Archive pour la catégorie 'comics'

Daytripper par Fabio Moon et Gabriel Ba

Dimanche 2 juin 2013

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Amis fans de super-héros, vous pouvez de suite ranger vos capes au placard et remettre vos pantalons par-dessus vos caleçons car il ne sera pas question de super-héros dans cet article mais d’un homme. Cet homme, c’est Bras de Oliva Domingos, fils d’un écrivain célèbre et auteur d’une rubrique nécrologique dans un journal local. Daytripper est un comic dont on m’a dit beaucoup de bien à Angoulême et que je n’avais pas encore lu jusqu’à maintenant. Il s’agit de l’oeuvre de deux frangins auteurs de comics présents lors du festival, Fabio Moon (Casanova) et Gabriel Ba (Casanova, Umbrella Academy), pour l’éditeur américain Vertigo. Les dix chapitres de la série ont été publiés en un album par Urban Comics et le livre a fait partie de la sélection officielle à Angoulême.

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Cette série est plutôt difficile à pitcher

Les X-Men et Les Jeunes Titans

Dimanche 12 mai 2013

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En général, les univers DC et Marvel sont considérés comme des univers cloisonnés et étanches, un peu à l’image des deux éditeurs qui se livrent une guerre sans merci sur le marché américain. Pourtant, il est déjà arrivé que ces deux éditeurs décident de créer l’événement en faisant rencontrer leurs personnages. A la fin des années 70, Superman et Spider-Man se rencontrent au détour d’un numéro spécial, initiant cette première fournée de crossovers entre les deux deux éditeurs les plus importants du marché américain. S’ensuivent ensuite un match retour entre Spidey et Sups et une rencontre entre Hulk et Batman. Le crossover entre les X-Men et les Teen Titans est donc officiellement le quatrième crossover DC/Marvel. Il faut dire que ces deux séries, véritables cartons dans les années 80, ont connu une aventure éditoriale très similaire.  Lancées en plein Silver Age, ces deux séries seront loin de connaitre un grand succès à l’époque et ont même manquées d’être annulées. Il faudra attendre l’arrivée de jeunes auteurs prometteurs (Chris Claremont/Dave Cockrum en 1975 suivi plus tard de John Byrne pour les X-Men, Marv Wolfman/George Perez en 1980 pour les New Teen Titans) et l’arrivée de nouveaux membres dans chacune de ces équipes pour donner à chacun de ces titres un gros coup de fouet et en faire des succès mérités dans les années 80. La rencontre entre ces deux équipes sera orchestrée par Chris Claremont et un jeune dessinateur encore méconnu à l’époque mais dont je soupçonne qu’il a du prendre aussi une part active à l’écriture du script, Walter Simonson.

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L’histoire commence lorsque les X-Men se remémorent en rêve Jean Grey, alias Phoenix, l’X-Woman décédée après succombée à ses propres démons. Une figure mystérieuse semble prélever les souvenirs des X-Men pendant leur sommeil lorsque Kitty Pryde se réveille d’un coup et donne l’alerte, réveillant par la même occasion ses équipiers. Le fantôme de Jean Grey apparait alors aux X-Men, leur demandant de lui venir en aide. Pendant ce temps à la Tour des Titans, Raven des Jeunes Titans fait aussi un cauchemar concernant Phoenix. Lorsqu’elle explique son rêve à ses équipiers présents à la Tour, Starfire lui révèle la menace que représentait Phoenix pour l’Univers. Alors que les Titans comprennent qu’un éventuel retour de Phoenix ne présage rien de bon, ils décident d’enquêter en commençant par le QG des X-Men.

