Batman et Robin : Batman Reborn HC

27 février 2011

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Le travail de Grant Morrison sur Batman est loin de laisser indifférent. En effet, Morrison n’a eu de cesse de pousser le Dark Knight dans ses derniers retranchements émaillant ses scénarios de multiples indices et de nombreuses références à des histoires datant des années 50. Morrison pose de nombreux dominos dans ses histoires à l’insu du lecteur et pousse tous les dominos qu’il a posé amenant ainsi Batman vers une fin certaine, d’abord des mains du Dr Hurt, nouveau pire ennemi de Batman, qui le pousse vers la folie, puis des mains de Darkseid dans Final Crisis, saga dans laquelle Batman semble y laisser la vie.

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Cependant, Morrison n’a pas dit son dernier mot sur Batman et enchaine avec Batman et Robin, BD dans laquelle Morrison continue à redéfinir le chevalier noir et son univers. Ce premier hardcover présente les 6 premiers numéros de Batman et Robin, contenant deux histoires complètes « Batman Reborn » avec le complice de toujours de Morrison, Franck Quitely au dessin, et « Revenge of the Red Hood » avec le moins inspiré Phillip Tan au dessin. Suite à la « mort » de Bruce Wayne (projeté en fait dans le passé par les rayons oméga de Darkseid mais nos héros l’ignorent), Dick Grayson , alias le premier Robin, alias Nightwing, devient le nouveau Batman et choisit comme coéquipier Damian Wayne, le fils caché de Bruce Wayne et Talia Al’Ghul, élevé par la Ligue des Assassins. Ce nouveau Duo Dynamique est donc tout à fait inédit, Dick Grayson, remplaçant évident pour Bruce Wayne, devient un Batman un peu moins sombre (mais toujours efficace) et cynique que son prédécesseur alors que Damian Wayne, le nouveau Robin, devient le personnage sombre et sérieux du duo, peu enclin à faire de l’humour comme les précédents Robin. C’est donc un véritable coup de génie que fait Grant Morrison,la relation entre Batman et Robin s’inversant totalement. Dick et Damian vont devoir apprendre à se faire confiance et Dick va devoir entièrement assumer l’héritage de Batman, car Gotham n’a jamais eu autant besoin de Batman et Robin.

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Loin d’être un redémarrage à zéro, Batman et Robin est la continuation des intrigues que Morrison a développé dans Batman. Dans le premier arc, nos héros vont se confronter au Professeur Pyg, un nouveau vilain dans l’univers de Batman. Dans le second arc, on assiste au retour de Jason Todd, le second Robin qui se fait connaitre sous le nom de Red Hood, qui va décider de combattre le crime de façon très radicale dans le but de ringardiser Batman et ses méthodes « douces » et de se venger ainsi de lui en le décrédibilisant aux yeux du public. Les dessins de Quitely sont superbes et détaillés. Le travail du coloriste est aussi excellent puisque beaucoup de couleurs vives seront utilisées rappelant ainsi les épisodes des années 50 et 60. Le travail de Tan est moins emballant. Ces épisodes ont tous été publiés dans Batman Universe en France, revue à se procurer d’urgence.

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Batman et Robin est comic comme je les aime. Intelligent, novateur et imprévisible. Morrison continue à nous émerveiller sur Batman, malgré l’absence temporaire de Bruce Wayne. Attention, un petit spoiler pour la route. Wayne reviendra à Gotham et redeviendra Batman avec la série Batman Incoporated. Il révélera au monde entier qu’il a toujours financé l’action de Batman et décidera de franchiser l’action de Batman à travers le monde en recrutant des héros à l’étranger alors que Dick continuera à protéger Gotham sous le costume de Batman. L’avenir de Batman s’annonce des plus excitants. Fin du spoiler.

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Attention : Série très violente et inadaptée à un jeune public.


