologie selon Panini dans 3D NOUS_SOMMES

Depuis le lancement d’Urban, les anthologies consacrées aux héros DC semblent remporter un certain succès. Ce succès est selon moi tout à fait mérité et repose sur deux facteurs. Premièrement, les héros DC ont eu une publication plus chaotique en France que les héros Marvel, il y a donc pas mal de chances de tomber sur des récits inédits en fouillant dans le passé de ces persos. Deuxièmement (ou secundo selon votre convenance :-) ), une bonne partie de leur succès s’explique par un éditorial de qualité divisant l’album en différentes périodes et resituant les histoires choisies dans leur contexte. Panini, face au succès de ces anthologies, ne pouvait pas rester en marge alors que la firme possède les droits des personnages Marvel qui restent à l’heure actuelle bien plus populaires ici en France. Nous sommes les X-Men est la deuxième anthologie made in Panini (après Je suis Spider-Man) et la première que je me procure chez eux.

XMen-Days-of-Future-Past-comic-cover dans culte

Bien évidemment, je ne vais pas juger de la qualité des histoires proposées dans cet album puisqu’elles sont toutes incontournables. En effet, le menu est très alléchant que ce soit le tout premier épisode des X-Men par les incontournables Stan Lee et Jack Kirby, le Giant Size X-Men 1 qui introduit la seconde génération de héros mutants, le final mythique de la saga du Phénix Noir, la saga Days of Future Past dont la réédition au moment de la sortie du film éponyme n’est certainement pas fortuite, ou encore les premiers épisodes de New X-Men du duo Grant Morrison et Frank Quitely (et je n’ai pas tout cité). Ces histoires ont toutes leur place dans une anthologie dédiée aux héros mutants. Cependant, je ne peux pas m’empêcher de constater que la plupart des sagas qu’on nous propose tournent autour des Sentinelles. Lorsqu’on sait qu’elles sont les bad guys du dernier film de Bryan Singer, il parait évident que ceci ne doit rien au hasard. Mais bon, je pinaille car ceci n’enlève en rien à la qualité des histoires.

X-Men116_23

En revanche, et c’est beaucoup plus gênant, je trouve la partie éditoriale contenue dans cet album plutôt minimaliste. En effet, je pense qu’il serait bon de resituer les histoires dans leur contexte avant chacune d’entre elles. Par exemple, on peut ainsi préciser que la saga Days of Future Past inspire le Terminator de James Cameron ou que, pour le final de la Saga du Phénix Noir, Chris Claremont, scénariste légendaire des X-Men, ne souhaitait pas faire mourir Jean Grey mais Jim Shooter, l’éditeur des X-Men, ne l’entendait pas de cette oreille (il est d’ailleurs possible de trouver l’histoire telle elle était conçue à l’origine dans Phoenix The Untold Story publiée en 1985). Les articles publiés dans l’album sont intéressants mais je pense que Panini doit revoir l’aspect éditorial pour ses prochaines anthologies pour vraiment concurrencer Urban sur ce terrain-là. Cependant, il m’est impossible de déconseiller cet album, qui, par la qualité de ses histoires m’a rappelé pourquoi les X-Men ont été mon premier amour comics et pourquoi le thème de la tolérance, développé dans leurs aventures, reste toujours d’actualité aujourd’hui.

Pour terminer, je vous propose une petite 3D de mon cru avec un dessin jamais publié en France d’Adi Granov. Ce dessin met en scène toute l’équipe du dessin animé Wolverine et les X-Men qui n’a malheureusement duré qu’une saison.

Voici le dessin original :

10371729_543530312418329_6573600969721140013_n

Et ma conversion 3D (lunettes 3D rouge et cyan etc … 270px-3d_glasses_red_cyan.svg) :

wolverine_and_the_x_men_in_3d_anaglyph_by_xmancyclops-d7mgy46

Vous pouvez télécharger la 3D sur Deviantart.