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Pour faire vivre ce crossover exceptionnel, il fallait une équipe créative exceptionnelle. Entre Chris Claremont et Marv Wolfman, c’est Claremont qui est choisi pour animer ce récit de main de maitre. Et franchement, Claremont s’en sort bien, les X-Men conservent leur « voix » et les Titans restent dans l’esprit du travail de Wolfman. Exceptionnellement pour ce numéro, les X-Men abandonnent le message de tolérance propre à la série pour se consacrer à une aventure entièrement super-héroïque. Côté vilains, en plus de Dark Phoenix, ennemie traditionnelle des X-Men, et de Deathstroke, ennemi traditionnel des Teen Titans, on voit aussi apparaître Darkseid, issu du Fourth World DC de Jack Kirby. C’est justement là que je pense que Walt Simonson a du apporter une forte contribution au scénario. En effet, Simonson reprendra par la suite les aventures de Thor (Marvel) et d’Orion (DC) et marquera un attachement certain aux concepts crées par Jack Kirby il y a des années. Pour moi, l’inclusion de Darkseid au récit (ce qui fait de lui le méchant principal de l’histoire) est l’une des premières déclarations d’amour de Simonson au travail du King Kirby. A noter que vers la fin de l’histoire, Cyclope fusionne avec la force Phoenix pour vaincre Darkseid, bien des années avant Avengers versus X-Men.

En bref, ben c’est un crossover culte qu’il faut absolument avoir dans sa bibliothèque. Sachant qu’il n’a été édité en français que deux fois, d’abord par Lug puis par Semic (c’est cette version que j’ai), vous pouvez tout de suite entamer une grêve de la faim si vous voulez le voir republié, surtout maintenant que les droits Marvel et DC sont entre les mains de deux éditeurs différents.

Bonus 3D : Voici ma conversion 3D de la couverture originale du crossover (lunettes 3D à filtres rouge et cyan).

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Vous pouvez télécharger ma 3D sur Deviantart.

Iron Man : Au commencement était le Mandarin

Samedi 27 avril 2013

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Ce mois-ci, l’actualité du Vengeur en armure est plutôt chargée et ce n’est pas une surprise lorsqu’on sait sait que le troisième opus de la saga cinématographique d’Iron Man sort actuellement en salles. J’ai vu le film dans la semaine et c’est plutôt un bon divertissement, pas mal structuré et, à mon sens supérieur au 2 (qui était pour moi un Iron Man 1.5 plus qu’un deuxième opus). Cependant, j’ai eu une petite déception quand même donc attention spoiler. -spoiler écrit en blanc (sélectionnez le texte à la souris si vous voulez lire)- En fait, les trailers laissaient présager d’un affrontement entre Iron Man et le Mandarin. Mais ce combat attendu par les fans de comics n’arrivera pas puisqu’on découvre à la moité du film que le Mandarin est en fait un acteur qui pensait avoir été engagé pour tenir un rôle. Exit le combat contre l’un des ennemis les plus emblématiques d’Iron Man. -Fin de spoiler- Revenons à nos moutons avec ce 100 % Marvel qui présente dans son intégralité la mini-série Iron Man : Enter the Mandarin de Joe Casey et Eric Canette publiée entre novembre 2007 et avril 2008 aux Etats-Unis et éditée en français par Panini ce mois-ci.

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Dans cet album, on revient sur les débuts de la carrière dIron Man et sur sa première confrontation avec le Mandarin. Après un bref résumé sur la façon dont le Mandarin a acquis ses anneaux, Iron Man est contacté par un SHIELD encore naissant (Nick Fury n’est pas encore à sa tête) pour aller enquêter en Chine sur un individu qui cause de graves perturbations et y affronte le Mandarin, un adversaire capable de tenir tête à notre héros et qui a des plans de domination mondiale.

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 Joe Casey, le scénariste de cette mini-série, se livre à un exercice auquel il nous a déjà habitué, c’est à dire remettre au gout du jour des histoires datant des années 60. On l’a déjà vu à l’oeuvre sur X-Men : Les Enfants de l’Atome, sur Fantastic Four : la Première Famille et sur Avengers : Les Origines. Ici, ce sont des épisodes de la série Tales of Suspense qui sont réadaptés. Très franchement, comme je l’ai déjà dit sur Avengers : Les Origines, Casey est plutôt à l’aise dans ce type d’exercice. Il parvient à respecter l’esprit original des épisodes des années 60 tout en s’affranchissant du contexte de la Guerre Froide très présent à l’époque dans les aventures d’Iron Man. La grosse surprise de cet album, et la raison pour laquelle j’ai choisi de faire un article, vient du graphisme d’Eric Canette qui ne laissera personne indifférent. Epuré, anguleux et très stylisé, les dessins de Canette sont magnifiquement mis en couleur par Dave Stewart dont je suis très fan. Bien évidemment, le style de Canette risque de ne pas plaire à tout le monde.