 

Jonni Future

26 février 2011

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Publiée dans Tom Strong Terrific Tales en back-up stories (histoires courtes de 8 pages concluant un comic-book), Jonni Future se voit consacrer un album complet chez Semic publiant l’intégralité de ses aventures.

Jonni Future est une héroine crée par Steve Moore et Arthur Adams. Jonny Ray hérite d’une étrange maison de son oncle, J. Meritt Ray, auteur du Pulp (roman bas-marché très populaire dans les années 30) de science-fiction « Johnny Future ». Alors qu’elle lit les histoires écrites par son oncle (au talent douteux selon elle), elle est dérangée par une créature anthropomorphique qui l’amène à franchir un pont situé vers le toit de la maison et à voyager ainsi vers le futur. Elle arrive dans le QG de Johnny Future situé à l’époque du Crépusculum. Elle comprend alors que Johnny Future n’est pas qu’un simple personnage de fiction et qu’il s’agissait en fait de son oncle. Jonni prend donc la relève de son oncle, comme il l’avait prévu avant sa mort.

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Jonni Future est un album compilant des histoires courtes de 8 pages. Si l’érotisme de ses aventures ne fait pas de doute (rangez votre langue les pervers !!! Cri), Jonni Future reste avant tout un récit de science-fiction conçu comme un hommage aux pulps des années 30. L’essain de mites mamelues, le sérail sidéral, le masque du chaparde-lunes etc …, tout ça respire la nostalgie des histoires de SF du style Flash Gordon et autres. Au scénario, on retrouve Steve Moore, parfaitement à l’aise avec le format de 8 pages. Moore va droit à l’essentiel et renoue avec la SF classique. Aux dessins, Arthur Adams est parfait, son héroine est sexy (pour le plus grand plaisir de nos yeux), les décors sont détaillés. De plus, Adams n’hésite à se mettre en danger en faisant des expérimentations sur son propre style au fil des histoires.

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Au final, alors que beaucoup de comics comptent sur leurs héroïnes sexys pour se vendre (ex: la plupart des séries de Top Cow), Jonny Future mise surtout sur un scénario et un dessin efficace, les charmes de son héroïne étant « presque » superflus vu la qualité de l’album. Au prix auquel on trouve les semic  books à l’heure actuelle, il serait dommage de laisser Jonny Future dans les étalages. Que vous aimiez la SF ou les filles sexy (voire même les deux en même temps), ce livre est fait pour vous.

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Attention : En raison d’un érotisme léger et assumé par les auteurs, ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains.

X-Men Première Classe

25 février 2011

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Avant la sortie du film qui s’annonce d’ores et déjà comme une monumentale blague à un semblant de continuité (espérons qu’en plus il ne sera pas mauvais !!!), intéressons-nous de plus près au comic auquel il doit son nom: X-Men First Class.

X-Men First Class (XMFC en abrégé pour la suite de l’article) est un comic-book écrit par Jeff Parker et dessiné pour la plupart des épisodes par Roger Cruz. L’histoire est un retour en arrière sur les X-men des origines (Cyclope, Marvel Girl, Iceberg, Le Fauve et Angel) à l’époque où ils apprenaient encore à contrôler leurs pouvoirs sous la direction du Professeur Xavier. En apparence de simples lycéens d’une école très sélect, les X-Men étaient en fait des héros mutants défendant un monde qui les hait et les craint.

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Dans cette série, les X-Men affrontent divers vilains de l’univers Marvel plutôt que des vilains attitrés aux X-Men. Ce choix est complètement assumé car ça évite ainsi tout problème de continuité avec les toutes premières aventures des X-Men. Le scénario de Jeff Parker est dans la veine des scénarios des années 60, avec des arches narratives ne dépassant jamais les deux épisodes et un ton très léger. Cependant, XMFC reste quand même une série moderne grâce à une caractérisation et des dialogues définitivement modernes, des dessins de Roger Cruz rappelant un peu les « mangas » et des mises à jour au niveau des costumes ou de Cerebro.