Batman 75ème anniversaire

Dimanche 1 juin 2014

A moins que vous ne viviez sur une autre planète ou que vous ne soyez pas fans de comics, vous n’êtes pas sans ignorer que Batman souffle ses 75 bougies cette année. Pour célébrer cet anniversaire avec les fans, Warner Bros, groupe multimédia propriétaire de DC Comics, a proposé deux courts-métrages réalisés par les excellents Bruce Timm et Darwyn Cooke et Urban Comics, détenteur de la licence DC Comics en France, a proposé des rééditions de luxe en noir et blanc et à tirage limité de quelques récits emblématiques du Caped Crusader. Pour cet article, j’ai décidé de ne pas parler des récits fondateurs du Dark Knight (surtout qu’ils sont déjà critiqués partout sur le web) mais plutôt de vous proposer de découvrir une sélection de récits moins connus mais néanmoins excellents.

Batman 75ème anniversaire dans

Je vais tout d’abord commencer par une petite rareté que vous avez certainement tous manqués lorsqu’elle est sortie. Il s’agit de Batman Sanctuaire, un petit album noir et blanc avec une couverture rouge hideuse publié par Rackam,un petit éditeur, à l’époque à laquelle Semic possédait encore officiellement la licence DC. La particularité de cet album est de proposer deux récits dessinés par Mike Mignola, le créateur légendaire d’Hellboy. Le premier récit, Sanctuaire, issu de la collection Legends of the Dark Knight, ne déroutera pas les amateurs de Mignola et de son style gothique si caractéristique. Le second, Gotham by Gaslight publié dans la collection Elseworlds, place Batman au coeur du XIXème siècle et le voit tenter de résoudre le mystère de Jack l’Eventreur. Cette deuxième histoire, antérieure à la première, bénéficie d’une intrigue beaucoup plus classique. Le style de Mignola y est aussi beaucoup moins affirmé, l’auteur n’ayant pas encore adopté son style qui caractérisera les aventures de Hellboy. Globalement, le style de Mignola correspond très bien à celui de Batman et on ne peut que regretter que ces deux histoires soient les seules réalisées par cet auteur légendaire. Le choix du noir et blanc, certainement proposé par l’éditeur pour réduire les frais d’impression, a quand même du sens au regard du travail de Mignola sur les ombres. A noter que Mignola ne reviendra sur l’univers de Batman qu’à l’occasion du crossover Batman/Starman/Hellboy.

Batman-Year-100-01-DC-2006-02 dans 3D

On continue avec Batman Year 100 de Paul Pope publié en album cartonné par Panini. En 2039, Batman, que tout le monde pensait disparu depuis longtemps, est traqué par des agents fédéraux pour le meurtre de l’un des leurs. Devenu un homme à abattre, Batman va tenter de résoudre ce meurtre et découvrir une vérité particulièrement dérangeante. C’est sur que le style de Paul Pope ne sera pas forcement du gout de tout le monde. En effet, Pope est bien loin des canons du comics mainstream, cependant sa vision de Batman est si singulière qu’elle mérite qu’on s’y attarde un peu plus. D’autant plus que cet album a autant de qualités que certains grands classiques tout en proposant une vision différente du Chevalier Noir.

 dans culte

On conclue ce petit tour d’horizon des récits un peu plus méconnus de Batman avec le diptyque de Matt Wagner, Batman et les Monstres et Batman et le Moine Fou, tous deux publiés chez Panini aussi. Ces deux récits se situent un peu après Year One et un peu avant Le Long Halloween. Dans ces deux récits, tout en exploitant l’univers décrit dans Year One, Wagner réactualise certaines intrigues du Golden Age (la 1ère apparition d’Hugo Strange, le Moine Fou) et ramène sur le devant de la scène Julie Madison, première « fiancée » officielle du héros. Wagner va aussi mettre l’accent sur une ambiance horrifique et fantastique qui ne manquera pas de rappeler les films d’horreur et les pulps des années 30.