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Donc, en bref, ce 100 % Marvel est un très bon album doté d’un style très original à posséder absolument. J’ai été à deux doigts de le passer dans ma catégorie « culte ». Je devrais faire une catégorie pour les albums qui sont juste très sympas.

Problème d’impression dans Green Lantern Saga 12

Samedi 27 avril 2013

Bien que je ne me le sois pas encore procuré, il semble qu’il y ait une page qui ait été publiée en double dans un certain nombre d’exemplaires (voir peut-être même tous) du Green Lantern Saga de ce mois-ci. Voici la page qui devrait figurer dans l’exemplaire, trouvée sur le site mdcu-comics.fr :

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Superstar par Kurt Busiek et Stuart Immonen

Samedi 13 avril 2013

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Des trois collaborations entre Kurt Busiek et Stuart Immonen ( Shockrockets et Superman : Identité Secrète), Superstar est pour l’instant la seule qui n’avait pas été publiée en France. Pourtant leurs deux précédentes collaborations m’avaient plutôt plu. Je ne sais pas s’il est vraiment utile de présenter ces deux auteurs. Kurt Busiek est une encyclopédie vivante du comics et un scénariste aguerri et touche-à-tout qui a oeuvré sur Avengers, Superman et plus récemment Conan entre autres. Stuart Immonen n’est pas non plus un auteur méconnu des fans de comics puisqu’il a longtemps illustré les aventures de Superman avant d’aller user ses crayons sur Ultimate X-Men, NextWave ou encore Fear Itself. On le retrouvera bientôt à l’oeuvre sur le relaunch des X-Men (All New X-Men) orchestré par Brian Michael Bendis au sein de Marvel Now.

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Superstar nous présente les aventures de Cody Bridges, un super-héros qui entretient des rapports complexes avec sa très grande notoriété. En effet, Superstar est un héros dont les pouvoirs dépendent de sa popularité. Plus il est populaire, plus il est puissant et à même d’aider les gens. Superstar est donc obligé de se donner en spectacle et de vendre son image pour assurer cette célébrité ce qui lui pose des problèmes de conscience puisque le star system ne l’intéresse pas. Il doit cependant s’y contraindre pour assurer ses activités de super-héros.

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En toute franchise, lorsque j’ai vu l’album sur les étalages de mon libraire aujourd’hui, je savais que c’était pour moi un achat obligatoire et que je ne serais pas déçu. En effet, Busiek alterne de belles scènes d’action avec des scènes beaucoup plus intimistes qui nous montrent à quel point, Superstar, le héros de l’histoire a du mal à accepter cette célébrité pourtant nécessaire à la poursuite de ses activités de héros. Ajoutons à cela un père cupide qui est prêt à tout pour profiter de la notoriété de son fils et nous obtenons un héros plutôt brisé contrairement à l’image qu’il veut donner au public. Alors que l’on pensait tout connaitre sur les super-héros, Kurt Busiek trouve toujours le moyen d’innover pour le plus grand plaisir des lecteurs. Stuart Immonen, quant à lui, nous livre encore une prestation remarquable. On remarquera que nous sommes encore sur l’ancien style d’Immonen, ce qui veut dire que cette aventure date d’avant Nextwave. Apparemment, l’aventure a d’abord été publiée aux Etats-Unis sous le label Gorilla (ce qui doit dater d’avant 2004) avant d’être republiée dans une version agrémentée de bonus publiée chez IDW en 2012. C’est cette seconde version qui a été publiée par Glénat. Seul bémol à cette envolée d’éloges méritées pour cette histoire, le prix excessif de l’album qui coute 13 euro 95 pour 80 pages, bonus compris. On peut avoir plus pour moins cher chez la concurrence que ce soit Panini ou Urban.

Mort de Carmine Infantino

Vendredi 5 avril 2013

Si vous suivez un peu les actualités comics, vous savez certainement déjà que Carmine Infantino nous a quitté hier à l’âge de 87 ans. Infantino était l’une des figures de proue du Silver Age pour DC Comics, responsable à la fois de l’apparition du second Flash (Barry Allen) et du Batman « new look ». Les fans de l’homme le plus rapide du monde doivent certainement se sentir un peu orphelin suite à cette triste nouvelle.