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XMFC est un bonne série tout public, s’adressant à la fois aux fans des X-Men qu’à ceux qui les ont découverts au cinéma. Son ton léger, son dessin moderne aux couleurs chatoyantes, son scénario ne nécessitant pas de connaitre la continuité Marvel par coeur font de cette série le point de départ idéal pour ceux qui voudraient initier les plus jeunes aux comics. Quant aux plus vieux, ils retrouveront avec plaisir une série X-Men qui s’intéresse aux X-Men d’origine et dont le ton contraste avec les histoires plus complexes et matures qu’on peut lire aujourd’hui.

XMFC a été publié dans X-Men Extra dans les numéros 65, 66, 68, 70, 72, 75.  Il me semble que certains numéros de cette série sont encore inédits en France.

Aperçu X-Men Giant Size 1

24 février 2011

Avec la confrontation entre la first class et les X-Men contemporains. Pourquoi personne n’y avait pensé avant ?

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Opening des anime Iron-Man et Wolverine

24 février 2011

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Batman Justice Digitale par Pepe Moreno

22 février 2011

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Batman Justice Digitale est un graphic novel écrit et dessiné par l’artiste espagnol Pepe Moreno. Cet album est sortit en 1990 chez DC  et la même année en France chez Comics USA. Il fait partie des perles que j’avais trouvé en maison de la presse il y a quelques années de ça au prix de 10 francs (car, de mon temps, on payait encore en francs! Bon ok j’arrête de faire mon vieux c-n, surtout que je ne suis pas si vieux que ça !!!).

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L’histoire est assez sympa. On y suit un jeune flic appelé Jim Gordon dans un lointain futur (bien évidemment un descendant d’un certain commissaire Gordon). Dans le futur, le crime est toujours présent mais Gotham City a trouvé le moyen de se protéger grâce à la mise en fonction de servo-enforcers, des drones chargés de faire respecter la loi dans les rues de Gotham. Cependant, ces braves drones vont commettre des bavures et Gordon va mener l’enquête avec sa coéquipière Lena Schwartz. Lors de l’enquête, Jim va se voir affecté à une mission de moindre importance et sa coéquipière va être abattue car elle en avait trop découvert. Alors que Jim Gordon se demande par quel moyen il parviendra à faire régner la justice, il trouve la réponse dans les affaires de son grand-père.

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Batman Justice Digitale est un album mettant en scène Batman dans un univers cyberpunk. Les références SF sont légions et je trouve que par des aspects, le récit rappelle Robocop et Tron. Néanmoins, l’univers de Batman reste très bien respecté et plaira aux fans du justicier. Côté dessin, référons-nous à la couverture de la version française qui indique avec un superbe bandeau jaune « entièrement conçu par ordinateur ». A l’époque où je l’ai acheté (mi-90), ce genre d’annonce laissait pas mal rêveur. Et c’est vrai que pour l’époque, c’était novateur et bien foutu. Maintenant, en 2011, après avoir bouffé du Pixar et de l’Avatar et vu ce qu’on est capable de faire en terme d’images de synthèse, les dessins se prennent un méchant coup de vieux. Un Batman futuriste dépassé par la technologie actuelle, quelle ironie !!!! Rire

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Sinon, c’est un bon bouquin !! Je recommande un peu la même chose que sur les tortues ninjas : la rivière. Au détour d’une brocante ou en occasion, ça peut faire une bonne affaire et c’est définitivement une curiosité à acquérir.

RIP Dwayne McDuffie

22 février 2011

Je suis tombé sur un article sur comicbookresources au sujet de la mort récente de Dwayne McDuffie. McDuffie est un scénariste américain ayant travaillé dans le milieu des comics et de l’animation. On lui doit un certain nombre de comics sur la justice league et les fantastic four mais il a aussi collaboré à la version animée de la justice league entre autres ( il a également écrit des épisodes de Ben10 je crois). Il est aussi le scénariste responsable de l’adaptation en DVD de All Star Superman mais il restera surtout le créateur de Static qui connut son heure de gloire dans le dessin animé « Static Shock ». Bref un grand nom du monde des comics et de l’animation vient de disparaitre.