Bonus : Je ne pouvais laisser passer un tel événement sans non plus proposer une petite 3D de mon cru. J’ai pas mal attendu pour trouver un dessin qui rendrait bien en relief. Le dessin de la conversion que je propose a été réalisé par Drake Tsui, un illustrateur membre de Deviantart. Cette conversion que j’ai réalisée il y a une petite semaine est aussi l’occasion pour moi de célébrer l’anniversaire de la figure emblématique qu’est Batman.

Voici le dessin original de Drake Tsui :

the_court_by_quirkilicious-d7gp6kf

Et voici ma conversion 3D (lunettes 3D rouge et cyan lunettes3Dvm) :

batman_vs_owls_in_3d_anaglyph_by_xmancyclops-d7joq11

 Vous pouvez télécharger la 3D sur Deviantart.

Batman Vendetta : Un récit complet inédit DC en presse

Jeudi 1 mai 2014

Batman Vendetta : Un récit complet inédit DC en presse 1012588_522279794543381_7506520257724842253_n

Ça faisait un moment que nous n’avions pas vu de récits complets consacrés au justicier de Gotham dans nos presses préférées. En général, l’éditeur Urban nous réserve ce type de récits pour les albums cartonnés qu’on trouve en librairie. Pourtant, la différence de prix est flagrante : un tel récit ne coûte que 5 euro 90 en presse contre environ 15 euro environ en librairie. Je crois qu’une telle initiative n’avait pas été proposée depuis l’excellent Gates of Gotham de Snyder, Higgins et McCarthy. Dans ce premier numéro de DC Saga Présente, on nous propose de découvrir les origines de Wrath, vilain éphémère et méconnu de l’univers de Batman, au travers des épisodes US Batman Special 1 de juin 1984 écrit par Mike W. Barr et dessiné par Michael Golden et Batman Confidential 13 à 16 de 2008 écrits par Tony Bedard et dessinés par Rags Morales.

1491696_522279647876729_7938236189091163141_n

Au lieu d’un seul récit complet, c’est en fait deux récits complets que nous propose ce DC Saga Présente, les épisodes de Batman Confidential constituant la suite directe du récit de Barr et Golden. Pour éviter de spoiler le deuxième récit, je vais faire uniquement le pitch du premier. En fait, le premier récit constitue un jeu de miroir intéressant entre Batman et Wrath, un « nouveau » personnage au look assez semblable à Batman et qui trouve ses origines la même nuit que Batman perd ses parents. Bien évidemment, Wrath va avoir des motivations moins nobles que Batman et vivra du mauvais côté de la loi avec la vengeance comme unique obsession. La confrontation avec Batman ne pourra être qu’inévitable.

1908303_522279751210052_4470718231284265318_n

En toute franchise, combien parmi vous connaissaient Wrath ? Personnellement, je n’avais aucune idée que ce personnage existait. Pourtant, le postulat de départ était simple. Barr s’était tout simplement demandé ce qui se passerait si Batman, après la perte de ses parents, s’était consacré au crime et à la vengeance. A partir de là, Barr avait les bases de son histoire et il ne lui restait plus qu’à imaginer la confontation entre Batman et son « jumeau maléfique ». L’exécution de l’histoire est redoutable, l’auteur nous présentant les origines de Batman et de Wrath en même temps, mettant en place dès les premières pages un jeu de miroir qui va caractériser tout le récit. Les dessins de Michael Golden sont vraiment incroyables, son Batman est plutôt longiligne et élégant, un peu comme sous la plume de Marshall Rogers. La suite, avec les épisodes de Tony Bedard et Miles Morales, m’a agréablement surprise. Située quelques années après (notamment après la mort de Jason Todd, le second Robin), elle fait revenir Wrath sur le devant de la scène. Mais cette fois-ci, Batman ne sera plus seul puisqu’il pourra compter sur l’aide précieuse de Nightwing (alias le premier Robin). J’ai trouvé ces épisodes assez agréables à lire. Bedard abandonne le jeu de miroirs mis en place par Barr tout en continuant à nous apporter de nouveaux détails sur Wrath et en mettant l’accent sur les liens unissant Batman et Nightwing. En général, je ne suis pas trop fan de Tony Bedard, mais sur ces épisodes, il est plutôt bon. Mention spéciale à Rags Morales qui semble né pour dessiner Batman et Gotham.