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Neil Gaiman retourne chez Marvel

Jeudi 21 mars 2013

Tout est dans le titre : Neil Gaiman, scénariste britannique à succès auquel on doit Sandman, Stardust, 1602 et Les Eternels fait son come-back chez Marvel mais il ne vient pas seul. En effet, il amène dans ses cartons Angela, personnage crée dans la série Spawn dont il s’est disputé les droits avec Todd McFarlane. L’autre news est donc l’intégration éventuelle d’Angela à l’univers Marvel.

Plus d’infos ICI.

Pryde of the X-Men en VOSTF

Samedi 16 mars 2013

Peut-être l’ignorez-vous, mais la première adaptation animée des X-Men ne date pas des années 90 mais des années 80. En effet, dans les années 80, Marvel s’était déjà attaqué à l’animation au travers de séries comme Transformers, GI Joe ou Robocop. C’est pendant cette période qu’apparaît le pilote d’une série-animée éventuelle des X-Men. Malheureusement, faute de publicité suffisante, ce pilote est diffusé dans une grande indifférence générale et aucune série ne fera suite. Il faudra ensuite attendre les années 90 pour voir réapparaître les X-Men dans une version proche de celle de Jim Lee. Cet épisode « perdu » rappelle plutôt l’ère Claremont/Byrne/Cockrum sur les aventures de nos mutants préférés et commence avec l’arrivée de Kitty Pryde au sein de l’équipe (dans la série des années 90, c’est Jubilee qui jouera le rôle de la nouvelle recrue).

Image de prévisualisation YouTube

Geoff Johns présente Superman T1

Dimanche 3 mars 2013

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En toute franchise, je ne suis pas un fan de tous les travaux de Geoff Johns. Pourtant, les débuts de Johns s’étaient faits pour moi sous de bons auspices. En effet, lorsque je l’avait découvert sur JSA, Johns était l’auteur à suivre. Par la suite, sa reprise de Flash, aux côtés du dessinateur Scott Kolins, m’avait plutôt convaincue. Mais malheureusement, il n’en avait pas été de même pour Green Lantern Rebirth, Flash Rebirth ou encore les récents Justice League ou Aquaman, ces deux derniers se lisant très rapidement sans laisser de souvenirs impérissables (je suis conscient qu’en ce moment-même, certains de ses fans sont en train de faire des poupées vaudou à mon effigie). Dans ce premier tome de Superman, présentant les épisodes de la série Action Comics post-Infinite Crisis (2006), Geoff Johns s’entoure de Richard Donner, réalisateur du premier film Superman, de la saga L’Arme Fatale et mentor dudit Johns, et du dessinateur Adam Kubert le temps d’un arc qui n’a rien à envier aux plus grosses productions Hollywoodiennes.

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Dans cette aventure complète, un vaisseau est intercepté par Superman alors qu’il atterrissait en plein centre de Metropolis. Le vaisseau contient un enfant qui est alors placé sous la garde du Département des Affaires Métahumaines de Sarge Steele. Superman s’intéresse de près à l’enfant puisqu’un certain nombre d’indices semblent indiquer qu’il vient de Krypton. Lorsque l’enfant est transféré dans un autre complexe, Superman décide de le kidnapper incognito pour pouvoir le prendre sous sa responsabilité en tant que Clark Kent.

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Autant être direct, j’ai beaucoup aimé ce premier opus des aventures de Superman par Geoff Johns. En effet, c’est très judicieusement que DC avait décidé de faire appel à l’époque au réalisateur Richard Donner pour donner le coup d’envoi de ce qui devait être une nouvelle période pour Superman. Il ne faut pas oublier qu’à l’époque, Superman s’apprêtait à revenir au cinéma avec le film de Bryan Singer Superman Returns. Dans ce film (peu importe qu’on l’ait aimé ou pas), Bryan Singer rendait hommage au film de Richard Donner et confrontait Superman à sa paternité. Il n’est donc pas étonnant de voir Johns et Donner introduire les concepts des films de Donner dans la continuité Superman (la forteresse de solitude, Zod, la Zone Fantôme …) tout en lui donnant un « fils ». Pourtant, là où Superman Returns était un récit introspectif et nostalgique, Last Son est un récit dopé à l’adrénaline qui fait la part belle aux vilains et lève le mystère sur les derniers instants de Krypton. Au dessin, Adam Kubert donne au récit toute l’énergie cinématographique dont il avait besoin avec un style dynamique et moderne. Les couleurs de Dave Stewart sont, comme toujours, impeccables. Bref, un très bon récit, agrémenté de quelques récits inédits tirés d’annuals illustrés par les non-moins excellents Arthur Adams, Gary Frank, Eric Wright et Rags Morales. A noter que ces récits avaient été mis en 3D par l’excellent Ray Zone, donc on ne peut qu’espérer un jour voir une version 3D de l’album (ce qui serait vraiment sympa).