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Blue Beetle

21 février 2011

Une petite vidéo faite par Warner afin de tester le potentiel qu’aurait pu avoir Blue Beetle dans une série télé. Assez sympa à voir !

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Trailer All Star Superman

21 février 2011

Le DVD sortant bientôt aux Etats-Unis, voici le trailer de All Star Superman, inspiré du chef d’oeuvre de Grant Morrison et Fanck Quitely (à lire absolument).

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Powerless par Matt Cherniss, Peter Johnson et Michael Gaydos

20 février 2011

Powerless est une mini-série en 6 numéros, publiés en France dans le 100% Marvel Spider-Man/Wolverine : Le Pouvoir des Rêves. Les auteurs de cette histoire sont peu connus puisque Cherniss et Johnson sont avant tout des scénaristes pour la télévision. Seul le dessinateur Michael Gaydos peut évoquer quelque chose aux fans puisqu’il a illustré Alias aux cotés de Brian Michael Bendis. Cette série est passée inaperçue auprès des fans de part l’absence d’auteurs connus mais aussi de promotion de la part de Marvel.

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Le principe de Powerless est vraiment original puisque, à travers le regard du psychiatre William Watts, nous suivons les aventures de Peter Parker, de Logan et de Matt Murdock dans un monde où les super-pouvoirs n’existent pas. Ces personnages sont connus des lecteurs comme étant Spider-Man, Wolverine et Daredevil. Mais dans ce monde que l’on peut qualifier de « réel », Peter a bien été mordu par une araignée mais ce n’est pas pour autant qu’il grimpe aux murs, Matt Murdock a bien reçu des déchets toxiques au visage qui l’ont rendu aveugle mais ce n’est pas pour autant que ses autres sens se sont développés … Ils sont donc sans pouvoirs d’où le titre « Powerless ». Les auteurs abordent donc une question cruciale concernant leurs héros : Qu’est-ce qui fait l’essence d’un héros ? Est-ce le costume, les pouvoirs ? Seront-ils toujours des héros dans un monde où ils ne reçoivent pas de super-pouvoirs ?

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Le récit de Cherniss et Johnson est plutôt captivant puisque les personnages vont connaître de vrais dilemnes moraux et vont chercher en eux la force d’être des héros. L’histoire est toujours bien mené grâce à un suspense haletant et à une caractérisation bien maitrisée. On passe d’un héros à l’autre, chacun des personnages ayant en commun le psychiatre William Watts qui est le fil conducteur de la série. Les clins d’oeil à l’univers Marvel sont nombreux,ce qui ne manquera pas d’amuser les fans (à commencer par les couvertures originales du titre). La psychologie des personnages est le point fort de la série, les lecteurs découvrant sous un autre jour la force et les faiblesses des nombreux héros du titre.Les dessins de Gaydos sont superbes et donne un vrai cachet à cette histoire.

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Ce titre aurait mérité d’avoir une meilleure promotion de la part de Marvel car il est l’un des meilleurs récits de la maison des idées. Jamais les personnages n’auront autant mérité le terme de « héros »que dans Powerless et c’est avec grand plaisir que l’on retrouve ce qui est l’essence des héros Marvel dans une série où ils n’ont aucun pouvoir. Ce titre est un OVNI, un moment de lecture agréable et c’est à découvrir en urgence si vous ne l’avez toujours pas lu.

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Attention : cette série n’est pas destinée aux enfants, le scénario étant un peu trop compliqué pour eux et certains passages pouvant les choquer. Faites ce que vous souhaitez, mais, au moins vous êtes avertis.

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