Honnêtement, je trouve que cet album a un bon rapport qualité/prix et grâce à une histoire très accessible et à un éditorial de qualité, je ne peux que le recommander. Bien évidemment, la ressemblance entre ce récit et le Nemesis de Millar et McNiven ne m’a pas échappé, mais je préfère de très loin cet album qui, lui, a beaucoup plus de fond.

FF : le grand oublié de Marvel Now enfin disponible

Dimanche 16 février 2014

FF : le grand oublié de Marvel Now enfin disponible dans 3D 1653717_491586254279402_1448013587_n

Voici un album que j’ai pas mal attendu. En effet, pendant la période précédant Marvel Now, FF, série spin-off et inter-dépendante de Fantastic Four, était publiée aux côtés de Fantastic Four dans les revues Panini. Lors du lancement de Marvel Now, si nous avions bien droit à la nouvelle série Fantastic Four de Matt Fraction et Mark Bagley dans la revue Iron Man, FF avait été passée à la trappe alors que la série, elle-aussi scénarisée par Fraction, bénéficiait de dessins du légendaire Mike Allred (quoi, vous ne connaissez pas X-Statix ?) et avait des liens évidents avec la série principale Fantastic Four. Par chance, les huit premiers épisodes sont enfin publiés, l’occasion de découvrir enfin les aventures des remplaçants de fortune des Quatre Fantastiques menés par le second Ant-Man.

1625604_491586137612747_574054842_n dans culte

Comme on a pu le voir dans la revue Iron Man, Reed Richards prend conscience que son équipe va bientôt subir une dégénérescence cellulaire due aux rayons cosmiques qui leur a donné leurs pouvoirs. Il décide alors d’emmener son équipe et sa famille voyager pendant un an au travers de l’espace et du temps dans le but de trouver un remède. Mais à notre époque, le temps va se dérouler différemment, et les Quatre Fantastiques ne devraient être absents que pendant quatre minutes. Précautionneux, Reed demande à ses équipiers de se choisir chacun un remplaçant pour protéger la Terre et diriger la Fondation du Futur (des enfants géniaux réunis par Richards pour trouver des solutions pour préserver l’avenir de la Terre) pendant ces quatre minutes et c’est ainsi que Scott Lang (le second Ant-Man), Miss Hulk, Medusa et Darla Deerling (star du show-biz et petite amie de la Torche) sont supposés être les Quatre Fantastiques pendant quatre minutes. Mais, au bout de quatre minutes, les Fantastiques ne reviennent pas et Scott et ses équipiers deviennent les nouveaux Fantastiques par la force des choses.

1795603_491586077612753_929842339_n

Ce premier tome de FF est un album que tout fan des Quatre Fantastiques qui se respecte se doit d’avoir. Lié aux évènements de la série Fantastic Four, FF se démarque néanmoins de cette dernière grâce au trait de son dessinateur Mike Allred. En effet, contrairement à Bagley (dessinateur de Fantastic Four) qui possède un style résolument moderne, Allred est plus old-school et cette influence se fait ressentir sur la série, ce qui manquera de nous rappeler la période où Stan Lee et Jack Kirby officiaient sur le titre. Ce retour à des aventures plus old-school sera d’ailleurs une vraie bouffée d’air frais, notamment après le passage de Jonathan Hickman sur Fantastic Four/FF avec ses scénarios qui donnent mal au crâne. Côté scénario, Fraction joue à fond la carte de l’équipe de fortune et met en avant leur côté dysfonctionnel, ce qui leur vaut d’être vite impopulaires. Les situations deviennent vite cocasses, et le scénariste se lâche en exploitant des personnages classiques de la série des Quatre Fantastiques, aussi bien au niveau des vilains que des personnages secondaires (vous vous souvenez de Wyatt Wingfoot ?). Bref, un véritable moment de bonheur !!! Vivement le second tome.