Spider-Men : Spider-Man des Deux Mondes

Mercredi 13 février 2013

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Il y a des années de ça, lors de la création de l’univers Ultimate (une sorte d’univers Marvel « bis » avec une continuité accessible aux nouveaux lecteurs), il a toujours été dit que jamais les univers Marvel classique et Ultimate ne se rencontreraient par l’intermédiaire de leurs personnages. A l’époque, il n’était donc pas envisageable que Spider-Man classique et Ultimate Spider-Man (ou d’autres personnages) puissent faire l’objet d’un crossover. Il y a bien eu des tentatives dans Ultimate Fantastic Four de la part de Mark Millar de faire croire à la rencontre des Fantastic Four classiques et Ultimate, mais c’était pour mieux rouler le lecteur dans la farine. Au final, deux évènements vont changer la donne. Tout d’abord, c’est la mort de Peter Parker dans l’univers Ultimate et le redémarrage (avec succès) de la série avec Miles Morales, un nouveau Spider-Man avec des pouvoirs et un costume différents de Peter, qui va rendre la rencontre possible. En effet, il n’y avait de différence vraiment majeure entre Ultimate Peter Parker et Peter Parker classique. Ils avaient les mêmes costumes, les mêmes pouvoirs. La seule différence, c’est que Ultimate Peter Parker n’était encore qu’un novice de 16 ans. Autant dire que les lecteurs les auraient vite confondus. L’autre élément à prendre à compte, c’est les 50 ans d’existence du personnage de Spider-Man. Un tel anniversaire se devait d’être fêté en grandes pompes.

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C’est Brian Michael Bendis et la dessinatrice Sara Pichelli, le duo qui a la charge des aventures de Miles Morales dans Ultimate Comics Spider-Man, qui vont orchestrer cette rencontre historique dans une série sobrement intitulée Spider-Men (à découvrir en intégralité dans Spider-Man HS 1 de ce mois-ci). Lors d’un combat contre Mystério, Spider-Man (Peter Parker) est accidentellement projeté dans un autre monde d’apparence similaire au sien. Il y rencontre un autre Spider-Man visiblement plus jeune que lui.

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Spider-Men est un crossover très réussi. Certes, il n’y a pas beaucoup de surprise puisqu’un tel crossover appelle un certain nombre de figures imposés comme le combat des deux héros avant de parvenir à s’entendre pour faire face à un ennemi commun. Mais très franchement, c’est du fan-service extrêmement bien fichu. Le scénario de Bendis est très agréable à lire et on se rend vite compte qu’il est plus inspiré que sur la franchise Avengers. Au delà d’un simple récit d’action, notre cher Tisseur va à la fois devoir gérer la nouvelle de la mort de son homologue de l’univers Ultimate mais aussi le fait que celui-ci ait un successeur encore inexpérimenté. La relation qui va s’instaurer entre Peter et Miles sera elle-aussi particulièrement intéressante. L’autre point fort du bouquin, ce sont les dessins de Sara Pichelli, à la fois dynamique et expressif. Pichelli est tout aussi à son aise dans les scènes d’action que dans les scènes plus intimistes. Bref, Spider-Men a tout d’un classique et d’ailleurs, je trouve qu’il s’inspire beaucoup d’un autre classique de DC Comics « Flash des Deux Mondes ». Je finirai sur un bémol : Le récit spoile un peu les évènements à venir d’Ultimate Comics Spider-Man. Il aurait peut-être fallu attendre un peu avant de le publier.

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