Bonus : Une petite conversion 3D réalisée par mes soins en cadeau.

Tout d’abord l’image originale.

1891261_491586780946016_446912415_n

Puis ma conversion 3D (lunettes 3D rouge et cyan).

ant_man_vs_doctor_doom_in_3d_anaglyph_by_xmancyclops-d76jhvk

Vous pouvez télécharger ma 3D sur Deviantart.

Angoulême 2014 par un samedi pluvieux

Dimanche 9 février 2014

Angoulême 2014 par un samedi pluvieux dans autres 1654469_485475598223801_145070352_n

Angoulême 2014 est maintenant fini depuis dimanche dernier, et la journée que j’ai passée là-bas s’est passée conformément au programme que je m’étais fait dans ma petite tête. J’arrive au Champ de Mars le samedi vers 10h15 et je commence par me tromper de bulle car les stands Panini et Urban ont été déplacés la bulle la plus grande. Une fois arrivé au stand Panini, je participe au tirage au sort pour une dédicace. Problème : alors que les listes pour Camuncoli et Robertson étaient ouvertes dès 10 h du matin, on nous oblige à ne participer qu’à un tirage au sort. J’opte pour Darrick Robertson, puisque Camuncoli, je l’ai déjà eu deux fois. Le tirage au sort a ensuite lieu et, en cumulant les deux auteurs présents sur la matinée, seulement 6 numéros sont tirés. Cela va sans dire, je ne suis pas tiré au sort. Finalement, je fais une halte par la boutique, me procure les variantes ainsi que le FF de Fraction et Allred (que je recommande) et fais le plein de goodies (lithos exclusives, t-shirt Infinity …). Je repasse par le coin dédicace et, franchement, il n’y a pas foule. Robertson avait fini ses dédicaces et était passé aux signatures. J’attends alors patiemment mon tour. A un moment, une discussion a lieu entre Robertson et un des responsables de stand.  En effet, deux jeunes garçons étaient venus faire signer leurs livres achetés sur le stand. Au premier livre, Darrick Robertson ne dit rien et signe mais on sent une gêne de sa part. Au deuxième livre présenté, Robertson, gêné, explique que ça lui pose problème de signer les livres qu’on lui présente car il n’en est pas l’auteur. La personne à-côté de lui lui explique qu’il comprend mais que lui, ce qu’il veut, c’est satisfaire ces jeunes gens. Au fond de moi, je comprends la gêne de Robertson. Lorsque c’est à mon tour de passer, j’échange quelques mots avec lui, il me signe mes livres en toute gentillesse et prend même la pose lorsque je demande son autorisation pour une photo. Vraiment sympa, dommage que je n’ai pas été tiré au sort avec lui.

1415018_485474971557197_175030764_o dans autres

Darrick Robertson en dédicace

1669778_485475224890505_2102953814_o

Vers 11h45, je me dirige vers le stand d’Urban pour localiser sa position. J’arrive à-peine là-bas que déjà les autres fans avaient commencé à former une file. Les dédicaces ne se faisant pas sur tirage au sort, je me dis qu’il vaut mieux être dans les premiers afin de m’assurer de pouvoir être sûr de pouvoir approcher de la table des dédicaces (les dédicaces commençaient à 15h30). Vers 12h00, les files sont officiellement ouvertes mais on nous fait reculer car nous sommes trop près d’une porte de sécurité. On recule et je tente tant bien que mal de retrouver ma place dans la file pendant que les responsables de stand se débattent pour installer les séparations de file (et parviennent à les mettre grâce aux suggestions de fans). Une fois installé, je profite de l’attente pour manger sur place et pour nouer le contact avec les autres personnes dans la file d’attente. Le fait de voir la plupart des personnes prendre leur repas  de midi tout en attendant l’heure des dédicaces est assez agréable car ça me fait réaliser qu’on partage tous un moment commun, peu importe qui nous sommes ou d’où nous venons. Je trouve que ce type de moment a disparu avec les tirages au sort en vigueur sur d’autres stands (même si ce système présente d’autres avantages).

1548100_485475631557131_1510756254_o

Dans la file, les discussions sont passionnées et animées, dans le bon sens du terme et ça aide à attendre son tour. Dès 15h30, les auteur RM Guerra et Jock se mettent au travail (j’étais dans la file pour Jock) et délivrent quelques belles dédicaces (ce qui était très alléchant pour la suite). Une fois arrivé devant Jock, je lui demande un Judge Dredd, personnage qu’il a déjà dessiné au moins à l’occasion du dernier film, qu’il n’a pas dû dessiner depuis le début du festival et qu’il semble affectionner si j’en crois le « Good choice !! » que j’ai eu en retour. Vers 17h15, je m’extraie de la file, lessivé. Je traîne un peu ensuite devant le stand Panini, puis rentre chez moi.

1597806_485476021557092_1741023015_o

Jock en dédicace aux côtés du scénariste Andy Diggle. Désolé pour la photo floue.

Image de prévisualisation YouTube

dredd

Concours Urban Comics/Eddy Barrows

Samedi 4 janvier 2014

Tout d’abord, je désire souhaiter une très bonne année 2014 à tous ceux qui lisent ce blog. Ça fait maintenant deux ans que je l’ai crée et que j’y ai investi beaucoup d’énergie et de passion, et je suis content de voir ce que j’appelle « mon petit coin à moi » continuer à grandir et prospérer.

Il est en général difficile de prédire si une année va être bonne ou mauvaise, mais certains signes en début d’année peuvent se montrer encourageants. En effet, durant le mois de décembre, l’éditeur Urban Comics a mis en jeu une planche originale d’Eddy Barrows, dessinateur de Nightwing et de Teen Titans, par tirage au sort. J’ai rempli un bulletin de participation en ligne sans trop y croire (je n’ai jamais trop cru à la chance). Pourtant, le résultat est tombé, et le 2 janvier, je reçois un mail des équipes de l’éditeur m’annonçant que j’avais gagné la très convoitée planche originale. Il ne me reste maintenant plus qu’à attendre que ce magnifique objet me soit livré à domicile.

Voici un scan de la planche (http://www.urban-comics.com/concours-eddy-barrows-le-gagnant/) :

Concours Urban Comics/Eddy Barrows plancheoriginal

Bref, j’espère que le reste de l’année sera à l’image de ce que je considère comme un excellent démarrage.

 

La Stratégie Ender : Le comic-book

Dimanche 29 décembre 2013

La Stratégie Ender : Le comic-book dans culte

La Stratégie Ender est un comic-book divisé en deux séries intitulées Ecole de Guerre et Ecole de Commandement. Ces deux albums, écrits par Christopher Yost et dessinés par Pasqual Ferry, adapte le roman de Orson Scott Card intitulé Ender’s Game, lauréat de nombreux prix tels que les prix Nébula et Hugo. Je n’ai pas lu le roman de Orson Scott Card, je ne le connais que pour ses Ultimate Iron Man, deux mini-séries par lesquelles l’auteur nous raconte les origines du Tony Stark qui évolue dans l’univers Ultimate et je ne garde pas un très bon souvenir des ces deux séries. Je sais aussi que l’auteur a suscité la controverse lorsqu’il a été annoncé sur Adventures of Superman chez DC en raison de ses opinions anti-gay et que beaucoup d’associations ont appelé au boycott du film tiré de son oeuvre (La Stratégie Ender sorti cet automne). Moi, personnellement, je ne souhaite pas évoquer cette polémique car je pense qu’on n’a pas besoin d’épouser les opinions politiques d’un auteur pour apprécier son oeuvre (sauf lorsque l’auteur met en avant ses idées politiques dans son oeuvre, comme c’est le cas dans le Terreur Sainte de Frank Miller, livre dans lequel le lecteur ne peut plus faire abstraction des idées politiques de l’auteur et où il se retrouve un peu pris en otage de ses opinions). Les deux volumes de La Stratégie Ender ont été publiés en cette fin d’année chez Panini alors que les deux séries ont été publiées par Marvel entre 2008 et 2010, la sortie du film de Gavin Hood cet automne avec Harrison Ford au casting n’est bien sur pas étrangère à cette publication soudaine.

 dans culte

Andrew « Ender » Wiggin est un jeune enfant de six ans maltraité par ses camarades de classes parce qu’il est le troisième enfant de sa famille alors que le nombre d’enfants par famille est limité à deux. Dès cet âge, Ender sait déjà faire preuve d’un génie stratégique incroyable et se montre particulièrement féroce au combat comme le prouve le sort qu’il réserve aux enfants qui le tourmentent. Ces qualités n’échappent pas aux autorités militaires et notamment au colonel Graff qui l’observe depuis longtemps et qui lui propose d’intégrer l’Ecole de Guerre dans le but de le former à combattre les Doryphores, un race extraterrestre que l’humanité combat depuis des dizaines d’année. Dès son arrivée à l’Ecole de Guerre, les formateurs font leur maximum pour isoler Ender des autres enfants et maintiennent une pression constante sur lui.

Les deux tomes de l’histoire ne sont pas numérotés, il faut donc les lire dans l’ordre suivant : tout d’abord L’Ecole de Guerre puis L’Ecole de Commandement. En toute franchise, je n’avais pas un avis très favorable sur Orson Scott Card à cause des deux mini-séries Ultimate Iron Man. En effet, les origines d’Iron Man étaient beaucoup trop éloignées des origines classiques du personnage et je trouvais en plus que Orson Scott Card, comme beaucoup des personnes venues d’un autre milieu que celui des comics pendant la période 2000-2010, ne comprenait pas combien la structure narrative d’un comic-book était différente de celle d’un roman classique. Ce n’est pas le même langage, un comic-book est beaucoup plus visuel qu’un roman et nécessite donc moins de texte, et surtout l’auteur dispose d’un nombre de pages limitées pour accrocher le lecteur et lui donner envie de lire le numéro suivant. C’est là que le travail d’adaptation de Christopher Yost sur Ender’s Game prend toute son importance : il doit traduire une oeuvre en langage roman en langage comic-book. Très franchement, j’ai beaucoup aimé Ender’s Game. Beaucoup de questions morales sont posées au travers de l’histoire de ces enfants qu’on entraîne à faire la guerre. Ils sont manipulés, placés dans un esprit de compétition qui les déshumanise, entraîné au travers de jeux vidéos qui rendent cette guerre à laquelle on les prépare tout à fait virtuelle. D’ailleurs, les enfants deviennent vite obsédés par le système de classement et en viennent à ne plus se comporter comme des enfants. Au final, en s’attachant aux relations d’Ender envers ses camarades, on perd de vue l’ennemi qu’ils sont supposés se préparer à affronter tellement la rivalité entre eux est importante et qu’ils en viennent à détester leurs instructeurs. Pasqual Ferry a pour tâche d’imaginer le monde futuriste d’Ender’s Game et y parvient parfaitement grâce à des visuels époustouflants. Le monde d’Ender parait très réaliste et la technologie qu’on nous montre ne manque pas de me faire penser à Tron (notamment au niveau du design des armures). Bref, j’ai bien accroché à la Statégie Ender, un récit plus avant-gardiste qu’il n’y parait (le roman d’origine a été écrit en 1985 et révisé en 1991). Cela me rappelle qu’un jeu vidéo est aussi utilisé par l’armée américaine dans sa stratégie de recrutement depuis 2002 (America’s Army sur PC). Ça me rappelle aussi que j’ai un Zelda à finir, donc je vous laisse. :-)

Thor Mighty Avenger

Dimanche 24 novembre 2013

Thor Mighty Avenger 1471227_456598124444882_1138632630_n

Il y a peu, Thor Le Monde des Ténèbres, 2ème volet des aventures cinématographiques du Dieu du Tonnerre, prenait d’assaut les salles obscures. En marge du film, nous sommes maintenant habitués à ce que les éditeurs français de comics saisissent la balle au bond pour nous proposer divers albums avec le héros éponyme dont les aventures sont adaptés sur grand écran. Ainsi, on peut dire que récemment, nous n’avons pas manqué de Thor cet automne, la plupart de ces albums étant des rééditions. Cependant, parmi tous ces récits proposés par l’éditeur, il y une aventure du Dieu du Tonnerre qui est au-dessus du lot. Il s’agit de Thor Mighty Avenger, une mini-série en 8 épisodes écrite par Roger Langdridge (John Carter Une Princesse de Mars) et dessinée par Chris Samnee (Captain America et Bucky, Rocketeer, Daredevil) publiée dans son intégralité dans cet album.

1476716_456597977778230_592256134_n

A Bergen, dans l’Oklaoma, Jane Foster travaille travaille dans un musée lorsqu’un jour, un mystérieux « forcené » de type scandinave et au style vestimentaire inhabituel s’y introduit. Jane parvient à le calmer et la crise semble passée. Quelques temps plus tard, lors d’une soirée en ville avec son petit-ami, Jane est témoin d’un affrontement entre le mystérieux « forcené » du musée et une brute épaisse à la force surhumaine qui cherchait à agresser un jeune femme. Blessé lors du combat, l’étranger qui semble s’appeler Thor demande à Jane de le conduire au musée.

944743_456598181111543_1963409242_n

Situé en-dehors de toute continuité, Thor Mighty Avenger nous raconte, au travers de la relation entre Thor et Jane Foster, comment Thor s’acclimate à la vie sur Terre après avoir été exilé d’Asgard. A mi-chemin entre la version comics et la version cinéma, ce récit s’inscrit dans une logique tout-public qui séduira à la fois les férus de continuité comme les lecteurs les plus occasionnels (voire même le jeune public). Au scénario, Roger Langdridge prend un véritable plaisir à construire un récit faisant référence à la fois aux récits super-héroïques des années 60 et aux comédies romantiques plus contemporaines. De plus, il multiplie les apparitions d’autres personnages Marvel dans des choix parfois surprenants car certains personnages sont plutôt méconnus du grand public (ex : Captain Britain, Namor, Ant-Man, etc …). Au dessin, Chris Samnee nous offre un trait épuré rafraichissant, à la fois rétro et moderne, qui colle parfaitement au récit. A noter que cet album a révélé Chris Samnee au grand public. Je finirai sur deux petits reproches qui ne viennent pas obscurcir la qualité globale de l’album. Premièrement, il n’y a pas vraiment de conclusion à l’exil de Thor sur Terre à la fin de l’album. Cela donne l’impression que la série a été abandonnée avant sa conclusion logique et c’est un peu dommage car j’aurais été partant pour un deuxième album du même acabit. Deuxièmement, je trouve qu’il n’y a pas assez d’Asgard dans le récit. Bref, rien de bien méchant pour un album de cette qualité.

12345...33

Foyers des jeunes |
le blog vidéo de Jeff |
Ayasha la doguette sourde |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | FAITES PART FETE
| Les jardins de la Régie
| laelpesi